Le monde du livre
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Mon expérience au Salon du livre de Montréal

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Depuis que j’ai 16 ans, je vais au Salon du livre de Montréal. Cet événement est une religion pour moi. Peu importe ce que je fais dans cette semaine, je dois trouver un moment pour y aller. Même si je sais qu’il va y avoir un million de personnes, que je vais me sentir frustrée car je vais être coincée, que je vais stresser car je dois arriver une heure à l’avance au kiosque de l’auteur que je veux aller voir. Eh oui, je me mets une heure à l’avance pour rencontrer un-e écrivain-e que j’aime. En fait, chaque fois que je vais au Salon du livre de Montréal, c’est principalement pour rencontrer ces personnes. Parce que pour moi, les rencontrer, c’est comme rencontrer une «Rock star». Je veux dire par là, que peu importe le roman qu’ils ont écrit, j’ai aimé leur lecture, leur écriture, leur histoire et cela représente tellement pour moi que je me dois absolument de les remercier de m’avoir droguée à la lecture.

J’ai toujours des ami-e-s qui veulent venir avec moi, mais en fin de compte, je finis toujours par être seule, car moi, j’attends. J’attends impatiemment de rencontrer mon auteur! Mon objectif: en rencontrer plusieurs. Puis, je ne sais pas pourquoi, c’est toujours à ce moment que je parle le plus à des inconnus. Parce que l’amour des livres, l’amour que nous portons à l’auteur que nous allons rencontrer nous dénoue la langue. Ensuite, lorsque je rencontre l’auteur, il m’est arrivé plusieurs fois d’être paralysée par leur simple présence… ne sachant plus quoi dire. J’ai eu de nombreuses fois l’air ridicule, mais je suis prête à vivre ce supplice, seulement pour leur dire «merci» pour leur travail.

Lors de mes nombreuses participations au Salon du livre j’ai eu la chance de rencontrer :

Patrick Senécal: Première surprise du maître de l’horreur québécois: il zozote. Personnellement ça m’a surprise, parce que j’avais l’image d’un homme fort et sur de lui (reste qu’il l’est!!!), mais disons que ça m’a surprise. C’est un homme sympathique qui aime «jaser» avec ses lecteurs, il prend le temps de nous écouter. Ce qui est amusant avec Monsieur Senécal, c’est que pour chacun de ses romans, il y a une petite dédicace, une petite phrase qui est en lien avec le roman. Malheureusement, ça fait un peu impersonnel, mais l’idée est bonne.

Michel Tremblay : Un grand auteur québécois! J’étais heureuse de le rencontrer pour pouvoir lui dire en personne que j’adore sa pièce de théâtre «À toi pour toujours, ta Marie-Lou» qui me rappelle de beaux souvenirs. Je n’ai malheureusement pas lu beaucoup de ses romans, mais c’est toujours une excellente lecture.

Anne Robillard + ses acteurs : Anne Robillard est l’une des premières raisons du pourquoi j’allais au Salon du livre, j’avais 15 ans et j’étais fan de ses Chevaliers d’émeraude. J’ai eu la chance de la rencontrer près de 5 fois et c’est une femme vraiment sympathique. C’est une auteure qui prend beaucoup de temps avec ses fans. De plus, lorsque nous la rencontrons dans ce genre d’événement, nous rencontrons des acteurs qui jouaient ses personnages! Eh oui ! Aujourd’hui, je ne prends plus le temps de lire toutes ses séries, car je suis passée à autre chose disons… mais je l’adore quand même.

Bruno Blanchet : Ce fut ma plus belle rencontre l’année dernière; j’en avais les larmes aux yeux et surtout… je l’ai presque manqué, mais ça serait trop long à expliquer (maudite organisation du Salon). Bruno a une douce voix, prend le temps de nous écouter et surtout de rire avec nous. Nous sentons que c’est un homme nostalgique qui aime partager ses expériences de vies et raconter des histoires. Vraiment, cet homme est un vrai coup de cœur.

Éric Emanuel Schmitt : Je l’ai rencontré il y a deux ans, je crois, et c’est une des rencontres dont je suis la plus heureuse. C’est un auteur dont j’admire l’écriture et que je ne croyais pas avoir la chance de rencontrer un jour. Je garde précieusement son roman autographié : «La Part de l’autre».

Marc Levy & Guillaume Musso: Je les mets ensemble parce que, pour moi, ils ont le même style d’écriture. Je les ai aimé! Aujourd’hui, leurs histoires se ressemblent un peu trop à mon goût. Il reste que ce sont deux hommes qui semblent très timides (ont-ils peur de notre accent ?), mais ils restent très attentionné. Après tout, après avoir lu leurs livres, on se rend bien compte qu’ils doivent être romantiques, non ?

Kathy Reichs : Je l’ai rencontré pour ma mère et la chose que je peux dire de cette femme c’est qu’elle est efficace. Lorsque nous allons dans la file d’attente, il a des gens qui travaillent au Salon pour prendre en note le nom que nous allons faire dédicacé dans notre livre. Par la suite, le post-it avec le nom est collé sur le livre. Une fois devant Madame Reichs, elle n’a qu’à regarder le nom l’écrire dans le livre. C’est, disons, très impersonnel… mais bon, au moins, avec elle, nous n’attendons pas des heures.

Michel Rabagliati : Homme attachant par son écriture et ses dessins. Monsieur Rabagliati prend le temps de nous faire un petit dessin de Paul pour dédicace. Il est sympathique et vraiment facile d’approche!

Iris & Zviane : Les deux auteures de la série de BD «L’ostie d’chat» sont deux femmes vraiment gentilles et attentionnées. Elles prendront le temps de t’écouter, de savoir ce que vous aimez de leur BD, si vous aimez les dessins et si vous faites aussi des BD. Vraiment, elles sont charmantes et nous avons aussi la chance d’avoir des dessins personnalisés de leur personnage.

Cette année j’ai eu la chance de rencontrer mon idole de jeunesse Dominique Demers, Geneviève Pettersen et d’autres écrivains déjà cités plus haut. À chaque fois que je vais à cet événement je sors avec le sourire.

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Avoir une bibliothèque de plus en plus grosse est l’un des projets de vie de Karina. Apprendre et avoir plusieurs perceptions le sont également. Après avoir fait une technique en travail social au Cégep du Vieux-Montréal et travaillé quelques années dans des organismes communautaires (ce qu’elle continue de faire avec joie), elle poursuit ses études en faisant un certificat en études féministes à UQÀM. La littérature lui permet donc de voyager et d’avoir d’autres lunettes sur le monde.

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