Littérature québécoise
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Omar mon voisin

Le fil rouge Littérature québécoise Abla Farhoud Le fou d'Omar Édition Typo

Quel plaisir de découvrir une nouvelle histoire d’Abla Farhoud! Je suis tombée en amour avec sa plume à la suite de la lecture de son autofiction Toutes celles que j’étais. En fait, c’est la maison d’édition TYPO qui a réédité ce petit bijou qu’est Le fou d’Omar et j’étais bien heureuse de découvrir cette oeuvre.

Cette fois, Abla Farhoud nous emmène dans une histoire de secret de famille d’immigrants. Lorsque je commençais un nouveau chapitre, je découvrais un nouveau personnage qui me permettait de découvrir le secret qui entoure cette famille. J’avais ainsi une perception différente du «problème» qui règne au sein de ce clan. Il y a tout d’abord le petit deuxième de la famille, Rawi, qui a littéralement tout fait pour mettre ce secret derrière lui. Il se fait passer pour un Français au teint olive en changeant de nom, et ce, même s’il est un immigrant libanais. Il est également un célèbre écrivain. Alors que par sa nouvelle identité inventée, il s’était fait orphelin pour que personne ne pose de questions sur sa famille, il apprend que son père est décédé. Alors qu’arrivera-t-il au secret ?

D’un autre côté, des chapitres concernent les voisins qui ont constaté l’étrangeté qui règne dans cette famille. Ils ont vu une mère généreuse, patiente qui s’occupe de son jardin. C’est cependant à la suite de son décès que la famille s’est séparée; elle en était le noyau. Ils ont vu un des enfants, Omar, se promener nu dans les rues, devenir itinérant et se perdre, mais ils ont surtout vu sa folie. Ils l’ont surtout constaté quand Omar, désespéré, a enterré son père dans le jardin car il ne savait que faire du corps.

Le secret d’Omar est sa folie

À la suite du décès de sa mère, Omar vit seul avec son père. Son frère et ses soeurs avaient fui cette réalité qu’ils avaient de la difficulté à comprendre. Abla Farhoud a bien su parler de ce sujet très sensible qu’est la santé mentale. Elle a su le faire avec respect, sans exagération, sans flafla. Elle a su me faire comprendre l’incompréhension de cette famille, qui n’arrive pas à avoir le contrôle et qui tente de garder la tête hors de l’eau. J’ai perçu la culpabilité d’Omar d’être qui il est et celle de son frère Rawi qui a fuit ses responsabilités. Ce qui est plutôt cocasse, c’est que tout au long du roman, Omar nous parle de son rêve de devenir écrivain et du trop plein d’amour que son père lui donnait. Alors que c’est Rawi, qui lui se plaint que son frère Omar se faisait beaucoup trop facilement pardonner ses folies par son père, qui est devenu le célèbre écrivain.

Personne ne souhaite faire face aux problèmes de santé mentale. Nous connaissons tou-te-s de près ou de loin quelqu’un-e qui souffre de maladie. Abla Farhoud a su faire ressortir plusieurs sentiments que nous pouvons ressentir face à cette réalité, autant si on est atteint que si c’est notre voisin-e ou quelqu’un-e de notre famille qui l’est. Ce roman m’a aidée à me sentir à l’aise face à ces maladies parfois déstabilisantes. Soyons patient-e-s et compréhensif-ve-s.

Connaissez-vous d’autres romans qui parlent de personnes qui ont un trouble de santé mentale ?


Le fil rouge remercie les Éditions TYPO pour le service de presse.

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