Littérature québécoise
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Des nouvelles de ta mère ou l’art de bien jouer la carte de l’éclectisme

Sans titre

Équivalent livresque d’une soirée à micro ouvert, Des nouvelles de Ta Mère est un ouvrage collectif invitant les auteurs et amis de la maison à explorer les formes et les sujets qui les intéressent, sans aucune contrainte.

Ce sac à surprise littéraire, dans lequel se côtoient pêle-mêle des relations conjugales avec un crustacé, le Festival de Cannes, la haine objective des selfie sticks, de jeunes combattants de l’État islamique, le féminisme de Taylor Swift et le travail de forain d’Éric Lapointe, pour ne nommer que ceux-là, est un espace de liberté réjouissant et étrange et un concentré touffu de découvertes.

Quand on donne carte blanche à des auteurs et qu’on décide d’en recoller les pièces pour en faire une courte pointe, on obtient soit quelque chose qui ne fait pas beaucoup de sens, soit quelque chose qui fait encore moins de sens mais dont on ne peut dénier la qualité et l’audace.

C’est justement le pari qu’ont réussi les éditions de Ta mère en publiant le collectif Des nouvelles de ta mère. Rien ne permet de racoler chacune des nouvelles, si ce n’est que le recueil lui-même.

On se retrouve plongé dans un mélange qui amalgame essais, bds, conversations et récits, tous d’une dizaines de pages maximum, parfait pour votre trajet commun matinal.  J’ai particulièrement apprécié le texte sur le selfie stick, celui sur Cannes ainsi que celui sur Taylor Swift, il ne faut pas pousser très loin pour se rendre compte que plusieurs des textes se rapprochent de phénomènes actuels et de « pop culture ». C’est ce que j’ai bien apprécié de l’oeuvre; d’y retrouver autant d’encrages dans certaines sphères actuelles, avec un regard à la fois intelligent, sarcastique par moment, dans lesquels on sent bien l’absence de restrictions, sans toutefois se retrouver dans un épuisant bordel d’idées.

C’est le type de lecture qui se lit d’une traite, qu’on referme en se demandant un peu, le sourire aux lèvres, ce qu’on vient de lire, ou bien qu’on lit petit à petit, nouvelle par nouvelle, dans le métro, le temps d’un trajet qu’on ne voit pas passer.

 

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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