Au-delà des livres
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Vivre à crédit ; une histoire de conditionnement

La carte de crédit, ça peut-être une allié quand tu sais t’en servir et la pire des ennemies quand tu la prends pour une banque à pitons pour combler tous tes «  besoins ». Tsé veux dire.

Un des problèmes du crédit, qui s’applique même avec l’argent qui se trouve réellement dans votre compte, c’est son utilisation à des fins de gratification immédiate.

Des fois, j’ai l’impression de m’auto-conditionner comme on le fait avec un chien, de me donner une gâterie à chaque fois que je donne la patte, ou que j’ai une bonne note dans un examen.  On se félicite en dépensant, mais on finit par se sentir plus mal parce que, souvent, on dépense de l’argent qu’on n’a pas . Bon, se récompenser une fois de temps en temps, pour de vraies bonnes raisons, il n’y a rien de mal à ça, ce qui dérange plus, c’est acheter quand on se sent comme de la bouette pour se faire sentir mieux.

Exemple : si je suis vraiment anxieuse ou bien triste, ou bien si je me sens mal et je ne sais pas trop pourquoi, je vais aller m’acheter quelque chose, une nouvelle sacoche, des beaux cahiers, un nouveau livre que je n’aurai pas le temps de lire et je vais me sentir mieux, l’espace d’un instant.

Plus on embarque dans ce cercle, moins la gratification est longue et plus le sentiment de culpabilité prend de la place. Un jour, on s’en rend compte, on se dit qu’on va faire attention, et on recommence, on se sent encore plus mal, car on a compris le « pattern » , mais on ne peut pas

s’en empêcher, parce que ça nous fait sentir mieux et que ça donne l’impression d’avoir un peu de contrôle sur la situation, sur nos émotions .

Pour m’aider, je me suis trouvé quelques trucs pour essayer de déconditionner cette mauvaise habitude et d’avoir une relation ( oui, oui, je suis rendue à cet âge-là) plus saine avec mon argent.

Se récompenser sans le matériel. Ce n’est pas parce que j’ai eu une bonne note dans un travail, ou que j’ai passé une mauvaise journée au boulot, que je mérite de m’acheter un nouveau livre à chaque fois. Des fois oui, mais pas pour tout et pour rien. Alors, quand vous vous arrêtez pour rationaliser et réaliser que l’occasion ne mérite pas l’achat, dites-vous que vous pourriez plutôt prendre le temps d’écouter un bon film, de laisser les travaux de coté pour une soirée, de faire une activité avec des amies? Le but, c’est pas nécessairement que ça ne coûte rien, c’est que ça ne soit pas une gratification instantanée qui ne durera pas.

Ne pas faire attacher sa carte de débit à sa carte de crédit . Je parle ici en connaissance de cause, c’est comme si on avait toujours de l’argent, jamais de stop, c’est facile dans ce temps-là de ce dire, ah et bien j’ai plus d’argent, mais ma carte de crédit me le permet alors je peux bien m’acheter cette paire de bottes à talons que je ne porterai qu’une seule fois. Le pire, c’est que des fois, si on ne fait pas attention , on ne peut ne pas s’en rendre compte et embarquer sur la carte de crédit en croyant avoir encore de l’argent dans son compte bancaire .

Se concentrer sur l’émotion  et non sur la satisfaction de l’achat . La gratification qu’on a en achetant quelque chose ne dure pas longtemps pas seulement pour des raisons d’argent et de culpabilité, mais, car elle ne vient souvent que boucher un trou. Pourquoi pas se concentrer sur le pourquoi de l’émotion en essayant de comprendre et de régler le conflit intérieur, c’est plus long, mais c’est certain, vous vous sentirez mieux.

Au courant du mois d’octobre, Martine écrira un article sur « comment tenir son budget » , ne manquez pas ça si, comme moi, vous avez des difficultés à bien gérer votre argent.

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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