Réflexions littéraires
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Orgueil et préjugés… littéraires!

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J’ai toujours adoré lire et, jusqu’à la fin de l’adolescence, je choisissais mes lectures de manière aléatoire ; je parcourais les rayons des librairies et me laissais attirer par un titre accrocheur ou encore par une couverture de couleur vive. Par contre, avec le temps, j’ai fini par développer (et j’ai TRÈS HONTE de vous en parler) une sorte de snobisme littéraire. 

Au cégep comme à l’université, j’ai étudié en lettres. Je ne sais pas si c’est une bonne excuse en soi, mais je suis vite devenue snob vis-à-vis certains styles de littérature que je qualifiais de «moindre». Par exemple, ma pauvre mère (qui a d’ailleurs également étudié en littérature et a lu UNE TONNE de grands classiques) a eue une phase où elle ne lisait presque que des romans policiers… et je me permettais de lui passer des commentaires acerbes sur ses lectures. (Allô maman, vraiment désolée!) 

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Mais le plus grave dans tout ça, c’est que je me suis tenue loin pendant des années de certains styles littéraires que j’avais pourtant affectionnés «dans ma jeunesse», tels que les romans d’horreur ou même certains auteurs dits «à l’eau de rose» comme Alexandre Jardin, Marc Lévy ou Guillaume Musso.

Depuis près d’un an, on pourrait dire que je suis en réadaptation littéraire ; je réapprends à lire instinctivement ce qui me tente sans me soucier de ce qu’en pensent les gens. Honnêtement, je me sens RIDICULE d’avoir fait attention à ce jeu d’apparences.

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Après avoir réfléchi à tout ça, j’ai posé la question suivante aux collaboratrices du Fil Rouge : y-a-t’il un ou des livre.s dont vous avez repoussé la lecture par snobisme… mais que vous avez fini par lire et apprécier? 

Voici leurs réponses ;

Sabrina

De mon côté, je pourrais te parler de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas…

Je me méfie toujours des titres à rallonge. Je ne sais pas pourquoi. J’ai toujours l’impression que l’auteur ne sait pas quoi mettre et qu’il tire donc au hasard une phrase de son chapeau. Mon regard n’accroche pas et en général, je passe mon chemin. Et puis là, posé sur l’étalage des « Nouveautés » d’une petite librairie parisienne, cette couverture jaune et bleue, Ikea, ça me rebutait vraiment! Ce jaune me dérangeait… trop…

 Alors je l’ai acheté. Pour en avoir le cœur net. Et puis je l’ai lu…

 …et j’ai passé un des meilleurs moments de lecture! Hilarant, cocasse, juste et attachant. Le personnage, Ajatashatru Lavash Patel, se retrouve accidentellement coincé dans une armoire alors qu’il était venu chez Ikea dans le but de magasiner un lit à clous « Kisifrotsipik » et se voit propulsé malgré lui d’un pays à l’autre au gré des livraisons à vivre de drôles d’aventures.

Depuis, je suis toujours mon instinct et je me laisse davantage surprendre par les titres à rallonge 😉

 Camille

Moi j’ai honte de dire que j’ai lu Lèche-vitrine, de Sarah-Maude Beauchesne. J’crois que c’est -comme d’autres l’ont dit- parce que ça s’adresse plutôt à des ados, à prime abord. Sauf qu’en le lisant, j’ai réalisé que c’était bien écrit, léger… et que ce que vivent les «ados» ressemble parfois à ce qu’on vit en tant que «jeune adulte» ! D’ailleurs, l’auteure a pas mal notre âge donc, quelque part, je me suis sentie rejointe par ses propos..

 Andréanne

Il y a aussi les livres qu’on a honte d’avoir aimé, je trouve. Je suis très fan d’Anna Gavalda et de Katherine Pancol pour leurs histoires qui se passent en France et qui sont très bonnes pour le moral, à mon avis. Mais je n’en parle pas habituellement parce que ça ne fait pas très sérieux.

 Laurence

De la littérature jeunesse en général! Il y a certaines personnes qui vont refuser d’en lire car elles ne sont pas dans cette branche d’âge. Personnellement j’adore ça, mais je connais des personnes qui ne voudront pas en lire car c’est trop enfantin.

Martine

J’ai longtemps – et parfois encore- eu honte de lire des faits vécus, des témoignages, des biographies. Ce sont des lectures qui me divertissent et m’inspirent, j’ai toujours aimé entendre les gens parler de leur vécu et c’est un peu ce que je retrouve dans ces lectures-là. Par exemple, j’ai beaucoup aimé lire le livre de Danièle Henkel, Quand l’intuition trace la route. J’ai aussi eu honte de lire des livres plus spirituels et de «self help». Quand j’étais libraire, je riais même des gens qui achetaient ce genre de livres. Cette année, j’ai lu The Universe has your back : How to transform fear to faith de Gabrielle Bernstein et j’avoue que je me jugeais presque… Heureusement, ça ne m’empêche plus de suivre mon intuition (comme me l’a appris Danièle Henkel 😉 ) et d’oser lire ce qui me parle vraiment!

 Joëlle

Moi j’avais un gros préjugé face à la science-fiction. J’ai toujours boudé ce genre. En gros, je pensais que ça se limitait à l’intelligence artificielle, les manipulations génétiques et les voyages dans l’espace. C’est en lisant le Petit guide de la science-fiction québécoise que j’ai découvert que j’en lisais tout plein sans savoir que c’était de la science-fiction! Et même que certains de mes livres préférés en sont! 

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Et vous, est-ce que ça vous est déjà arrivé de repousser un livre, un auteur ou un genre littéraire par préjugé ou par honte? On veut savoir!

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2 Comments

  1. Ça fait du bien tous ces témoignages ! J’ai eu également ma période très snob lors de mes études de lettres : à croire que ça nous lave un peu le cerveau… Je continue de sélectionner mes lectures, mais je suis beaucoup plus souple à présent.

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  2. Geneviève says

    Tout ce qui est de Nora Roberts.
    Quand le titre est écrit en « or » j’ai des doutes et d’énormes préjugés…
    Mais , je me suis laissée prendre au jeu!
    Un Nora Roberts de temps en temps, ça fait du bien!

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