Art et créativité
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« Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir »

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Il y a déjà quelques semaines, je suis allée voir The theory of Everything au cinéma, (La théorie de l’univers, en version française). Je dois avouer que même si je ne suis pas une fan de la science et de la physique, j’ai été complètement estomaquée par le film, autant par l’incroyable performance des acteurs que par l’histoire. En bref, La théorie de l’univers raconte l’histoire du célèbre théoricien physicien Stephen Hawking. Le film s’attarde surtout à la relation amoureuse qui unit Hawking à sa femme Jane, alors pour les néophytes comme moi concernant la physique, vous serez tout aussi conquis.

Le scénario est basé sur le livre écrit par Jane Hawking en 1991, Travelling to Infinity: My Life with Stephen où elle raconte sa vie de couple avec le physicien. Or, celui ci étant atteint de dystrophie neuromusculaire, la nature de leur relation a entièrement changé pour laisser place à de l’entraide et de l’aide. C’est ce point d’ancrage qui a su inspirer le scénario et le contenu du film, car même si on suit Stephen Hawking dans ses études, dans ses découvertes, dans ses prix et lors de la publication de ses livres, il reste que l’essence du film est lié à sa relation, incroyablement forte et sincère, avec Jane.

En effet, le film commence lorsque Stephen (joué par Eddie Redmayne qui est juste époustouflant) est à l’Université de Cambridge en 1963 et qu’il commence son doctorat. C’est à ce moment qu’il fera la rencontre de la charmante Jane (jouée par Felicity Jones que j’avais adoré dans Like Crazy). Des le premier regard, ce sera évident, ils sont prêts et veulent être ensemble. Les symptômes liés à la maladie de Stephen commenceront au même moment, ce qui l’amènera à une visite a l’hôpital fort tragique. Les médecins lui annonceront qu’il est atteint de dystrophie neuromusculaire et qu’il ne lui reste que deux ans à vivre. Cette maladie génératrice l’empêchera à court terme de marcher, de parler, etc.

Une des scènes les plus touchantes du film est lorsque Jane prend conscience de la faiblesse de Hawking, mais du même coup, de l’amour qu’elle lui porte, en jouant au croquet! Elle sera entêtée et tiendra a tout prix à l’accompagner dans cette maladie. Voila pourquoi peu de temps après, ils se marieront et auront des enfants. Elle fera tout en son pouvoir pour lui offrir une vie des plus normales qui lui permettra aussi de continuer ses recherches et ses études. Entièrement dévouée à sa famille et à Hawking, Jane mettra toute son énergie et son temps pour conserver cette vie à laquelle elle croit tellement.

Voila le grand propos du film, de manière jamais idéalisée, on rentre dans l’intimité d’un couple qui s’est tant aimé, mais qui a du traverser des épreuves et on réalise l’amour et la dévotion de Jane. Néanmoins, il est devenu de plus en plus fatiguant et épuisant pour Jane de s’occuper de Stephen et de leurs trois enfants. C’est alors que Jonathan viendra aider le couple et qui par le fait même, viendra chambouler le coeur de Jane. Elle résistera pourtant à la tentation et continuera à se concentrer sur sa famille. Le couple aura de plus en plus des allures d’infirmière et de patient, mais le film fait bien comprendre tout de même, l’amour et le respect qui unit Jane et Stephen. Après plus de 30 ans ensemble, ils se sépareront et Stephen continuera ses recherches et ses théories et retombera amoureux. Quant à Jane, elle se mariera avec Jonathan.

Bref, je dois avouer que la performance d’Eddie Redmayne aide beaucoup au film, il réussit avec sensibilité et talent a interpréter un rôle incroyablement difficile. Non seulement, la condition physique de Hawking est tellement à l’antipode de ce qu’on peut s’imaginer et la renommée du célébré physicien met une pression supplémentaire à ce rôle. Connu du grand public pour son rôle dans Les misérables, Redmayne vole la vedette tout au long du film et rend réellement hommage a Hawking.

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Lectrice invétérée, Martine est bachelière en études littéraires et la cofondatrice du Fil rouge. Créative et inspirée, elle a l’ambition de faire du Fil rouge un lieu de rassemblement qui incite les lectrices à prendre du temps pour elles par le biais de la lecture. Féministe, elle s’intéresse aux paradoxes entourant les mythes de beauté et la place des femmes en littérature. Elle tentera, avec ses projets pour Le fil rouge, de décomplexer et de dédramatiser le fait d’être une jeune adulte dans une société où tout le monde se doit de paraitre et non d’être. Vivre sa vie simplement et entourée de bouquins, c’est un peu son but. L’authenticité et l’imperfection, voilà ce qui lui plait.

Un commentaire

  1. Guilaume says

    Je suis tomber par hasard sur cette article suite à la vision du film qui m’a tout autant conquis que votre plume. Merci.

    J’aime

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