All posts tagged: philosophie

Des albums résistants: le phénomène de la littérature subversive pour la jeunesse

Je me suis mise à m’intéresser aux « albums résistants » en littérature jeunesse suite à une conférence donnée par Marie-Christine Beaudry  dans le cadre d’un séminaire à l’UQÀM. On appelle « textes résistants » les livres qui offrent une résistance à la lecture, c’est-à-dire qui ne donnent pas nécessairement de réponses à nos questions, qui nous font réfléchir, qui nous ébranlent ou qui nous laissent perplexes. Ces albums subversifs laissent parfois les lecteurs en suspens, finissent mal ou sur une surprise. Ils abordent des sujets controversés ou difficiles tels que la mort, la maladie, le handicap physique, la violence, etc, invitent à des réflexions philosophiques et surtout, ne proposent pas nécessairement de solution ou heureuse ou magique qui règle tout. Intéressée, je suis partie à la recherche de ces livres. Je suis tombée sur quelques uns par hasard en fouillant dans les rayons, d’autres m’ont été suggérés. Puis, je me suis rendue compte qu’une section spéciale était réservée à ces livres, à la bibliothèque, sous l’appellation de livres « coups de poing », suggérant l’accompagnement d’un …

Harry Potter à l’école de la philosophie

Après presque deux mois d’absence du blogue (ah! les obligations de la vie!), je reviens en force pour vous parler d’un de mes sujets préférés de tous les temps : l’univers d’Harry Potter. J’entends déjà les moldus se plaindre : « Pas encore! Heille, fille, vas-tu en revenir, de Harry Potter? ». Eh bien, non. Je serai une représentante de Poufsouffle jusqu’à la fin de mon existence! Toutefois, je ne suis pas ici aujourd’hui pour vous parler de la meilleure maison de Poudlard, mais bien pour vous faire découvrir un texte formidable : Harry Potter à l’école de la philosophie de Marianne Chaillan, publié aux éditions Ellipses. Après la lecture de son ouvrage, vous pourrez convaincre les puristes littéraires que les ouvrages de fantasy (de fantastique, de science-fiction ou de tout autre genre considéré par certains comme « moins littéraires ») ne sont pas débiles, et même qu’il y a une certaine profondeur à la série de J.K. Rowling, aussi profonde que l’analogie de la caverne de Platon! (Dans vos dents, les puristes!) L’hypothèse que pose Marianne Chaillan, chargée de cours en …