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18 000 km sur deux roues et dans 27 pays : Le récit du voyage de Jonathan B. Roy dans ses Histoires à dormir dehors

«Quel besoin est assez puissant pour pousser un jeune homme à quitter son emploi, sa famille et ses amis, à mettre ses possessions en boîte et à partir pédaler de par le monde?» Ces premières lignes du livre Histoires à dormir dehors sont suffisantes pour me mettre l’eau à la bouche. Je dois dire que j’adore lire des récits de voyage et encore plus ceux dont les séjours racontés s’étalent en longueur et en distance, ou qui incluent une dimension sportive, qui est ici celle du vélo. Et je suis servie : le livre raconte l’incroyable périple de Jonathan B. Roy qui, pendant les années 2016 et 2017, parcourt 18 000 km en vélo et traverse 27 pays. Qui est Jonathan B. Roy? Qu’est-ce qui l’a effectivement poussé à partir? Quels sont les obstacles qu’il a rencontrés, les gens qu’il a croisés, les pays qu’il a visités? Le livre Histoires à dormir dehors est le récit de ses aventures, par lui-même et sur un ton personnel investi d’un très beau regard sur le monde. Personnellement, cette lecture m’a charmée, et il y …

Frères : Un tout inclus dans l’aventure

Vous n’êtes pas du genre à lire des romans d’aventures, vous considérez la lecture de Moby Dick plutôt fastidieuse et celle de L’Odyssée d’Homère inaccessible? Ce qu’il vous faut, c’est Frères, le premier roman de David Clerson. Considéré comme un roman d’aventures, Frères parle avant tout de la relation entre deux frères, l’un manchot et l’autre avec des bras trop courts : Le premier, manchot, marchait devant, d’une démarche incertaine, comme si son membre manquant nuisait à son équilibre. Le second le suivait quelques mètres plus loin avec ses bras d’infirme, trop courts pour son corps. Tous deux avaient de l’eau jusqu’au ventre et la sueur coulait le long de leurs visages, si semblables avec leurs regards noirs et leur air de dieu étranger, primitif. (p. 9) Ils vivent à l’écart de la société dans une petite maison qui s’autosuffit avec leur mère, une femme qui devient de plus en plus sénile. L’écriture de Clerson est simple et sans superflu; chaque mot est pesé, chaque phrase est significative. Elle reflète cette simplicité de l’enfance qui parfois rappelle celle du Grand cahier d’Agota Kristof. Frères réussit …