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La figure du double : entre le bien et le mal

La thématique du double habite la littérature depuis des lustres. Elle obsède autant qu’elle fascine tous ceux qui y sont confrontés. D’une part, elle hante l’auteur qui chavire constamment entre deux positions : celle de son lui propre en tant qu’écrivain et celle de celui à qui il donne vie à travers ses écrits, à savoir le sujet de l’énonciation. D’autre part, cette thématique amène le lecteur à se questionner, vacillant dans une oscillation constante entre l’un et l’autre. Force est d’admettre que cette incertitude, cette ambiguïté qui s’apparente à de la curiosité malsaine, nous titille tous tôt ou tard, et ce, souvent sans qu’on s’y attende. Elle nous guette dans un coin sombre et puis, hop! elle se met à nous tirailler jusqu’à épuisement. Il en est ainsi lorsque l’on commence à l’analyser dans toute sa splendeur. Outre la littérature, le cinéma a aussi largement exploré ce thème. Nous n’avons qu’à penser à des films tels que Fight Club, Black Swan ou Enemy qui mettent en scène les drames de personnages se retrouvant aux …

Edgar Allan Poe ou les lectures inoubliables

Il y a de ces auteurs qui nous marquent à différentes étapes de notre vie. Enfant, je me suis éprise de la lecture grâce aux J’aime lire, à la Courte Échelle, au Club des Baby-Sitters et aux Frissons. Préado, je me suis tournée vers Anique Poitras, Judy Blume et bien d’autres. Puis, ado intense et très créative, j’ai découvert l’univers sombre de Poe qui convenait bien à la gamine contrariée que j’étais devenue. Le monde tel que je le connaissais changeait à vive allure, la vulnérabilité et la poésie des Nouvelles histoires extraordinaires m’allaient bien. J’ai dévoré ces nouvelles, un été durant, soir après soir avant de m’endormir et développé une fascination pour le personnage qu’il aspirait à être. Poe et moi, on se comprenait. Il maîtrisait l’art de mélanger le beau au moche, l’ingratitude de mon adolescence l’en remerciait. À ma lecture, je le soupçonnais tourmenté et le cerveau toujours en ébullition, des questions plein la tête, tout le temps. Cet été-là, Poe me donnait la permission de vivre ma tristesse, mes réflexions et …