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Le vent en parle encore de Michel Jean : un roman qui vient nous toucher droit au coeur.

Dernièrement, je suis tombée sur un roman de l’auteur et journaliste innu, Michel Jean, intitulé Le vent en parle encore. Pour être honnête avec vous, en terminant ma lecture, étant assez chamboulée, cela m’a pris du temps pour me remettre de mes émotions. C’est sans aucun doute un des romans les plus difficiles que j’ai eu à lire. Difficile parce qu’il touche un sujet sensible, d’autant plus qu’il est basé sur des faits véridiques. Mais j’ai envie de vous parler de ce que j’ai ressenti lors de ma lecture. Résumé  Le roman raconte l’histoire de trois jeunes innus, Virgine, Marie et Thomas, envoyés au pensionnat de Fort George, île se situant dans la Baie-James, dans les années 1930. Près de sept décennies plus tard, une jeune avocate tente de les retrouver afin qu’ils puissent obtenir une indemnisation à laquelle ils ont droit. Mais la question se pose : qu’est-il advenu des trois adolescents? « Kill the Indian in the Indian child »  Comme mentionné précédemment, Michel Jean aborde dans Le vent en parle encore une période sombre, soit …

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Traité des peaux : une couverture contre l’obscurité

Il y a quelques mois, j’ai regardé un documentaire qui m’a beaucoup secouée : Angry Inuk, réalisé par Alethea Arnaquq-Baril. Le film parle de la chasse au phoque dans l’Arctique : controversée dans le Sud (Brigitte Bardot et ses sorties enflammées, Paul McCartney qui batifole dans la neige avec des blanchons), mais élément essentiel du mode de vie inuit. Sans complaisance et sans excès de bons sentiments, Arnaquq-Baril y explique l’importance de la chasse dans l’économie et les pratiques locales. Mais elle pose aussi des questions impossiblement lourdes : comment résister aux séquelles de la colonisation? Comment préserver une culture et ses savoirs traditionnels dans un monde à la modernité envahissante? Les nouvelles de Catherine Harton soulèvent les mêmes enjeux. Leurs fils s’enchevêtrent, partant du Groenland, bifurquant par le Nunavik et s’échouant en Abitibi. Les histoires suivent dans leur quotidien des personnages, Inuits ou Algonquins, qui naviguent en eaux troubles : ils ne sont ni tout à fait coupés des traditions ancestrales, ni tout à fait imperméables au monde des Blancs. La rencontre avec ces derniers, cependant, est faite …