Littérature étrangère
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L’angoisse chez Baby Jane

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Sur ma PAL, il y a Purge de Sofi Oksanen depuis presque deux ans. Un jour je vais m’y plonger. D’ici là, j’ai aperçu le court roman, Baby Jane et je n’ai pas pu faire autrement que de l’acheter et ce, à cause du quatrième de couverture qui m’a intriguée.

Qu’est-il arrivé à Pikki, la fille la plus cool d’Helsinki, qui vit désormais recluse dans son appartement ? Submergée par de terribles crises d’angoisse, elle ne parvient plus à faire face au quotidien. Sans compter les problèmes financiers. Comment gagner sa vie lorsqu’on refuse d’interagir avec le monde ? La narratrice, son grand amour, tente de l’aider comme elle peut. Ensemble, elles vont monter une entreprise d’un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes. Au mépris d’elle-même, elle va essayer de sauver Pikki.

Dans ce bouquin, la finlandaise Sofi Oksanen nous entraine dans une passion dévorante entre deux femmes, mais surtout dans une réflexion sans merci et incroyablement franche envers la maladie mentale. Le personnage principal tombe amoureuse d’une femme de 10 ans son ainée, Pikki, la fille la plus populaire et en confiance qu’elle n’ait jamais rencontrée. Ensemble, elles vivent un amour puissant qui devient rapidement invivable suite à la consommation de Pikki et surtout, de son anxiété profonde qui l’empêche de sortir. 

La narratrice est amoureuse folle de Pikki et tente de comprendre, d’accepter et d’aider celle qu’elle aime. Or, cela devient de plus en ardu, Pikki ne peut plus la voir sans consommer de l’alcool, des multiples antidépresseurs et fait faire toutes ses commissions par une ancienne amante. Cette dernière devient la troisième roue du couple ; elle fait leur lavage, leur épicerie, etc. 

Par-dessus tout cela, les deux amoureuses créent une entreprise par téléphone où elles tentent de faire de l’argent en manipulant des hommes. Néanmoins, le but du récit n’est pas là. C’est vraiment dans la détresse des deux femmes que la force du récit se plonge, le réalisme de l’angoisse comme du sentiment de panique relié à l’anxiété sont des éléments qui m’ont fait accrocher à ce récit franchement empreint de folie, mais aussi d’amour. 

Ce bouquin m’a vraiment plu, même si je n’avoue pas avoir été charmée par le style de l’écriture. Non qu’il est mauvais ou dérangeant, mais il reste relativement froid. C’est surtout par la force des thématiques et de la façon dont les maladies mentales sont présentées dans ce court roman que j’ai su trouver un intérêt à cette lecture. Les critiques envers Purge sont élogieuses et j’avoue que cela me motive un peu plus à le lire la prochaine fois où j’irai piger dans ma Pile à lire.

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Parfait à lire dans son bain!

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Lectrice invétérée, Martine est bachelière en études littéraires et la cofondatrice du Fil rouge. Créative et inspirée, elle a l’ambition de faire du Fil rouge un lieu de rassemblement qui incite les lectrices à prendre du temps pour elles par le biais de la lecture. Féministe, elle s’intéresse aux paradoxes entourant les mythes de beauté et la place des femmes en littérature. Elle tentera, avec ses projets pour Le fil rouge, de décomplexer et de dédramatiser le fait d’être une jeune adulte dans une société où tout le monde se doit de paraitre et non d’être. Vivre sa vie simplement et entourée de bouquins, c’est un peu son but. L’authenticité et l’imperfection, voilà ce qui lui plait.

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