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Le crépuscule des arcanes : la vraie histoire magique derrière les légendes québécoises

Si j’aime bien ouvrir mes horizons et lire un peu de tout, mon cœur a toujours une grande préférence pour la fantasy. Mais depuis quelques années, je développe également un intérêt marqué pour les romans du terroir québécois. Fille du Bas-du-Fleuve, j’aime parcourir le Québec et ses lieux enchanteurs grâce aux livres. C’est pourquoi j’ai été conquise par la trilogie Le Crépuscule des arcanes, de Sébastien Chartrand. J’ai commencé la lecture du premier tome, L’Ensorceleuse de Pointe-Lévy, sans trop savoir à quoi m’attendre. D’ailleurs, ma collègue Raphaëlle nous en parlait il y a quelques années dans cet article. Ce livre m’intriguait, car il redonnait vie au mythe de la Corriveau, et j’étais curieuse de voir comment ce personnage historique était intégré dans un roman de fantasy. J’ai été captivée dès les premières pages. Au début, les références à nos contes et légendes me faisaient sourire. Mais j’étais encore loin de me douter de l’envergure que pouvait prendre cet univers folklorique. De la fantasy canadienne L’histoire se déroule au Bas-Canada, vers la fin des années 1840. …

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Splendeurs et mystères au nord du 52e parallèle

J’ai découvert Ariane Gélinas à tout hasard, en tombant sur son roman Transtaïga sur les tablettes d’une librairie. Je venais tout juste de terminer ce livre lorsque j’ai visité la Côte-Nord pour la première fois. Je me rappelle très bien avoir contemplé la route, les forêts et les tourbières avec un regard différent. Comme si les images du livre se superposaient à la réalité. Quelle sensation étrange et libératrice. Et maintenant que je lis Quelques battements d’ailes avant la nuit, je me remémore à quel point j’ai souhaité tout laisser derrière pour m’établir sur la Côte-Nord, à l’instar de Séverine, le personnage principal de l’histoire. On tombe rapidement en amour avec cette façon dont Ariane Gélinas nous fait découvrir l’arrière-pays québécois. Elle possède un don pour concevoir des ambiances à la fois fantastiques et inquiétantes. Elle dépeint la beauté d’un endroit tout en y insérant une touche obscure, créant parfois un certain malaise. Les lieux sont toujours des éléments importants dans ses histoires. Ils peuvent même prendre vie, être habités d’une volonté, comme c’était le cas dans son …

Secrets de famille : La Noirceur de François Lévesque

Jeter des coups d’œil insistants aux pochettes des VHS de Chucky, au club vidéo du coin. Regarder Fais-moi peur! le samedi matin. Lire toute la collection Chair de poule, en quête de frissons. Visiter les lieux abandonnés les plus délabrés, entre Saint-Chrys et Franklin. Écouter sans m’en lasser les cris macabres d’une musique death metal, le son de mon disque man au plafond. Regarder la petite fille du film The Ring qui sort de la télé, sur repeat, jusqu’à une complète désensibilisation. On peut dire que mon amour du sombre et de l’horreur dure depuis longtemps. Bien que mon désir de noirceur se fasse de plus en plus discret en vieillissant, l’envie d’un roman d’horreur me prend encore de temps en temps. Dernièrement, j’ai lu l’excellent roman jeunesse Les Chiens de Allan Stratton. C’est ainsi que j’ai ressenti le besoin pressant de lire une autre histoire de maison hantée, cette fois-ci destinée à un lectorat adulte. Puisque je juge beaucoup trop souvent un livre par sa couverture, j’ai choisi La Noirceur de François Lévesque, qui me semblait plein de promesses. LA NOIRCEUR, François Lévesque …