Poésie et théâtre
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Queue cerise : entre absurde et inconscient

 

queue cerise

David Ospina

Samedi soir, Martine et moi avons été invitées à assister à la pièce Queue cerise d’Amélie Dallaire, mise en scène par Olivier Morin. Après un souper pas trop fancy au Fameux coin Mont-Royal et Saint-Denis, on s’est dirigées vers le Théâtre d’Aujourd’hui, ne sachant pas trop à quoi s’attendre.

Queue cerise est une pièce à la prémisse bien simple, bien ancrée dans la réalité. Michelle commence un nouveau boulot auquel elle ne comprend rien, voilà tout. C’est à partir de cette ligne directrice que tout part en vrille, la réalité devient accessoire et laisse place à l’absurde, à l’inconscient, à toutes ces parties de nous qui se terrent dans les recoins de nos esprits.

Premièrement, s’il y a une chose à savoir en allant voir Queue cerise, c’est qu’il ne faut pas essayer de s’attarder à tout comprendre, ni à vouloir délimiter la réalité du rêve et de l’inconscient. C’est peine perdue et c’est mieux comme ça.

Cette pièce a tout pour charmer son auditoire. C’est d’un humour absurde qui fait rire, beaucoup plus que ce à quoi je m’attendais. C’est surtout drôle parce qu’on réussit à s’y retrouver dans l’absurdité de ce qui se passe parfois entre nos deux oreilles, à se reconnaître dans certaines des choses qu’on ne dit pas, mais qu’on pense, dans certains questionnements qu’on ose à peine mettre en pensée et encore moins en parole.

Le jeu des acteurs est bon, les décors sont simples, la mise en scène est astucieuse, mais c’est surtout le texte, les jeux de langage et tout ce qui se trouve derrière l’écriture qui m’a fascinée. L’inconscient, le rêve, toute cette réflexion entre le vrai et l’imagination est à la fois si personnelle, mais, comme on le constate dans la pièce, possède une certaine universalité dans laquelle on se reconnait assez pour en rire et dans laquelle on se reconnait aussi juste assez pour ne pas se trouver trop étrange, mais quand même un peu.

En somme, Queue cerise est une pièce empreinte de modernité, écrite sans tabous, sans pudeur. On y explore les fines limites entre réalité et rêve, entre conscient et inconscient, on rit tout fort et on en ressort en se demandant un peu ce que faisait vraiment Gandalf au même moment ou l’on regardait la pièce. #petiteinsidejoke

La pièce est présentée au Théâtre d’Aujourd’hui jusqu’au 13 février.

Pour plus d’informationshttp://www.theatredaujourdhui.qc.ca/queuecerise

 

Le fil rouge tient à remercier RuGicomm média pour l’invitation.
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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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