Littérature québécoise
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L’univers d’enfants à travers le regard d’adulte

testJe n’ai pas de genre littéraire favoris, pour ainsi dire, mais j’affectionne particulièrement certains types d’écriture, certains types de narration. L’un des genres qui vient particulièrement me chercher est celui où l’auteur fait parler un enfant, où ce sont les réflexions, les états d’âmes et les actions d’un enfant qui sont mis en mots. Je trouve que ça prend un talent et une plume bien particulière pour être capable d’aussi bien rendre tout ce qui peut bien se tramer dans la tête d’un jeune.

C’est avec Émil Ajar et Momo ( La vie devant soi, Romain Gary) qu’a commencé mon amour pour ce type de récit, oeuvre qui, dans son genre, est encore bien difficile à égaler à ce jour. Il va donc sans dire que, en recevant une copie épreuve de Le monde par-dessus la tête de Caroline Paquette, j’avais quelques attentes.

Le quatrième de couverture se lit ainsi

Organisées en triptyques, trois novellas se répondent pour illustrer et décrypter ce qui fait l’essence d’un univers d’enfants.

Une chasse-galerie inversée, vue depuis un party de Noël, une enfant immobilisée dans la foret de son silence, une petite fille malhabile comme un cygne parmi les canards, trois histoires d’enfance, mais racontées par les adultes qu’ils sont devenus.

L’auteure a voulu rendre à l’enfant qu’elle a été la capacité de dire ce qu’elle a vu.

Et rappelle aux adultes ce qu’ils ont, pour la plupart, oublié ; la force d’impression que la réalité peut avoir sur nous quand on est tout petit.

Il faut dire que le mélange entre récit d’enfance et plume d’adulte est plutôt intéressant. Dans les trois récits proposés par l’auteure, il est question de voix d’enfants, racontées par les adultes qu’ils sont devenus, sans pour autant avoir accès aux réflexions d’adultes, mais sans non plus tomber dans le langage et le regard d’enfant comme l’on fait plusieurs autres.

C’est vraiment cette forme qui m’a surprise, plus que les récits eux-mêmes. Revivre des parcelles de l’enfance à travers un discours d’adulte est  intéressant de par sa forme et son approche. L’auteure a bien su rendre la façon dont on se rappelle être enfant, tout en mettant l’emphase sur le grandiose et  sur tout ce qui fait que les enfants perçoivent le monde de manière aussi particulière.

Les trois novellas proposent une facette de l’enfance différente et, comme il est mentionné sur le quatrième de couverture, illustre et décrypte ce qui fait l’essence d’un univers d’enfant.

Le fil rouge tient à remercier les éditions XYZ pour cette copie de presse .
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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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