Auteur : Marika Guilbeault-Brissette

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Paper Girls : les filles d’hier pour les enjeux de demain

Depuis peu, je me suis découvert une nouvelle passion pour le genre de la bande dessinée. J’ai toujours été une lectrice de manga, mais depuis l’automne, je me laisse surprendre par des bandes dessinées aux styles différents et aux provenances diverses. À ce propos, je vous ai déjà parlé de Rat Queens, véritable révélation littéraire pour moi. Je me suis aussi plongée dans Bitch Planet un peu avant Noël. En ce moment, j’hésite à me procurer le deuxième tome puisque la lourdeur de la trame narrative me demande une certaine volonté. Disons que je cherche présentement des lectures de détente, des lectures qui font du bien. Comme la vie est bien faite, je suis tombée sur la bande des Paper Girls et laissez-moi vous dire que ces filles ont comblé le sentiment de béatitude que j’espérais obtenir à travers la lecture d’un tout nouveau récit. Paper Girls, ça raconte quoi? Paper Girls est une bande dessinée américaine de Brian K. Vaughan, Cliff Chiang et Matt Wilson. Elle est traduite par la maison d’édition Urban Comics qui …

Recommencer à écrire pour soi

Je me suis remise à écrire. Détrompez-vous, ce n’est pas que j’avais arrêté. J’écris régulièrement pour vous, les lectrices et les lecteurs du Fil rouge. Je suis en rédaction de mémoire de maîtrise depuis plus d’un an. Oui, j’achève! Vivement avril 2018! J’écris toutes mes parties de Donjons et Dragons, ce qui équivaut à plus de 10h d’écriture par semaine. Certes, j’écris toujours et partout, mais ce que j’avais oublié depuis quelques années, c’était d’écrire pour moi. Loin de moi l’idée de vous faire croire que tous ces beaux projets ne me procurent aucun plaisir. Ils m’apportent tous, à leur façon, une grande satisfaction. Il demeure que chacune de ces écritures s’accompagne d’un échéancier, d’une date de remise. Récemment, j’ai donc ressenti le besoin de me replonger dans mon être pour aller voir ce qui s’y cachait. Il est si agréable d’être surpris par soi-même. La poésie Ce que j’y ai trouvé, c’est la poésie. Il y avait un moment que le genre n’était pas venu se pointer le bout du nez dans mon esprit. …

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Un brin de nostalgie avec La Belle Sauvage

Quelle merveilleuse surprise que nous réservait Philip Pullman, laquelle fut révélée un peu plus tôt cette année! J’avais mis la trilogie d’À la croisée des mondes bien derrière moi, dissimulée dans un coffre-fort où il me prend trop souvent l’envie de me replonger pour y redécouvrir à nouveau mes trésors d’antan. Cette fois, nul besoin puisque l’auteur de la série jeunesse nous offre une toute nouvelle saga qui s’ancre dans l’univers que nous avons connu auparavant à travers les aventures de Lyra Belacqua. À quoi peut-on s’attendre dans le premier tome de cette nouvelle trilogie, La Belle Sauvage, et ce, autant en tant qu’anciens admirateurs qu’en tant que nouveaux curieux? C’est ce que nous allons voir. Résumé Détrompez-vous, Lyra n’est pas la protagoniste principale de ce tout récent fragment d’épopée. Il s’agit plutôt de l’histoire d’un jeune garçon prénommé Malcolm, dont les parents sont propriétaires de l’auberge de la Truite. En fait, c’est précisément en ce lieu que le tout débute. En aidant aux tâches de l’auberge, Malcolm, garçon à l’esprit assez aventurier, avouons-le, a …

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Quand les filles prennent les armes

Il y a près d’un an, je suis embarquée dans un projet incroyable au sein duquel j’ai rencontré des personnes exceptionnelles. Ce projet donne la parole à des femmes talentueuses qui souhaitent parler de sujets divers en lien avec l’univers geek… Il s’agit du podcast Les Amazones qui est diffusé sur choq.ca. C’est durant l’une des émissions et grâce à la chronique d’une de mes collègues (en écoute libre juste ici) que j’ai découvert l’une de mes plus belles révélations de 2017, à savoir la bande des Rat Queens. Rat Queens est une bande dessinée qui prend la forme, en quelque sorte, d’une partie de Donjons et Dragons. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement des jeux de rôle, il suffit de vous imaginer une troupe de personnages, lesquels détiennent très souvent des capacités extraordinaires dans des domaines spécifiques tels que la magie, le combat, le stratège, à qui on offre des quêtes dangereuses dans lesquelles ils pourront mettre à profit leurs qualités. Dans Rat Queens plus précisément, on met en scène …

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La figure du double : entre le bien et le mal

La thématique du double habite la littérature depuis des lustres. Elle obsède autant qu’elle fascine tous ceux qui y sont confrontés. D’une part, elle hante l’auteur qui chavire constamment entre deux positions : celle de son lui propre en tant qu’écrivain et celle de celui à qui il donne vie à travers ses écrits, à savoir le sujet de l’énonciation. D’autre part, cette thématique amène le lecteur à se questionner, vacillant dans une oscillation constante entre l’un et l’autre. Force est d’admettre que cette incertitude, cette ambiguïté qui s’apparente à de la curiosité malsaine, nous titille tous tôt ou tard, et ce, souvent sans qu’on s’y attende. Elle nous guette dans un coin sombre et puis, hop! elle se met à nous tirailler jusqu’à épuisement. Il en est ainsi lorsque l’on commence à l’analyser dans toute sa splendeur. Outre la littérature, le cinéma a aussi largement exploré ce thème. Nous n’avons qu’à penser à des films tels que Fight Club, Black Swan ou Enemy qui mettent en scène les drames de personnages se retrouvant aux …

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En attente du prochain…

Je suis une grande impatiente. Rien ne m’énerve plus que de devoir attendre, et ce, peu importe dans quelle circonstance de la vie. Or, lorsqu’il s’agit de patienter pour la sortie d’un livre, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une suite, je deviens complètement intenable. Évidemment, le tout a débuté avec la série Harry Potter. Tout commence toujours avec les aventures du sorcier dans mon cas. Je me rappelle parfaitement l’attente interminable qui me torturait terriblement entre chaque lecture. Quel temps perdu qu’est celui où je ne pouvais me mettre sous la dent les nouveaux mots de J.K Rowling! Dans ces moments pénibles, mon imagination débordante de gamine ne pouvait s’empêcher d’inventer des scénarios improbables pour la suite des choses. Apparemment, plus nous vieillissons et moins nous changeons. Quinze ans plus tard, je me prête encore au même jeu. D’une part, je revis ce même sentiment d’attente, mais cette fois-ci avec l’oeuvre de George R.R. Martin. D’autre part, je me surprends à émettre moult théories sur ce qui attend les lecteurs dans le sixième livre de la …

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Quand la fiction modifie nos perceptions

Ce n’est probablement pas la première fois que nous mentionnons cela ici et ce n’est définitivement pas la dernière, mais les livres ont ce pouvoir, cette capacité de modifier notre vision du monde. Je ne peux plus compter le nombre de fois que cette transformation a opéré pour moi. Évidemment, nous sommes des humains facilement influençables, qu’il est possible de modeler. Des idées de partout viennent nous inspirer et l’univers littéraire regorge de petits trésors. Bien que cette expérience me soit arrivée à de nombreuses reprises, l’une de celles-ci est immanquablement la rencontre qui m’a le plus changée. Le monde de Bernard Werber a chamboulé ma conception de nos existences. J’ai découvert l’auteur français à travers Les Thanatonautes, possiblement son roman qui a eu le plus grand impact sur moi. En fait, ce qui m’a particulièrement attirée dans son univers, c’est que les deux protagonistes principaux, Michael Pinson et Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs, se fixent comme mission d’explorer le continent des morts. Cette aventure les mène à cartographier ce qu’il appelle la « terra incognita …

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Je marche avec Walt Whitman

Walt Whitman. Pilier de la poésie américaine. Figure de proue d’une poésie qui tardait à naître aux États-Unis. Homme chantant l’Amérique et sa nature luxuriante. Walt Whitman. Vous le connaissez. Son nom est mentionné ici et là, car il ne peut pas être oublié. Une fois que vous avez posé vos yeux sur ses vers, ses mots s’incrustent dans votre esprit, vos lèvres s’imprègnent de ceux-ci. La culture américaine se l’approprie, car il en est le représentant le plus reluisant du XIXe siècle. Le personnage de Roberto Benigni y fait référence dans le film Down by Law de Jim Jarmusch. Walter White, personnage principal de la série à succès Breaking Bad, se voit offrir son recueil de poésie Leaves of Grass. Qui ne se rappelle pas la récitation pleine de verve de O Captain! My Captain! de Robin William dans le film culte Le Cercle des poètes disparus? Walt Whitman est là pour rester. O Captain! My Captain! our fearful trip is done; The ship has weather’d every rack, the prize we sought is won; …

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Le phénomène du « rush » de lecture

Lorsque j’étais jeune, je pouvais passer des heures à m’adonner au plaisir de la lecture. Et quand je dis des heures, j’entends six à huit heures, voire dix, dans une seule et même journée. J’appréciais particulièrement les vacances de Noël et d’été pour cette raison. Je dois avouer qu’à l’époque je n’avais pas les internets, un cellulaire et Netflix, responsable numéro un de ma procrastination depuis 2014, pour dérober mon temps précieux. Bref, les livres représentaient mon unique bien. Depuis, les choses ont bien changé. Déjà, impossible pour moi de rester devant un livre pendant plus de trois heures et là, je suis généreuse. Quand ce ne sont pas mes pensées qui quittent le livre pour aller voir ailleurs si j’y suis, c’est mon cellulaire qui me rappelle que j’ai une notification Facebook. Il demeure que j’aime encore lire. En fait, j’oserais affirmer que j’aime toujours autant lire, mais évidemment, le mode de vie adulte ne nous donne pas toujours autant d’opportunités, et ce, bien que mon emploi en enseignement et mes études en littérature …

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Meilleur avant… la télévision

J’ai toujours eu un sentiment d’ambivalence lorsqu’un roman ou une bande dessinée était adapté au cinéma ou à la télévision. Un livre, c’est un tout. Un monument de papier. Une architecture complexe de mots. Je remets véritablement en doute l’expression Une image vaut mille mots. Rien ne vaut mille mots. L’image, c’est l’arrêt de mon imagination. C’est avoir tout cru dans le bec sans faire le moindre effort d’esprit. Mon pouvoir créateur se meurt devant les scènes qui défilent sous mes yeux. En effet, elles défilent. J’ai à peine le temps de les savourer qu’elles ont filé sous mes doigts. Les gens qui me connaissent bien le savent; j’aime dicter mon propre rythme. La lecture me le rend bien. Ma première expérience d’une adaptation cinématographique Je me rappelle de la première adaptation cinématographique que j’ai eu la chance de voir sur grand écran. Vous vous en doutez peut-être. Nous nous côtoyons depuis déjà quelques temps chers lecteurs et chères lectrices. Hé oui! Il s’agit du long-métrage Harry Potter à l’école des sorciers. À l’époque, j’avais …