Littérature québécoise
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Le vendeur de goyaves ou la neuvième incarnation de Vishnu

couvtriptyque

On connait tous l’Inde en tant que pays, bien entendu, mais les particularités de sa culture et de ses religions restent un peu moins connues. Au moment même où j’ai eu ce livre entre les mains, j’avais un cours à l’université où on parlait de l’hindouisme. Belle coïncidence qui m’a permise de ne pas trop être perdue dans ma lecture. Ce n’est pas que c’est mêlant, c’est plutôt que j’aime comprendre ce que je lis au-delà du mot lui-même.

Le vendeur de goyave se situe donc dans une Inde rurale et met en scène le jeune Hilmu, vendeur de goyaves au marché du village. Un jour, un évènement vient perturber la vie du jeune garçon et, comme tout bon élément perturbateur, une quête s’en suit.

Lorsque Hilmu quitte son village, ce qui devait n’être que le temps d’une journée, mais c’est bien plus qu’une simple aventure qui l’attend. Il devient, contre son gré, l’effigie d’un nouveau temple religieux, soignant les gens avec l’esprit de Vishnu dans sa main. Au delà de ce récit rocambolesque qui n’est pas sans rappeler le roman (et le film) Le pouilleux millionnaire, mais à saveur spirituelle, c’est un véritable cheminement de vie que réalise Hilmu.

Inspiré d’un voyage en Inde de quatre mois, Ugo Monticone nous propose un parcours plein de sagesse où les leçons de vie s’accumulent  jusqu’à la fin du roman. Le lecteur est immergé dans l’esprit spirituel et religieux de l’hindouisme. Le récit de Hilmu pourrait aussi bien être un récit mythologique Hindou que celui d’un jeune vendeur de goyaves et, en fait, on pourrait dire que c’est un peu des deux.

C’est un roman qui se lit rapidement, facilement et qui vaut la peine d’être lu. L’histoire est entraînante à souhait et j’ai vraiment apprécié toutes les saveurs qui teintent le récit. Bien que je n’aie jamais mis les pieds en Inde, j’ai eu l’impression de m’y retrouver, l’instant d’une lecture.

Sur une autre note, il existe aussi une version numérique accessible gratuitement à l’achat du livre. Cette version promet des vidéos et photos du voyage de Ugo Monticone. L’idée est vraiment intéressante et innovatrice. Par contre, j’ai une tablette Windows et l’application n’est disponible que sur ipad (si vous voulez avoir les images et les vidéos).

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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