Auteur : Karina L. Gazaille

Mettre un terme à la Bête

Je l’ai enfin entre mes mains, Abattre la Bête le p’tit dernier de David Goudreault! Quelle surprise quand Martine et Marjorie m’annonçaient qu’elles me le réservaient! C’est qu’il faut savoir que ma réputation est faite. Tout mon entourage connaît mon amour pour le travail de l’auteur, slameur, poète, travailleur social : David Goudreault. Cet homme m’impressionne par le pouvoir de sa plume qui me percute chaque fois. Il a le talent de me choquer, de me déranger, de me faire haïr au plus profond de mon être de féministe son personnage qu’est la Bête. Ce qui est surprenant, c’est que l’auteur réussit à rendre son personnage misérable dans un paragraphe et à faire en sorte dans le suivant que j’ai envie de le prendre dans mes bras pour le réconforter. C’est après La Bête à sa mère et La Bête et sa cage que j’ai retrouvé la Bête dans ce dernier et troisième tome tant attendu et qui a comblé mes attentes. La Bête est un personnage méprisable, et il le reste. On le retrouve cinq ans …

Nos suggestions de romans graphiques/bandes dessinées pour le mois de mai du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Lorsqu’il est question de bande dessinée ou de roman graphique, je suis complètement impulsive dans mes achats. J’attendais avec impatience ce mois où j’allais enfin pouvoir me permettre sans culpabiliser et m’acheter, encore une fois, une nouvelle bande dessinée! Ce défi est parfait pour découvrir de nouveaux-elles auteurs-es/illustrateurs-trices. ÉVÉNEMENTS À NE PAS MANQUER :  De plus, comme la vie est bien faite, le mois de mai est « le mois de la BD dans les bibliothèques de Montréal »! Vous trouverez aussi l’événement du Festival de la BD qui se déroulera au Parc La Fontaine la fin de semaine du 26 au 28 mai. Et le 6 mai, il y aura plusieurs librairies qui participeront au « Samedi de la BD : GRATUITE »! Il y aura la superbe librairie L’Euguélionne qui accueillera l’artiste D. et qui offrira la fameuse BD gratuite, dont cette même artiste fait la couverture! Je vous invite à partager vos lectures sur le groupe Facebook de l’événement : Un livre québécois par mois. Vous pouvez aussi voir les suggestions de …

Ce qu’on a lu comme roman de la littérature migrante pendant le mois d’avril #Jelisunlivrequébécoisparmois

Le parcours migratoire de tous ces gens, familles, amoureux-ses, qui prennent la décision de partir et de quitter tous leurs repères pour changer de vie me fascine. C’est souvent dans ces romans écrits par des auteur-e-s immigrant-e-s que nous pouvons avoir accès à leur histoire et c’est ce que j’affectionne tout particulièrement. Je vous invite à partager vos lectures sur notre groupe Facebook : Un livre québécois par mois. Ma lecture : Il y a deux ans, j’ai découvert Abla Farhoud grâce à ce même défi. Ma première lecture fut Toutes celles que j’étais et à la suite de ma lecture de Bonheur à la queue glissante, je peux faire le pont entre ses deux romans. Toutes celles que j’étais est l’histoire de la jeune Abla alors que Bonheur à la queue glissante semblerait être l’histoire de sa mère. Sa mère, Douina, cette femme courageuse, cette femme silencieuse qui a une histoire fascinante. Douina a six enfants, tous bien différents. Elle est maintenant grand-mère, chose qu’elle ne croyait pas possible. Et malgré le fait qu’elle ne parle …

Le rêve d’Azadah

Depuis ma lecture de L’abragan de Jacques Goldstyn, je suis rendue «fan» de son art. Ce que j’apprécie le plus de cet auteur-illustrateur est son amour pour la liberté d’expression, des enfants et le fait qu’il soit un homme engagé. J’ai pu retrouver tout cet amour dans son p’tit dernier : Azadah, qui raconte l’histoire d’amitié entre cette enfant et la photographe Anja. Azadah apprend que sa nouvelle amie quitte le pays. C’est la panique! Elle la supplie de l’emmener avec elle, dans son pays où les femmes ont plus de chances de réussite, où les écoles ne sont pas détruites et où son avenir n’est pas tracé. Azadah rêve de devenir elle aussi une Anja, une femme libre qui a la chance de pouvoir faire un métier qu’elle aime et surtout de pouvoir voyager. Elle rêve d’une vie à l’occidentale. Mais, malheureusement ce n’est pas possible, Anja doit quitter le pays. Elle prend un taxi et laisse derrière elle son sac à dos et une Azadah en larmes. Découvrant le trésor que son amie lui …

Nos suggestions de romans tirés de la littérature migrante pour le mois d’avril du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

J’ai toujours été fascinée par le parcours migratoire des immigrants du Québec. Je suis heureuse de compter parmi mes ami-e-s quelques personnes qui ont eu ce courage de traverser des continents pour venir vivre dans leur nouvelle terre d’accueil. Il m’était donc important de souligner le travail de ces personnes migrantes qui ont choisi le Québec comme nouvelle maison. J’avais envie qu’on prenne le temps d’écouter leurs histoires. Grâce à eux, j’espère que tout comme moi, vous allez voyager et être fasciné par leur choix de vie. Laissez-vous bercer par leurs histoires, leurs courages et leurs mots. Les lectures ou suggestions des fileuses : J’ai l’intention de lire Bonheur à la queue glissante d’Abla Farhoud. C’est à la suite de ma lecture de Toutes celles que j’étais que j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’univers littéraire de cette femme. Ce que Martine lira : Aki Shimazaki, cette auteure d’origine japonaise qui vit à Montréal depuis des années m’attire depuis un bon moment. On la dit aussi discrète que Réjean Ducharme et que son écriture …

Ce qu’on a lu comme roman écrit par une femme pendant le mois de mars #Jelisunlivrequébécoisparmois

J’étais impatiente de commencer ma lecture du mois de mars : un roman écrit par une femme. Je trouvais important de renouveler le défi et j’étais curieuse de découvrir vos choix de lectures pour ce mois. Ma lecture fut Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve. Ce livre m’a été offert dans l’un des coffrets littéraires du Fil rouge. Je dois remercier Martine et Marjorie pour leur choix parce que ce fut un vrai coup de cœur. Me retrouver dans l’univers coloré de Chloé et d’Almée fut réconfortant et envoûtant. L’amitié qui existe entre les deux personnages m’a ramenée en enfance et a créé un vrai sentiment de nostalgie. Et il existe entre les deux jeunes filles/femmes (le mystère de leur âge restera tout le long du roman et c’est ce qui fait que c’est magique) une amitié très malsaine. Elle l’est, parce qu’elles n’arrivent pas à survivre l’une sans l’autre et plus elles quittent l’enfance, plus il est difficile pour elles de faire leurs propres choix. Chloé est un personnage que j’ai aimé détester, parce qu’elle me …

À la rencontre d’une jeune Simone

Je dois vous faire un aveu, car même si j’ai fait un certificat en études féministes à l’UQAM, je n’ai jamais lu de livres ou de romans de Simone de Beauvoir. Évidemment, j’ai lu des textes et des extraits de ses théories et philosophies de pensée, mais ça s’arrête là. Lorsque je suis tombée sur Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange et que je pouvais voir sur la quatrième de couverture le célèbre Jean-Paul Sartre, je fus immédiatement intriguée. La relation entre ces deux personnages m’a toujours fascinée. Je me disais qu’avec ce roman graphique, j’allais satisfaire ma curiosité. Au départ, le terme « fille » me dérangeait. J’aurais préféré retrouver « une jeune (FEMME) qui dérange » dans le titre, surtout avec sa célèbre réplique « On ne naît pas femme, on le devient ». Après ma lecture, j’ai compris pourquoi les auteur-e-s ont utilisé le terme « fille ». C’est que le roman graphique se concentre surtout sur la jeunesse de notre célèbre féministe française. J’ai donc fait la connaissance d’une très jeune …

le fil rouge, le fil rouge lit, littérature québécoise, la peuplade, mylène bouchard, l'imparfaite amitié, amour, désir, roman qui parle d'amitié, roman qui parle de désir, correspondance, Prague,

Nos suggestions de roman écrit par une femme pour le mois de mars du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pourquoi mettre encore comme contrainte un «roman écrit par une femme» pour le mois de mars ? Je ne vous le cacherai pas, je suis féministe et c’est l’une des valeurs du Fil rouge. Vous pourriez constater que lorsque nous nommons des classiques, ce sont souvent des livres écrits par des hommes qui nous viennent en tête. Faites le test vous-même. Je juge important de souligner le travail de toutes ces femmes québécoises et c’est pourquoi je vous invite à lire un livre écrit par une femme. Je vous invite également à partager vos lectures sur notre groupe «Un livre québécois par mois», ainsi que sur instagram avec le #lefilrougelit ! Les lectures ou suggestions des fileuses : Ma lecture sera Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve. Tout simplement parce que c’est un roman que j’ai reçu dans l’un des coffrets littéraires du Fil rouge. Je me dis que ça doit être un bon choix ! La lecture de Martine : « Ce mois-ci est définitivement le plus facile! Il suffit simplement que ma vie continue …

Ce qu’on a lu comme album ou roman jeunesse en février #Jelisunlivrequébécoisparmois

La lecture de roman ou d’album jeunesse est toujours un plaisir. Souvent, ça me permet de retourner en enfance et j’adore vivre ce sentiment de nostalgie. J’aime aussi retrouver ces auteur-e-s ou personnages qui ont été mes premiers amours. Cela me permet de prendre des petites pauses de mes lectures un peu plus sérieuses, quoique certains sujets abordés dans ces romans peuvent parfois créer plus d’émotions, que ce soit par nostalgie ou par l’ouverture d’anciennes blessures. Ma lecture du mois de février n’était pas très légère. Effectivement, j’ai enfin pris le temps de lire «L’enfant mascara» du talentueux Simon Boulerice (j’ai pu remarquer sur le groupe Facebook «Un livre québécois par mois» que ce roman semblait très populaire). Je ne vous cacherai pas que j’adore le travail de cet auteur. Je suis tombée sous le charme de tous ses romans ou albums jeunesse. Boulerice a une plume franche, qui par ses propos, nous fait réfléchir. Les sujets qu’il aborde dans ses histoires nous remettent souvent en question. Dans «L’enfant mascara», Boulerice nous raconte l’histoire de Larry …

Quand les hivers deviennent éternels

Je vous présente une lecture parfaite pour les amoureux-ses de l’hiver, ainsi que ceux-celles qui aiment un univers fantastique. C’est grâce à la bédéiste D. Mathieu Cassendo (La petite suceuse) que j’ai découvert CAB. C’est l’année dernière, lors du Festival Montréal en BD qu’elle m’a présenté l’artiste et sa BD. Je trouvais déjà le titre attirant. J’étais prête à découvrir l’univers de cette nouvelle bédéiste. On se retrouve dans un Montréal futuriste, mais tout de même pas si lointain. Dès le début de notre lecture, j’apprends qu’une usine nucléaire a explosé à Montréal, ce qui crée un hiver éternel. Les radiations n’ont pas seulement plongé Montréal dans un hiver constant, elles ont également transformé quelques-uns de ses habitant-e-s en « mutants ». On retrouve alors des personnages à la peau verte, d’autres avec seulement un œil ou encore une force incroyable, ce qui fait en sorte de mettre encore plus d’intrigues à l’histoire. Et c’est ce qui est intéressant avec cette BD, Montréal prend beaucoup de place. CAB fait en sorte de mettre quelques petits …