Littérature étrangère
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Une toile large comme le monde : entre virtualité et réalité

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Et s’il était possible de couper l’internet ? Pas seulement en désactivant son Wi-Fi, non. En déconnectant la terre entière de la toile. Le feriez-vous ?

C’est ce que propose Aude Seigne dans son troisième roman, Une toile large comme le monde. Lentement, chapitre après chapitre, elle met en place une multitude de personnages modernes, tous dépendants, d’une façon ou d’une autre, de la technologie.

Les personnages sont variés, intéressants et indubitablement dans l’ère du temps. (C’est bien l’une des premières fois que je lisais une auteure qui parlait de Pinterest et de la série Mr. Robot dans un roman.)

C’est à travers le trio amoureux formé par Oliver, Evan et June; la programmeuse Pénélope;  l’adepte de jeu vidéo et de Youtube Lu Pan; et la militante pour un internet vert, Brigit, que se construit ce récit. Alors qu’on navigue, durant la première moitié du roman, à travers les différents personnages, on sent bien que les questions s’immiscent en eux, qu’ils se mettent tous, indépendamment l’un de l’autre, à se questionner sur l’influence de la grande toile sur leurs vies. On voyage à travers chacun d’eux, entrant à la fois dans leur intimité et leur quotidien.

C’est en réaction à ces réflexions que se déploie l’idée de la panne .

Derrière la panne, les câbles.

Avant d’en venir à la panne, Aude Seigne s’assure de bien camper ses personnages et les liens qui se tissent entre eux. Pour se faire, elle fait appel à un narrateur qui nous parle parfois directement, qui commente le texte, rappelle au lecteur quelques faits importants et, surtout, nous parle de ces fameux câbles.

Saviez-vous que, malgré l’appellation sans-fil, il y a des centaines de câbles qui relient les continents, par lesquels passent une faramineuse quantité de data, secondes après secondes ? Et bien, pas moi. Je l’ai appris assez rapidement dans ce roman puisque la présence de ces fameux câbles est au centre même du récit.  (Si vous voulez en apprendre un peu plus sur le sujet, j’ai trouvé cet article bien intéressant. )

Comme un fil d’Ariane, les câbles relient chacun des protagonistes et le narrateur se fait un point d’honneur de nous le rappeler en leur donnant une présence qui n’est pas loin d’être aussi bien campée que celle des autres personnages du récit.

La panne; réflexions sur un monde sans internet 

Et la panne elle ? Elle arrive bel et bien. Ce n’est pas vraiment un « punch » puisque l’accent est plutôt mis sur les réflexions et les motivations entraînant la réalisation de cette idée un peu folle, de cette mobilisation planétaire d’un petit groupe qui, pour des raisons qui leur sont toutes personnelles, veulent mettre fin à cette réalité virtuelle qu’est l’internet.

Et après ? Après, c’est un peu la fin de tout, le début de tout. N’ayant pas vraiment réfléchi aux dommages collatéraux que pourrait causer une telle panne, ne croyant pas vraiment en la réussite totale du projet, on retrouve les divers protagonistes, cinq mois plus tard, dans un monde qui tourne au ralenti.  Sans entrer dans le genre dystopique, Aude Seigne fait bien sentir à son lecteur que le monde ne tourne plus rond ; sentiment d’isolement, hausse des petits crimes, perte d’emplois, les répercussions se font sentir pour tous.

Était-ce une bonne idée, finalement, de vivre dans un monde coupé entièrement de la toile ? Question aux multiples réponses qui n’est pas véritablement répondue dans ce livre, mais qui porte certainement à réflexion sur notre rapport aux technologies, sur les motivations humaines et sur les conséquences de l’omniprésence de l’internet dans notre quotidien.

Avez-vous des suggestions de romans ou d’essais qui proposent des réflexions sur notre rapport à la grande toile ? 

Le fil rouge tient à remercier Dimédia pour le service de presse.

 

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