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Découvrir des classiques : Fahrenheit 451

ray bradbury - fahreneith 451

Fahrenheit 451 fut ma première lecture de 2017. Non, je ne l’avais jamais lu au cégep. Je me rappelle plutôt de The Catcher in the Rye et de Brave New World dans mes cours d’anglais, mais il ne fut jamais question du classique américain de Ray Bradbury.

J’en avais entendu parler maintes fois, sans jamais vraiment m’y attarder, ayant toujours un livre plus tentant dans ma p.a.l. J’ai finalement décidé de m’y plonger il y a quelques semaines et j’ai bien apprécié ma lecture. Je comprends que c’est le type de livre qu’on peut faire lire à un groupe de cégépiens et, pourtant, je ne me suis pas sentie prise dans l’un de ces romans que je me forçais parfois à lire lors de cours obligatoire.

Je n’ai pas eu la flagrante impression de me retrouver dans un roman de science-fiction comme l’aurait eu quelqu’un l’ayant lu à sa parution en 1953. Sans que notre société ressemble entièrement à celle dépeinte dans le livre, elle lui ressemble certainement plus qu’il y a 70 ans de cela. Je crois que c’est l’une des choses qui m’a le plus fascinée lors de ma lecture. L’imaginaire que je me suis construit lors de ma lecture est fort probablement bien loin de celui que Bradbury avait en tête lors de l’écriture, et pourtant ça marche toujours aussi bien.

Dans ce monde futuriste où l’on brûle les livres et où les distractions sont la priorité, le pompier Guy Montag lutte, en vain, contre sa curiosité pour les livres, et finit par se retourner contre la société dans laquelle il vit. Outre la symbolique qui se cache partout dans ce livre, outre la flagrante violence qui se trouve derrière l’acte de brûler tous les livres, c’est la colère de Montag qui m’a vraiment marquée lors de ma lecture.

L’idée d’émotions refoulées dont plusieurs, dont Montag, semblent souffrir dans cette société est présentée, mélangée à cette culture du divertissement ne laissant aucune place à la réflexion ou à la contemplation, où les mots sont remplacés par les images et où personne ne semble se soucier de ce qui se passe réellement en eux. Il y a de quoi développer de la colère refoulée. Ces frustrations sous-jacentes sont présentes partout dans le livre, que ce soit la tentative de suicide oubliée de la femme de Montag ou bien la disparition soudaine de la petite voisine qui prend le temps de se poser des questions. Tout est construit sur une couche d’émotions refoulées. Un peu comme au moment où Montag ne comprend pas pourquoi il vole des livres, accusant ses propres mains, comme si quelque chose d’inconscient le guidait. Cette image est, à mon avis, représentative de cette constante frustration qui erre dans le roman.

Fahrenheit 451 est encore d’actualité aujourd’hui, car il semble se rapprocher de plus en plus d’une certaine réalité. Même si les livres sont encore bien présents — et pas près de disparaître — toute l’idée de constantes distractions ainsi que celle de la constante surveillance sont de plus en plus ancrées dans l’imaginaire — et la réalité — de notre société.

À lire, que vous soyez au cégep ou pas, pour tous ceux qui veulent réfléchir un peu à l’importance et à l’impact des livres.

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