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Women in clothes et l’étude sociologique du vêtement

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Ça fait plus d’un an que ce livre me regarde de la bibliothèque. J’en avait entendu parler, je l’avais vu et c’est quand j’ai entendu Josiane Stratis en parler à la première chaîne que je me suis décidé à l’acheter. Pourtant, ce n’est que cet été (je sais, l’été commence à être loin derrière) que j’ai décidé de m’y plonger.

Women in clothes est un collectif dirigé par trois femmes, Sheila Heti, Heidi Julavits et Leanne Shapton, qui ont décidé de s’attarder aux questions qu’on se pose en s’habillant le matin. En fait, ce recueil est construit autour d’un sondage d’une multitude de questions, répondu par plus de 600 femmes et hommes.

Est-ce qu’un livre sur un questionnaire mode? Aucunement. C’est une panoplie de réflexions sur notre relation aux vêtements, aux modes, à notre corps. C’est des questionnements sur les femmes, sur la société, sur les médias. C’est un collectif qui pousse plus loin, qui cherche à comprendre pourquoi, qui intellectualise la mode et qui y porte un regard sociologique .

Il faut dire que je n’ai pas encore fini ma lecture. C’est un livre qui se lit en parcelles et non d’une traite, mais j’ai été vraiment fascinée par ce que j’ai lu à ce jour. L’échantillonnage de femmes et d’hommes qui ont répondu à ce fastidieux questionnaire est plus que varié et propose des gens de tous âges, sexes et nationalités.

Souvent, on a tendance à croire que la mode, le style, les vêtements, sont tous des choses superficielles, mais Woman in clothes permet de jeter un autre regard sur ce qu’on décide de porter à tous les jours. C’est rempli d’anecdotes et de réflexions sur la façon dont ce qu’on porte peut influencer qui nous sommes, notre confiance et nous, parfois même nous rapprocher de qui on est vraiment.

Je crois que c’est le type d’ouvrage qui ne se fait pas assez sur le vêtement; il ne met pas l’accent sur la « mode » ou  sur les « tendances », mais bien sur les gens et sur leurs relations avec l’acte de se vêtir.

C’est différent, c’est captivant, c’est intelligent et je le recommande à tous ceux et celles qui s’intéressent de près ou de loin à la sociologie du vêtement.

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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