Littérature étrangère
Laisser un commentaire

Je ne sais pas pourquoi, mais ce livre me fait du bien – La dernière fugitive de Tracy Chevalier

Le fil rouge; Le fil rouge lit; Bibliothérapie; Littérature; Lecture; Livres; Les livres qui font du bien; La dernière fugitive; Tracy Chevalier; Courtepointe; Quaker; Amérique; Littérature américaine

Il y a des époques qui nous fascinent plus que d’autres. Pour moi, c’est le XIXe siècle. J’aime voir l’Amérique se bâtir et devenir prospère. J’aime voir l’Europe se transformer rapidement avec l’industrialisation, voir l’écart entre tradition et modernité se creuser sans qu’il y ait de rupture nette et définitive. J’aime voir l’Asie entrer en contact avec l’Occident, voir des dynasties périr et des pays renaître. Tout me fascine et m’intéresse. On dirait que le temps ne passe pas de la même façon au XIXe siècle. On voudrait que tout aille vite, mais la technologie ne suit pas toujours; il faut faire preuve de patience.

J’ai donc entamé ma lecture de La dernière fugitive avec enthousiasme et je l’ai poursuivie avec bonheur. Dans ce roman, Tracy Chevalier nous présente Honor, une jeune anglaise quaker qui, après une déconvenue amoureuse, pars pour l’Amérique. Elle souhaite trouver la paix dans cette nouvelle vie, mais elle trouvera d’abord beaucoup d’épreuves. Elle sera confrontée à la difficile vie dans l’Ouest, dans une communauté méfiante, et à l’injustice de l’esclavage. Elle peine à prendre sa place, à trouver de nouveaux points de repère dans ce pays encore sauvage. Par chance, elle aura des alliés pour l’aider à faire face à sa nouvelle vie. À la fin, elle finira par trouver cette paix qu’elle a tant cherchée.

Le motif de la courtepointe

Pour une raison qui m’échappe totalement, ce qui m’a le plus plu dans ce roman, c’est l’omniprésence des travaux d’aiguille, en particulier la fabrication de courtepointes. En Angleterre, Honor était une experte de la courtepointe. Elle travaillait avec art et précision. Lorsqu’elle arrive en Amérique, les ressources sont beaucoup plus rares, que ce soit pour trouver du tissu ou d’autres couturières pour aider à la tâche. Chacun a tant à faire pour faire fonctionner sa ferme et assurer sa survie que le travail de précision effectué par Honor devient une perte de temps. Elle tente de s’adapter, de répondre aux exigences de sa nouvelle communauté, de trouver une nouvelle façon d’assembler les morceaux de tissu pour créer une harmonie entre son ancienne et sa nouvelle vie. Peu importe les peines et les difficultés, lorsqu’elle s’installe à ses travaux d’aiguille, elle retrouve le calme et réussit à se sentir utile dans un monde encore inconnu. C’est comme si elle cousait ses problèmes sur le tissu pour s’en débarrasser. C’est apaisant à lire, le rythme des doigts courant sur le tissu qui rappelle un bercement… Ça fait du bien.

Connaissez-vous d’autres livres où le tricot et la couture font partie intégrante du récit?

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s