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Stalkeuses : Ode au voyeurisme et à l’indiscrétion

Guerrière emblématique de l’ère de l’Internet, la « stalkeuse » est cette créature qui traque, espionne et fouine de manière obsessionnelle. Sa forme la plus connue est sans aucun doute la stalkeuse des réseaux sociaux, celle qui passe à la loupe ton compte Facebook avant une date, qui part à la chasse de tes anciennes conquêtes parmi tes vieilles photos ou qui surveille un peu trop en direct ce que font tes amis et ta famille. Mais la stalkeuse est loin d’être une invention de la modernité numérique, ni d’être uniquement féminine : n’avons-nous pas toutes et tous déjà eu un père fouineur, une patronne indiscrète, un professeur envahissant, une voisine voyeuse, un chien curieux? Que ce soit par le trou d’une serrure, à travers la fenêtre de la cuisine ou avec une caméra de surveillance, la stalkeuse s’accapare le champ du regard et fait régner l’indiscrétion – amenant parfois à la révélation de quelque obsession originale. Fanie Demeule et Joyce Baker, directrices du recueil de nouvelles Stalkeuses, publié chez Québec Amérique, ont invité quatorze …

De l’autre bord de la 117 Nord, l’exil

Pour se rendre dans la ville où j’ai poussé mon premier cri d’existence, il faut manger quelques kilomètres d’asphalte de patience, rouler sur la 117 Nord et traverser la réserve faunique La Vérendrye. Je viens de refaire une ixième fois le périple. Croiser de temps en temps des camions qui transportent le fruit désolant des coupes à blanc. Tourner la tête à droite offrira un meilleur spectacle: un mélange d’images de lacs, de rivières, de gens qui font du pouce plus qu’ailleurs et des épinettes bien fières. Être entouré de l’odeur et du silence des arbres qui se tiennent encore debout. Un parfait trajet pour les contemplatifs. Enfin le temps aussi d’égrainer ses playlists. Il faut sortir ses meilleures trames sonores pour ces toiles de fond. La récompense au bout du chemin est le ciel d’Abitibi qui a un je-ne-sais-quoi de magnifique. Ça peut paraître loin comme bout de pays, mais c’est là où j’ai vu les gens être les plus proches. Vaste étendue de territoire, les gens s’y resserrent. Mais pour toutes sortes de …