Littérature canadienne
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Le Cercle, du roman au grand écran

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Le roman Le Cercle de l’auteur canadien Dave Eggers a été publié pour la première fois en 2013, avant d’être adapté du cinéma en 2017 par James Ponsoldt. Il est question de vie privée, de transparence, de partage, de mensonges, et aussi de ce que devrait être une communauté parfaite. En se basant sur le mode de fonctionnement des grandes compagnies telles que Google, la fiction se mêle doucement à la réalité.

L’histoire de Mae commence par la réalisation d’un de ses rêves, au moment où son amie Annie lui décroche un poste au sein de la compagnie Le Cercle, qui est la meilleure entreprise du monde. Le Cercle a révolutionné le domaine informatique en mettant sur pied TrueYou, le réseau social ultime sur lequel il est impossible de se cacher derrière une fausse identité. En étant relié aux numéros de carte de crédit, au numéro d’assurance sociale et aux autres informations personnelles, l’identité virtuelle de chacun est maintenant impossible à falsifier, dédoubler ou même voler.

D’abord employée au service à la clientèle, Mae découvre rapidement que le Cercle est plus qu’un simple boulot. Après une mésaventure, elle sera remarquée par les fondateurs du Cercle et deviendra la première personne à devenir entièrement transparente, c’est-à-dire porteuse d’une caméra haute-définition en tout temps, exposant ainsi au monde entier la moindre de ses actions en temps réel.

Les secrets sont des mensonges, la vie privée est un vol, partager est prendre soin

Tout d’abord, le roman comporte certaines longueurs qui ont parfois ralenti le rythme de ma lecture. En détaillant avec précision les chiffres et les termes techniques des interactions tant virtuelles que réelles de Mae avec son entourage, l’information cruciale se perd parfois dans l’océan de données, et il m’est arrivé de lire en diagonale. J’ai également trouvé que certains justificatifs utilisés par les fondateurs du Cercle étaient un peu tirés par les cheveux, rendant parfois l’histoire quelque peu irréaliste. Sous prétexte d’enrayer le crime et les abus des forces policières, le Cercle place des centaines de caméras indétectables partout dans le monde. La reconnaissance faciale, connectée à TrueYou, permet ainsi de savoir où chacun se trouve en temps réel. Explication plutôt simpliste, selon moi, pour justifier la violation de plusieurs lois internationales concernant, entre autres, la vie privée. Il ne faut toutefois pas ignorer le fait que le sujet est extrêmement contemporain; il n’est pas complètement impossible qu’on atteigne un tel point…

J’ai malgré tout bien aimé ma lecture. L’auteur soulève plusieurs questions qu’il vaut la peine de se poser dans une société qui tend vers l’omniprésence de la technologie. Ce roman a souvent été comparé à 1984 de George Orwell, mais je ne crois pas que les deux œuvres soient comparables. Pour moi, Le Cercle reste un bon divertissement, mais il ne révolutionne pas le genre dystopique.

Et au grand écran?

Emma Watson, Karen Gillan, Tom Hanks et John Boyega font partie de la distribution du film. Des grands noms qui sont à la base de mon intérêt pour le film, car je l’avoue, Le Cercle n’est pas un film de science-fiction très novateur.

Plusieurs détails du roman ont été abandonnés dans la transition au grand écran. Par exemple, les deux intérêts amoureux de Mae sont totalement ignorés, pour ne garder que sa relation houleuse avec son ex petit-ami. Cela allège sans doute l’histoire principale, mais les liens qu’elle crée avec les membres du Cercle semblent légèrement forcés, voire invraisemblables. Il est difficile de comprendre toute l’ampleur et l’influence du Cercle sans comprendre les relations que Mae forme avec les autres.

Le physique des personnages est également grandement modifié. Dans le roman, Mae a les cheveux noirs et ressemble un peu plus à Krysten Ritter, selon moi. Et Kalden (Ty dans la version anglophone) est décrit dans le roman comme étant d’origine russe, avec la peau pâle et les cheveux blonds, alors qu’il est interprété par John Boyega. Ce sont des détails qui peuvent sembler plutôt sans importance, mais pour ceux et celles qui aiment les adaptations exactes, c’est plutôt difficile à ignorer.

Pour conclure, j’ai bien apprécié ma lecture et j’ai été légèrement déçue de son adaptation. Cette œuvre plaira sans doute aux amateurs de dystopies et de science-fiction!

Et vous, quel film adapté d’un livre avez-vous vu récemment?

Merci à Ariane pour la photo!

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