Littérature québécoise
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Les fausses couches

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Le quatrième de couverture de ce roman m’a intriguée au moment même où j’en ai pris conscience.  Récit d’enfance, autofiction et épisode particulièrement intense de La famille Addams, « count me in ».  Les fausses couches se lit rapidement, mais il faut le lire en prenant son temps. Prendre son temps non pas pour essayer de décortiquer l’histoire, mais plutôt pour en savourer les mots.

Will vit dans une famille de cinglés, c’est le moins qu’on puisse dire. Les fausses couches est une porte d’entrée dans cette dite famille chez qui rien ne tourne rond. Avec son premier roman, Steph Rivard nous transporte dans un monde où le langage est le plus important des personnages, où rien ne fait sens, où la folie règne en tant que matrice sur les oncles, tantes, cousines, frères et parents .

Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris, je ne suis même pas sûre d’avoir compris une seule chose si ce n’est que ce n’est pas important à l’appréciation de ce roman. L’important, c’est de se perdre et de s’immerger dans la même folie que celle de Catherine, la cousine de Will, que celle d’Edouard, le père de Catherine, de Solange, de Bernadette…. L’important, c’est de se laisser bercer par le langage .

Rivard nous berce dans une douce folie avec ses constructions langagières et ses personnages. On en vient à oublier tout ce qui semble ne pas tourner rond dans cette famille, on oublie presque les liens consanguins, l’isolement et l’absence. On se perd dans la naïveté du jeune Will, naïveté qui s’effrite au même rythme que la folie ravage.

Autant le langage est un personnage en soi, tous ceux qui vivent dans ce roman de Steph Rivard ne sont pas non plus à négliger. L’excentricité et la démence de chacun sont accentués dans tous les jeux de mots, dans le langage poétique de l’auteur autant que dans les mots d’enfance qu’il place en Will.

Et, pour reprendre les mots du quatrième de couverture, «c’est aussi une lettre d’amour à l’importance des liens familiaux, aussi désaxée cette famille soit-elle».

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

2 Comments

    • yééé 🙂 je sais pas trop pourquoi, mais l’écriture m’a vraiment marqué. En plus, c’est écrit du pts de vue d’un enfant, c’est toujours winner pour moi dans ce temps là

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