Bande dessinée et roman graphique
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Certains aiment les monstres. Moi, ce que j’aime, c’est les découvertes!

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Sortir de ma zone de confort littéraire est la ligne directrice que je me suis donnée pour guider le choix des lectures que je partage ici sur Le fil rouge, et je suis rarement déçue des découvertes qui en résultent. Ma plus récente, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres ou My Favorite Thing Is Monster dans sa version originale, a justement été toute une découverte!

Je n’ai pas l’habitude des romans graphiques et je n’avais aucune idée dans quoi je me lançais. Les critiques étaient dithyrambiques et le livre a été qualifié de chef-d’œuvre dès sa sortie en 2017. C’était en soi très intrigant, mais ce qui m’a réellement poussée à le lire, c’est l’histoire peu commune de l’autrice Emil Ferris.

Réapprendre à dessiner

Illustratrice de métier, Emil Ferris s’est retrouvée, après une piqûre de moustique, dans un lit d’hôpital, partiellement paralysée. La forme la plus grave du virus du Nil menaçait de la priver de sa mobilité et de sa motricité. Les médecins redoutaient qu’elle ne puisse marcher et encore moins dessiner de nouveau.

Pourtant, avec beaucoup de détermination et de courage, elle a retrouvé l’usage de ses jambes et de ses mains, et a réappris à dessiner. Avec un diplôme de l’Art Institute de Chicago obtenu après sa réadaptation, elle publie sa première œuvre Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, à l’âge de cinquante-cinq ans. Un âge vénérable pour une première publication dans le milieu du roman graphique, ce qui suscite la surprise et le questionnement. Mais d’où sort cette femme avec ce talent et cette proposition si fascinants?

Il faut dire que Moi, ce que j’aime, c’est les monstres a bien failli ne pas connaître le succès et chambouler le milieu du roman graphique. L’autrice a essuyé près de 50 refus avant que Fantagraphics ne publie le projet. Au Québec, ce sont les éditions Alto qui nous ont permis de découvrir cette œuvre colossale.

Le monstre

Moi, ce que j’aime, c’est les montres est un véritable monstre de roman graphique avec ses 800 pages. Réalisé exclusivement au stylo, le dessin est tout simplement sublime. Je vous invite d’ailleurs à visionner ce court vidéo (Moi, ce que j’aime, c’est les monstres par les éditions Alto) qui vous donnera un aperçu de ce qui vous attend.

L’histoire, comme le dessin, est dense, fouillée. Elle raconte les tribulations de Karen, une jeune fille de 10 ans, qui cherche à élucider le meurtre de sa voisine. Plus qu’une enquête, le roman est le témoin de l’époque effervescente des années 60 à Chicago et nous entraîne dans une part sombre de notre histoire, la Deuxième Guerre mondiale. Le récit est incroyablement riche et audacieux. Et les monstres dans tout ça? Ils occupent une place prépondérante dans le roman. Qu’ils soient fictifs ou réels, ils peuplent l’univers de Karen et ajoutent une dimension unique aux dessins et à l’histoire.

Mon impression

J’ai été complètement soufflée par ce roman graphique. Les dessins sont incroyables, la forme complètement éclatée, l’histoire intrigante. J’ai réellement vécu une expérience nouvelle de lecture . Mon attention balançait constamment entre le récit et le dessin. Il y a eu des moments où je ne savais plus où donner de la tête! C’est sans doute dû à mon inexpérience du roman graphique, mais je m’attendais à parcourir cette œuvre rapidement, facilement, ce qui n’a pas été le cas. J’ai trouvé ma lecture un peu ardue, mais c’est là que réside ma plus belle découverte. Le roman graphique a tellement plus de choses à offrir que je ne le pensais.

Cette lecture m’a permis de faire tomber un préjugé que j’entretenais sans trop le savoir et elle a confirmé l’importance d’ouvrir ses horizons et d’oser des genres littéraires qui nous sont peu familiers. Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est le premier tome d’une série que je vous invite grandement à découvrir, que vous soyez fan du genre ou non.

Et vous, quelle est la dernière œuvre qui vous a soufflé?

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