Réflexions littéraires
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5 livres qui m’ont donné le goût d’écrire

J’ai toujours su que je voulais écrire, sans trop savoir la forme que ça pourrait prendre, sans trop savoir quoi dire, simplement écrire, car c’est tout (pas littéralement ) ce que je sais faire . C’est ce que je fais quand j’ai besoin de clarification, quand j’ai l’impression que tout tourne, que les murs s’effritent où qu’ils sont trop haut. C’est le médium qui me convient le mieux.

J’ai pour mon dire que chaque personne qui écrit n’est que le résultat des gens qu’il a lus, j’aimerais bien dire que ça vient de moi, mais Dieu sait que bien des gens l’ont dit avant cela.

Les œuvres qui influencent un auteur ne sont pas nécessairement des copies de ce qu’ils écriront plus tard, ni une compilation des sujets qu’ils veulent aborder, mais plus souvent qu’autrement, ces oeuvres allument une nouvelle étoile dans les yeux de celui qui le lit, un petit feu qui reste assez longtemps pour  qu’on se rappelle de l’étincelle quand vient le temps de mettre ses propres mots sur papier.

Narnia de C.S Lewis

Je n’ai jamais lu les sept tomes au complet, pas plus que j’ai fini ceux de Harry Potter, mais reste que j’ai été longtemps fascinée par  l’histoire de Narnia et  le monde fantastique créé par C. S. Lewis.  J’ai été vraiment impressionnée, du haut de mes 12 ans, quand j’ai appris qu’on pouvait lire la série complète dans deux ordres différents, soit l’ordre d’écriture ou bien l’ordre de publication. Les deux donnent un tout complètement différent. J’ai été aussi très intriguée par tout le sous-texte religieux qui, lorsqu’on en prend conscience, est assez prédominant. Ce n’est pas tant l’histoire qui m’a donné le goût d’écrire, mais c’est plutôt que, pour la première fois, j’ai pris conscience de tout ce qui pouvait se trouver entre les lignes d’un roman : toute la recherche, le travail, l’effort et l’attention mis dans la construction des mots.

Lettres à un jeune poète, Rainer Maria  Rilke

Lettres à un jeune poète, c’est LE  livre que plusieurs, si je ne m’abuse, auraient surement aussi sur leur liste.  Je me rappelle l’avoir longtemps vu traîner dans la bibliothèque de mes parents avant d’y jeter un premier coup d’œil. Je me rappelle aussi l’avoir souvent annoté de post-it pour garder tangiblement les meilleurs conseils de cette correspondance. C’est un amas de citations qui ne peuvent faire autrement que d’inspirer et de pousser à la réflexion et à la création.

« Pour l’instant, vivez les questions. Peut être, un jour lointain, entrerez-vous ainsi, peu à peu, sans l’avoir remarqué, à l’intérieur de la réponse. »

« Pour se conseiller, pour s’aider l’un l’autre, il faut bien des rencontres et des aboutissements. Toute une constellation d’évènements est nécessaire pour une seule réussite. »

« Si votre vie quotidienne vous paraît pauvre, ne l’accusez pas; accusez-vous plutôt, dites- vous que vous n’êtes pas assez poète pour en convoquer les richesses. Pour celui qui crée, il n’y a pas, en effet, de pauvreté ni de lieu indigent, indifférent. »

La frousse autour du monde –Bruno Blanchet

La frousse autour du monde m’a surtout donné le goût de l’aventure.  Mais outre cela, c’est avec ces chroniques que j’ai réalisé qu’écrire, ce n’était pas seulement écrire un livre, que les belles phrases ne se retrouvent pas seulement coincées entre 450 pages, mais qu’elles pouvaient aussi être concentrées dans une seule.  C’est avec la frousse autour du monde que j’ai réalisé qu’on n’avait pas toujours à tout inventer pour écrire, sans pour autant faire du journalisme. Ça parait si évident maintenant, mais quand le premier tome est sorti, ça l’était beaucoup moins à mes yeux.

Rue Deschambault

C’est une des premières fois que j’ai été en contact avec des nouvelles, autres que celles de Maupassant, qui sont presque un rite de passage au secondaire (la parure, tsé veut dire ) et c’est à ce moment que je me suis dit que je n’avais pas à me décourager de ne jamais être capable d’écrire assez de pages pour faire un roman (saviez-vous qu’au Québec, il faut un minimum de 70 pages pour qu’un manuscrit soit considéré comme un roman). Pour moi, c’est beaucoup moins décourageant de me dire que je peux raconter plusieurs histoires qui font un tout, que de devoir m’acharner à une histoire qui traine de la patte.

Cité de verre

Cité de verre, c’est un peu fermer la boucle et revenir à Narnia. C’est revenir à la découverte du travail incroyable qu’un auteur fait sur son ouvre, à tous les petits détails, à tous les liens, à tout ce qui se trouve entre les lignes de l’histoire et du texte. C’est vraiment un roman qui me fascine et qui me donne le goût de pousser ma réflexion plus loin et de réfléchir à chaque petit détail. Je ne saurais trop comment l’expliquer, ce serait un gâchis que de le faire, mais reste que Cité de verre me donne le goût d’écrire, non pas quelque chose de semblable (loin de là!), mais simplement écrire quelque chose de beau, jouer avec les mots et même se jouer d’eux.

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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