Littérature canadienne
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Avant que tout s’effondre

«Seule survivante d’un pacte de suicide, Ang fait partie de la scène musicale underground, obsédée par l’idée que la fin du monde est proche. Mais quand elle arrive finalement, Ang et ses amis ne trouvent pas la libération qu’ils espéraient. Au lieu de cela, ceux qui sont encore en vie sont affamés et luttent pour survivre dans un monde sans repères. Sombre et envoûtant, Avant que tout s’effondre mêle poésie, culture punk rock, drogues et surréalisme pour raconter l’histoire d’une jeune fille face à l’anéantissement de toute espérance.»

Voici l’univers que Liz Worth nous fait découvrir. Un monde post-apocalyptique où l’eau, l’hygiène et la nourriture se font rares; où les chiens sont rois, où le seul moyen de supporter la vie est de consommer et de consommer et de consommer. Drogue, musique, parce qu’il ne sera jamais question de survie. Ang, personnage central de l’histoire, vit la Fin. C’est ainsi qu’ils appellent ce nouveau siècle: la Fin. Ils ont raison, parce que plus rien ne vit.

Tout commence par le suicide raté d’Ang. Elle nous raconte son histoire d’amour pour Hunter, l’un des membres d’un groupe très influant. Elle fait partie des «populaires». Tout au long du récit, elle nous soulignera son amour pour Hunter et son désir de vouloir mourir avec lui. Est-ce Hunter qui a fait en sorte qu’elle reste vivante? Ou est-ce son désir d’autodestruction qui la maintient en vie? Dépression, destruction et drogue sont au rendez-vous. Ang quitte sa famille, toute sa vie. Elle se lie d’amitié avec Aimee et ensemble elles sont avec d’autres jeunes adultes qui tentent de (sur)vivre à la Fin.

«Avant que tout s’effondre» n’est pas la lecture des plus heureuses que j’ai lues. En fait, Liz Worth n’apporte aucun espoir. Elle emmène ses personnages dans l’autodestruction la plus totale. Rien n’est réellement réconfortant dans son univers. Par contre, sa mélancolie et son amour pour la musique m’ont rejoint. Elle met beaucoup d’importance au pouvoir des mots. C’est pourquoi nous retrouvons la poète en elle avec toute sa poésie qui apporte une beauté au roman.

Je tiens à remercier les Éditions XYZ pour cette lecture !

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Avoir une bibliothèque de plus en plus grosse est l’un des projets de vie de Karina. Apprendre et avoir plusieurs perceptions le sont également. Après avoir fait une technique en travail social au Cégep du Vieux-Montréal et travaillé quelques années dans des organismes communautaires (ce qu’elle continue de faire avec joie), elle poursuit ses études en faisant un certificat en études féministes à UQÀM. La littérature lui permet donc de voyager et d’avoir d’autres lunettes sur le monde.

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