Auteur : Martine Latendresse Charron

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Poupée volée ; entre obsession et maternité

Je me fais un point d’honneur de lire tout ce qui est traduit en français de l’auteure italienne Elena Ferrante, auteure de la série à énorme succès L’amie prodigieuse, série soit dit en passant EXCELLENTE que je vous recommande sans plus tarder, j’en ai d’ailleurs parlé ici et ici. L’an dernier, j’ai aussi lu Les jours de mon abandon de cette auteure. Comme ce dernier, Poupée volée est un roman individuel, qui ne concerne pas la saga, même si en le lisant, je ne pouvais m’empêcher de penser aux personnages de la série. J’ai d’ailleurs trouvé beaucoup de points communs entre le personnage principal et Leda; elles ont un peu un destin semblable. Alors si vous aviez besoin d’un livre pour l’attente du dernier roman, je vous recommande Poupée volée. Obsession  Poupée volée est un roman psychologique qui raconte l’histoire de Leda, une universitaire de 48 ans qui décide d’aller passer l’été près de la mer, proche de Naples, histoire de préparer ses cours tout en profitant du beau temps et en s’offrant des instants de calme. Mère de deux …

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NaNoWriMo 2017 : retour sur un défi d’écriture exigeant

Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois du défi d’écriture NaNoWriMo, j’ai tout de suite voulu y participer. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un défi d’écriture qui consiste à écrire un roman en 1 mois, soit en novembre. Le défi est d’écrire 50 000 mots pendant ce mois. Des tonnes de gens y participent autour du monde et c’est ce sentiment de communauté qui m’a attirée. Or, c’était en plein mois de novembre 2016, alors j’ai décidé de me lancer le défi pour 2017. En septembre 2017, j’ai planifié que j’allais participer à l’édition de cette année-là. J’en ai parlé un peu autour de moi — mais pas trop —, la vérité c’est que je n’arrivais pas à décider sur quoi j’allais écrire. J’ai en tête plusieurs idées de roman que j’ai accumulées au fil des années et je devais mettre la main sur une d’entre elles, m’y investir et la planifier. Les choses ne se sont pas passées comme je le pensais et c’est finalement le samedi avant le 1er …

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Je ne sais pas penser ma mort : un essai qui résonne

Dès que j’ai aperçu Le titre Je ne sais pas penser ma mort, j’ai su que je désirais lire cet essai. C’était plus fort que moi, mon attention avait été piquée. Il faut dire aussi que j’aime ce que font les Éditions La Peuplade et que je trouvais le bouquin fort joli, ce qui ne nuit pas, du moins pour ma part. Cet essai regroupe plusieurs textes et réflexions que l’auteure Marisol Drouin a écrits à la suite de l’abandon de son roman sur lequel elle travaillait depuis cinq ans. Elle se met donc à écrire plus librement, sans contraintes et sans attentes; c’est ce qui a donné Je ne sais penser ma mort. Un essai plein d’honnêteté qui résonne en moi, depuis la fin de ma lecture. On se retrouve devant des textes qui n’ont pas nécessairement de linéarité les uns avec les autres, mais c’est grâce à la voix de l’auteure, grâce à sa plume sincère et engagée, que je me suis vue lire ce livre en quelques petites heures. Tout d’abord, c’est …

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Survivre à novembre grâce à Moi aussi je voulais l’emporter

12Novembre a été un magnifique et délicieux mois… niveau lecture! Comme si le manque de luminosité et mon besoin encore plus profond de nuits de sommeil longues et revigorantes m’avait rendue plus réceptive… Ou est-ce mes choix de lectures de ce mois-ci qui m’ont tant plu? Quoiqu’il en soit, avec Le monde est à toi de Martine Delvaux, qui a été un énorme coup de cœur, j’ai aussi ressenti quelque chose de grand en lisant Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte. Tout d’abord, je dois dire que je suis une grande admiratrice du travail de Delporte, j’en ai parlé à quelques reprises sur le blogue, déjà. Or, j’affirme que, selon moi, Moi aussi je voulais l’emporter est une de ses meilleures, sinon la meilleure, de ses publications. Dans ce roman graphique, l’auteure se questionne sur son féminisme, sur la façon dont elle l’est devenue, sur ce qui l’a amenée à voir les injustices envers les femmes. Elle parle de ses voyages, de ses amours, de son besoin de solitude, de sa prise de …

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Lignée de femmes soudées

Cet automne, nous avons reçu un communiqué de presse de Québec Amérique annonçant la traduction française d’un roman manitobain ayant eu énormément de succès depuis sa parution. Il s’agissait de Ligne brisée de Katherena Vermette, la version française de The break, traduit par nul autre que Mélissa Verreault. J’ai tout de suite eu envie de découvrir ce roman. On en parlait comme d’un incontournable et les thèmes ont, d’emblée, suscité mon intérêt. Il s’agit d’un roman traitant de la violence que subissent les femmes autochtones. C’est un roman choral qui suit plusieurs femmes toutes connectées de différentes manières, ces femmes sont de différentes générations, mais elles ont en commun de subir du racisme systémique. Elles s’unissent, se soutiennent, se séparent, s’éloignent, se révoltent, portent en elles des noirceurs, mais malgré tout, elles sont soudées. L’histoire débute avec le viol d’une jeune fille de 13 ans auquel assiste, par sa fenêtre, sans le vouloir, une jeune mère tenant son enfant dans ses bras. Dès les premières pages, on se sent impliqué dans l’histoire, on veut savoir ce qui est …

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Le monde est à toi : l’amour au centre de tout

Cette lecture, Le monde est à toi, essai de Martine Delvaux, se veut une lettre d’amour de l’auteure à sa fille. J’ai lu ce texte avec émotion, m’étonnant à chaque page de la beauté des propos, de la puissante bienveillance qui ressort de cette relation mère-fille. Elle interroge son rapport à sa fille, leur lien, leur amour, leur complicité. Elle ne cherche pas à en faire un manuel sur Comment élever sa fille pour qu’elle devienne féministe. C’est beaucoup plus que cela, c’est l’importance du féminisme dans leur amour, mais surtout cet amour inépuisable, innommable qu’elle porte envers elle. La transmission, ce qu’elle lui lègue au quotidien, traverse le livre. J’avoue avoir été plus qu’émue pendant quelques passages. Delvaux écrit à sa fille, lui donne des conseils, questionne leur relation, la façon dont elle l’a accompagnée, elle lui parle de son histoire familiale, de ce qu’elle souhaite qu’elle devienne. « Je ne sais pas quel genre de vie tu vas mener, mais j’espère que tu n’oublieras jamais que tu as le droit d’en changer le cours. …

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Les optimistes meurent en premier : Angoisse, premier amour et culpabilité

Après avoir lu le merveilleux roman jeunesse de ma collègue fileuse Amélie Panneton, Comme une odeur de feu de camp, j’avais le désir de me replonger dans un roman jeunesse, parce que cette lecture m’avait fait revivre cette belle (parfois amère) période qu’est l’adolescence. C’est comme si cette lecture m’avait fait réaliser toute la richesse qu’il y avait dans ces romans. La lecture du deuxième tome d’Amélie Dumoulin, Fé Verte aussi m’avait fait retomber sous le charme de ce genre… que – je l’avoue –  je snobais un peu. C’est par le titre avant tout, que j’ai été conquise: Les optimistes meurent en premier. Ça capte l’attention tout de suite et ça m’a rendue curieuse de découvrir ce titre et cette auteure. Susin Nielsen est une vraie passionnée des univers d’adolescents. Elle a signé énormément de best-sellers et a d’ailleurs écrit pour Degrassi! L’histoire suit Pétula, le personnage principal, jeune adolescente qui a vécu un gros drame dans sa famille. Depuis, elle vit avec beaucoup de culpabilité et s’est construit une genre d’armure contre le …

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Quand l’hiver n’a plus de fin…

C’est dans un flou continuel que le deuxième roman de la jeune auteure Maude Deschênes Pradet nous entraine. L’hiver ne s’est pas terminé et depuis, il y a pris toute la place. C’est un véritable roman par fragments que cet Hivernages, on suit quelques personnages de chapitre en chapitre, s’entremêlant les uns sur les autres. Ils cherchent à survivre, à combattre cette solitude qui les isole de tout. La mort par le froid reste présente et une possibilité pour les personnages qui feront tous face à la force ultime de ce puissant hiver.  Leur instinct de survie prend le dessus et c’est ce qui fait de ce roman un roman plein d’espoir et ce, même si les possibilités semblent limitées pour les personnages. Le froid est roi J’ai particulièrement aimé l’ambiance dans lequel ce roman nous guide, et ce, dès les premières pages. J’avais froid. Je me sentais, tout comme les personnages, coincée dans un hiver qui ne veut pas se terminer. Dans une saison ultime qui reprend tous ses droits. Un peu comme le …

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Fé Verte : hot dog végé, nature et amour

Rire en lisant, est-ce quelque chose qui vous arrive souvent ? De mon côté, pas tellement. Est-ce mes choix de lecture qui ne sont pas drôles ou bien moi qui est plutôt sérieuse? Bonne question. Or, le deuxième tome d’Amélie Dumoulin, Fé Verte m’a fait bien rire. Le premier tome, Fé M Fé racontait la rencontre entre Fé et Fé, son amoureuse, la belle coiffeuse. Je vous conseille de commencer par Fé M Fé si vous ne l’avez pas lu! J’avais adoré ce premier tome, alors mes attentes étaient hautes pour cette suite et je dois dire – et c’est rare – qu’elles ont été surpassées. J’ai adoré Fé Verte que j’ai lu en l’espace de quelques heures et que j’ai refermé triste de quitter une bande de personnages plus attachants les uns que les autres. Nature, casse-croûte et Nouveau Système Dans ce deuxième tome, Fé va passer l’été en campagne avec ses parents. Son père, qui se sort tout juste d’une dépression (un élément important dans Fé M Fé), a besoin de grand air, …

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Le silence pour mieux (s)’entendre

J’en ai parlé brièvement dans l’introduction de mon article sur Une année à la campagne de Sue Hubbell, mais je ressens vraiment comme un besoin, parfois, de me retrouver dans le silence. Pas de bruits ambiants, que ce soit venant de mon cellulaire, de la télévision, des gens autour. Du gros silence qui emplit les oreilles comme aucun son n’arrive vraiment à le faire. Même si je suis consciente que le silence est presque impossible de nos jours et surtout à Montréal, il y a des moments où me retrouver dans le silence me réconforte et me revigore comme peu de choses le peuvent. C’est donc en lisant un article dans La Presse dans le métro en allant porter des coffrets littéraires à la Librairie de Verdun, entourée de gens et dans un environnement tout sauf silencieux, que je suis tombée sur un article qui parlait de ce livre, Un peu de silence dans cette ère si bruyante. Écrit par le Norvégien et aventurier, Erling Kagge, cet essai propose 33 chapitres pour répondre à une question …