Auteur : Karina L. Gazaille

À la rencontre d’une jeune Simone

Je dois vous faire un aveu, car même si j’ai fait un certificat en études féministes à l’UQAM, je n’ai jamais lu de livres ou de romans de Simone de Beauvoir. Évidemment, j’ai lu des textes et des extraits de ses théories et philosophies de pensée, mais ça s’arrête là. Lorsque je suis tombée sur Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange et que je pouvais voir sur la quatrième de couverture le célèbre Jean-Paul Sartre, je fus immédiatement intriguée. La relation entre ces deux personnages m’a toujours fascinée. Je me disais qu’avec ce roman graphique, j’allais satisfaire ma curiosité. Au départ, le terme « fille » me dérangeait. J’aurais préféré retrouver « une jeune (FEMME) qui dérange » dans le titre, surtout avec sa célèbre réplique « On ne naît pas femme, on le devient ». Après ma lecture, j’ai compris pourquoi les auteur-e-s ont utilisé le terme « fille ». C’est que le roman graphique se concentre surtout sur la jeunesse de notre célèbre féministe française. J’ai donc fait la connaissance d’une très jeune …

le fil rouge, le fil rouge lit, littérature québécoise, la peuplade, mylène bouchard, l'imparfaite amitié, amour, désir, roman qui parle d'amitié, roman qui parle de désir, correspondance, Prague,

Nos suggestions de roman écrit par une femme pour le mois de mars du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pourquoi mettre encore comme contrainte un «roman écrit par une femme» pour le mois de mars ? Je ne vous le cacherai pas, je suis féministe et c’est l’une des valeurs du Fil rouge. Vous pourriez constater que lorsque nous nommons des classiques, ce sont souvent des livres écrits par des hommes qui nous viennent en tête. Faites le test vous-même. Je juge important de souligner le travail de toutes ces femmes québécoises et c’est pourquoi je vous invite à lire un livre écrit par une femme. Je vous invite également à partager vos lectures sur notre groupe «Un livre québécois par mois», ainsi que sur instagram avec le #lefilrougelit ! Les lectures ou suggestions des fileuses : Ma lecture sera Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve. Tout simplement parce que c’est un roman que j’ai reçu dans l’un des coffrets littéraires du Fil rouge. Je me dis que ça doit être un bon choix ! La lecture de Martine : « Ce mois-ci est définitivement le plus facile! Il suffit simplement que ma vie continue …

Ce qu’on a lu comme album ou roman jeunesse en février #Jelisunlivrequébécoisparmois

La lecture de roman ou d’album jeunesse est toujours un plaisir. Souvent, ça me permet de retourner en enfance et j’adore vivre ce sentiment de nostalgie. J’aime aussi retrouver ces auteur-e-s ou personnages qui ont été mes premiers amours. Cela me permet de prendre des petites pauses de mes lectures un peu plus sérieuses, quoique certains sujets abordés dans ces romans peuvent parfois créer plus d’émotions, que ce soit par nostalgie ou par l’ouverture d’anciennes blessures. Ma lecture du mois de février n’était pas très légère. Effectivement, j’ai enfin pris le temps de lire «L’enfant mascara» du talentueux Simon Boulerice (j’ai pu remarquer sur le groupe Facebook «Un livre québécois par mois» que ce roman semblait très populaire). Je ne vous cacherai pas que j’adore le travail de cet auteur. Je suis tombée sous le charme de tous ses romans ou albums jeunesse. Boulerice a une plume franche, qui par ses propos, nous fait réfléchir. Les sujets qu’il aborde dans ses histoires nous remettent souvent en question. Dans «L’enfant mascara», Boulerice nous raconte l’histoire de Larry …

Quand les hivers deviennent éternels

Je vous présente une lecture parfaite pour les amoureux-ses de l’hiver, ainsi que ceux-celles qui aiment un univers fantastique. C’est grâce à la bédéiste D. Mathieu Cassendo (La petite suceuse) que j’ai découvert CAB. C’est l’année dernière, lors du Festival Montréal en BD qu’elle m’a présenté l’artiste et sa BD. Je trouvais déjà le titre attirant. J’étais prête à découvrir l’univers de cette nouvelle bédéiste. On se retrouve dans un Montréal futuriste, mais tout de même pas si lointain. Dès le début de notre lecture, j’apprends qu’une usine nucléaire a explosé à Montréal, ce qui crée un hiver éternel. Les radiations n’ont pas seulement plongé Montréal dans un hiver constant, elles ont également transformé quelques-uns de ses habitant-e-s en « mutants ». On retrouve alors des personnages à la peau verte, d’autres avec seulement un œil ou encore une force incroyable, ce qui fait en sorte de mettre encore plus d’intrigues à l’histoire. Et c’est ce qui est intéressant avec cette BD, Montréal prend beaucoup de place. CAB fait en sorte de mettre quelques petits …

Ce qu’on a lu comme autobiographie/autofiction en janvier #Jelisunlivrequébécoisparmois

Pour le mois de janvier, l’équipe du Fil rouge vous avait donné comme défi de lire une autobiographie ou une autofiction. Ce défi fut quand même plus ardu que je ne l’avais cru, étant donné que je lis plus de fictions qu’autre chose. Je dis bravo à ceux et celles qui ont relevé le défi! Je vous invite à partager vos lectures sur le groupe Facebook Un livre québécois par mois. Je suis toujours très curieuse de voir ce que vous lisez et j’aime que vous partagiez vos photos! Ce que j’ai lu : Borderline Ça faisait longtemps que le roman de Marie-Sissi Labrèche prenait la poussière dans ma bibliothèque. Avec le thème du mois de janvier, une autobiographie ou une autofiction, lire Borderline allait de soi. Lors de mes études en travail social, j’ai eu la chance d’avoir un cours qui portait sur les maladies mentales. Comble de chance, le sujet de mon travail de fin de session portait sur les personnes ayant une personnalité limite. Je me souviens qu’avec mon équipe de travail, nous …

Nos suggestions d’album ou roman jeunesse pour le mois de février du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pour le mois de février, l’équipe du Fil rouge aurait très bien pu choisir l’amour comme thème, mais nous avons voulu être originales. C’est pourquoi la contrainte du mois est un roman ou un album jeunesse. Comme vous avez sûrement pu le constater, cette littérature est tout de même assez populaire chez les fileuses. Que voulez-vous, elle nous rappelle tant de souvenirs auxquels nous sommes accrochées. Personnellement, je vous dirais que c’est souvent mes achats les plus compulsifs, parce que rares sont mes déceptions. Je vous invite à partager vos lectures sur notre groupe Facebook Un livre québécois par mois. Les lectures ou suggestions des fileuses : Je compte lire L’enfant mascara de Simon Boulerice. Vanessa Coutu : « Je vais lire Le facteur de l’espace de Guillaume Perreault comme album jeunesse et Souffler dans la cassette de Jonathan Bécotte comme roman jeunesse. Je recommande L’enfant mascara de Simon Boulerice. » Amélie Panneton : « Je vais lire Louis parmi les spectres d’Isabelle Arsenault & Fanny Britt! Je recommande Fé M Fé d’Amélie Dumoulin, où on retrouve une famille bordélique, une histoire …

Rénovations

Lorsque Martine m’a mis dans les mains le premier roman de Renaud Jean, je n’avais pas de réelle attente. Souvent, lorsque je choisis un roman, c’est par sa page couverture, son titre, son auteur, ou parce que j’en ai entendu beaucoup de bien. Il est rare que je lise la quatrième de couverture, comme si je voulais me garder la surprise. Aller chez Martine se résume souvent à ressortir avec un nouveau livre en main. Cette fois-là, ce fut Rénovation de Renaud Jean, roman des Éditions du Boréal. Bien que je juge souvent le roman par sa couverture, j’ai décidé de ne pas le faire cette fois-ci, parce que je dois vous l’avouer, elle ne m’inspirait pas. Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur, ni de son roman. C’est donc sans arrière-pensée que j’ai entamé ma lecture. Rénovation est très court. On y fait la rencontre d’un personnage plutôt casanier qui aime sa routine, son appartement, que j’imagine totalement blanc. Le personnage semble sans couleur, sans personnalité, en fait il semble surtout pris dans une peur, …

La petite suceuse, une BD à découvrir

Quel bonheur d’avoir enfin la BD de La petite suceuse dans mes mains, le premier bébé de mon amie D. Depuis l’annonce de la maison d’Éditions BerBer 13-13 qui ont fait confiance au talent de l’artiste D., plusieurs attendaient sa parution, mais pourquoi cette attente? Parce que nous avons affaire à une artiste engagée qui met en oeuvre dans sa BD des personnages de diverses cultures. C’est une mission que D. se donne, de mettre à l’avant des personnages que nous voyons souvent de manière stéréotypée. Elle nous offre une histoire politisée, féministe-Queer, qui parle de xénophobie/racisme. Ce qui fait que je reconnais beaucoup d’elle dans son personnage de Magdalena. Protéger les humains en échange de sang froid en sac et rempli d’agents de conservation: il n’y a rien de naturel là-dedans. Pourtant, c’est l’emploi de Magdalena. Sa patience atteint ses limites un soir de patrouille où elle et son collègue ont pour tâche de former des nouveaux aspirants hemagis. La petite suceuse n’est pas seulement l’histoire d’une jeune vampire qui rêve de révolution, elle est tout …

Nos suggestions d’autofiction/biographie pour le mois de janvier du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pourquoi ai-je choisi l’autofiction ou la biographie comme premier genre? Simplement parce que je crois c’est un des moyens de se rapprocher de l’auteur-e. C’est une lecture très personnelle qui nous permet de faire une introspection sur soi-même (bonjour bibliothérapie!). Souvent, les « histoires » racontées dans ces livres nous touchent encore plus, car nous les savons vraies, permettant alors de se reconnaître plus facilement. Les lectures ou suggestions des fileuses : Je compte lire Borderline de Marie-Sissi Labrèche. Laurence Lacroix : « J’avais bien aimé Le feu de mon père de Michael Delisle. » Marie-Lou Beaudin : « J’ai bien aimé Qui de nous deux de Gilles Archambault, un récit sur les mois entourant le décès de sa conjointe de longue date. Le avant et le après. Touchant et inspirant. » Amélie Panneton : « Ma suggestion, un livre que j’aime d’amour : Journal de Julie Delporte, qui est (comme son nom l’indique) un journal illustré, très doux-amer et très beau. Et j’aimerais beaucoup lire Prague de Maude Veilleux ce mois-ci (à peu près dix-huit mois après tout le …

Une fileuse au Salon du livre : mes conseils pour aborder nos auteur-e-s

Depuis près de 10 ans, je vais religieusement au Salon du livre de Montréal. Au départ, j’y allais principalement pour rencontrer Anne Robillard et ses chevaliers d’émeraude (ou encore ses agents secrets de sa série A.N.G.E. Oui! oui! J’ai beaucoup admiré cette auteure lors de mon secondaire). Mais à force d’y aller, j’ai pu constater que je pouvais rencontrer d’autres auteur-e-s dont je lisais les romans. Cette année, le Salon du livre de Montréal se tiendra du 16 au 21 novembre 2016. Je suis déjà impatiente d’y aller, je compte presque les dodos! Et comme à chaque année, le Salon du livre se tiendra à la Place Bonaventure (au métro du même nom). À force d’y aller, j’ai quelque-uns-e-s de mes ami-e-s qui me demandent des conseils, surtout en ce qui concerne la manière d’aborder un-e auteur-e. Je suis une personne très timide, il m’est alors souvent difficile de faire les premiers pas, mais dans ce genre de contexte je trouve que c’est plus facile. Et au pire, la seule chose que tu auras dite …