Bande dessinée et roman graphique
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Le pouvoir de l’amour

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photo:Marjorie

Au primaire, j’avais un dédain (et le mot n’est pas léger) pour les BD. Je ne sais pas d’où ça me vient, mais dans ma tête il n’existait que Calvin et Hobb, TinTin, Lucky Luke et les Archie, rien pour me faire aimer cet univers. J’ai passé mon secondaire et mon cégep sans vraiment m’intéresser au genre, dans un mélange d’indifférence et de méconnaissance. Vient l’université, dans un cours, lors de la session que j’ai passée à l’UdeM, notre prof nous fait lire deux romans graphiques que j’avais bien aimés. Sans pour autant être devenue une fan du genre, j’ai commencé à regarder un peu plus ce qui se fait dans le milieu, au Québec.

C’est comme ça que j’ai découvert Le pouvoir de l’amour et autres vaines romances de  Yves Pelletier et Iris. Cette BD est sur mon tableau pinterest «Je veux tout, tout de suite et ici» (Shoutout à Ariane Moffat) depuis au moins un an et ce n’est que tout récemment que j’ai enfin mis la main dessus, grâce aux éditions La pastèque.

Si vous cherchez ou vous vous attendez à lire des histoires de romances à la «il se marièrent et eurent beaucoup d’enfants» et bien n’y pensez même pas. Dans Le pouvoir de l’amour… on se trouve devant un tout autre registre que je ne pourrais nommer autrement que par absurde ou bien humour noir. Chacune des histoires est plus absurde que les autres, débutant de manière tout à fait normale, il n’en faut pas long pour que les récits prennent un tournant pour le moins inattendu.

J’ai été agréablement surprise par l’ingéniosité de chacune des histoires et les tournants parfois plutôt «noirs». Bien sûr, quelques-uns des récits tombaient un peu moins dans mes cordes, mais de façon générale, j’ai vraiment apprécié ma lecture. J’ai trouvé que l’imagination derrière chacune des tournures absurdes était bien pensée et que les illustrations collaient bien à «l’ambiance » de l’oeuvre.

À travers l’absurde, on retrouve aussi le quotidien, la réalité et des comportements auxquels on est familier, de près ou de loin. En amalgamant ces deux esprits dans une même oeuvre, on obtient des récits qui font sourire en entremêlant les «Bin voyons donc» et les «Ha, c’est tellement vrai !»

Je vous le conseille si vous cherchez une légère lecture à lire au parc ou bien sur votre balcon, question de prendre une petite pause d’une heure pour réaliser qu’il y a bien pire que vous.

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Photo: Marjorie

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Photo : Marjorie

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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