Au-delà des livres
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Une nouvelle maison pour tous les sorciers

Je ne suis pas une grande admiratrice des fanfictions et des écrits sur les extensions d’univers littéraires. Je m’explique. Lorsque je lis une série de livres (mettons Harry Potter, évidemment), je ne m’acharne pas nécessairement sur toutes les nouvelles qui sont publiées sur Pottermore ou sur les forums de conversation de La Gazette du sorcier. Nous pourrions dire que je suis une puriste et que le classique me satisfait.

Or, je dois vous avouer que les mots de J.K Rowling me manquent terriblement ces derniers temps. J’ai tenté de remédier à la chose en me replongeant dans la série. Depuis bientôt un an, j’ai entamé la lecture à voix haute des sept tomes à mon amoureux qui ne les avait jamais lus auparavant, question de combler mon besoin de sorcellerie. Bien que l’activité soit géniale, il semble me falloir plus.

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Crédit: Le Figaro

Apparemment, J.K Rowling est magique et a entendu mes souhaits, puisque depuis quelques mois les projets en lien avec l’univers de notre sorcier préféré n’ont cessé de croître. Je pense, entre autres choses, au film Les animaux fantastiques, tiré d’un des livres de la saga prenant la forme d’un glossaire, qui prendra l’affiche en novembre prochain. Il y a aussi la pièce de théâtre Harry Potter et l’enfant maudit, qui se déploie présentement à Londres et qui sortira en format papier en français en octobre (spoiler alert: j’en ferai la critique à l’automne). Or, ce qui a particulièrement attiré mon attention récemment, ce sont les écrits publiés par J.K Rowling sur l’histoire de la magie en Amérique du Nord et plus précisément, sur les événements ayant conduit à la création de l’école Ilvermorny.

Tout a commencé le 28 juin alors que des chapitres portant sur l’histoire de la magie en Amérique du Nord faisaient leur apparition sur Pottermore. L’auteure prolifique avait déjà affirmé que plusieurs autres écoles que celles que l’on connait (Poudlard, Beauxbâtons et Durmstrang) existaient. Vous pouvez facilement imaginer mon excitation à l’idée d’en découvrir davantage sur le monde de la magie. En plus, les nouveaux événements se passeraient sur mon territoire. Les chapitres racontent donc l’arrivée des premiers sorciers et la création de leur communauté sur le contient Nord-Américain, du XIVe au XXe siècle. Rowling s’inspire des faits historiques que nous connaissons pour faire des liens avec le monde magique qu’elle crée. Cette façon de faire participe à la crédibilité de ses écrits et permet de bien relier le tout. Vous pouvez d’ailleurs lire les quatre chapitres traduits en français ici. Or, tout cela n’était que prémisse pour quelque chose de beaucoup plus grand: l’avènement de Ilvermorny, une  nouvelle école de sorciers. Il s’agit en fait du récit d’Isolt Sayre, nouveau personnage de la saga duquel je suis immédiatement tombée sous le charme.

L’histoire d’Ilvermony

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Crédit: Pottermore

Isolt Sayre est née de deux parents sorciers en Irlande. Sa tendre enfance se passe dans la joie et l’amour familial jusqu’à ce que ses géniteurs meurent dans un tragique incendie alors qu’elle n’est âgée que de cinq ans. Sa tante, Gormlaith Gaunt, femme dérangée et cruelle, la prend sous son aile et décide de l’élever dans l’idéologie des sang-pur. Elles vivent donc recluses puisque la vieille tante refuse d’envoyer Isolt à Poudlard, endroit qu’elle qualifie d’ignoble, car acceptant les sang de bourbe. La femme lui fait donc l’école à la maison et lui en apprend tout de même beaucoup sur l’établissement en question. Elle accompagne son enseignement d’expériences malsaines sur des moldus égarés ou sur des animaux sans défense.

Un jour, Isolt prend son courage à deux mains et vole la baguette de sa tante avant de s’enfuir de sa prison. Elle quitte d’abord vers l’Angleterre, mais elle sait que la vieille femme la cherche furieusement. Elle décide donc de couper ses cheveux, de se donner un nouveau nom Elias Story (celui d’un garçon) et  de quitter pour le Nouveau Monde.

La jeune sorcière se cache sur son continent d’accueil et rencontre deux créatures magiques: le puckwoodgenie et le hidebehind. Elle se lie d’amitié avec le puckwoodgenie, qu’elle nomme William, en mémoire de son père. Bientôt, elle découvre une nouvelle bête, le serpent cornu, animal avec lequel elle arrive à communiquer. Plus tard, elle finit par rencontrer des gens de son espèce, deux jeunes garçons blessés qu’elle décide d’amener à l’abri afin de sauver leur vie. Elle découvre rapidement que les enfants sont des sorciers.

À peine quelques jours plus tard, Isolt rencontre un homme No-maj (non-sorcier) du nom de James, de qui elle tombe follement amoureuse. C’est donc de leur amour et de l’intérêt des deux garçons adoptifs, Chadwick et Webster, pour l’école Poudlard qu’est née une nouvelle école de magie, Ilvermorny. Inspirés par les détails que leur raconte Isolt sur l’école de Poudlard, les garçons décident de créer quatre maisons pour leur propre établissement: le Serpent cornu, la panthère Womatou, l’Oiseau-tonnerre et le Puckwoodgenie.

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Crédit: Mugglenet

La maison du Serpent cornu représenterait l’esprit et formerait les érudits.

La maison de la panthère Womatou serait plutôt basée sur le corps et accueillerait les guerriers.

La maison de l’Oiseau-tonnerre se constituerait de l’âme des aventuriers.

Finalement, la maison du Puckwoodgenie représenterait le coeur et les guérisseurs.

Très rapidement, la naissance d’une école de sorcellerie sur le continent Nord-Américain se met à attirer les sorciers avides d’apprendre et l’établissement prend de l’expansion. Malheureusement, la rumeur traverse les eaux et se rend jusqu’en Irlande où la tante Gaunt apprend la nouvelle…


Je m’arrête ici afin de vous inciter à lire la suite maintenant disponible en français juste ici. Je vous encourage vraiment à lire l’histoire en entier puisque j’en fais seulement un très bref résumé dans l’article présent. D’ailleurs, je suis certaine que vous êtes déjà emballés par l’histoire de cette nouvelle sorcière et par la suite de son ascension. Pour ma part, je dois maintenant redonner leurs lettres de noblesse aux écrits publiés sur le tard ayant comme mission d’élargir un univers littéraire déjà connu.

Après toutes ces années, J.K Rowling ne perd pas la main et réussit encore à nous surprendre. Elle m’ensorcelle toujours autant presque 15 ans après notre première rencontre à travers les lignes. Comme une enfant, j’ai encore cherché à savoir dans quelle maison j’étais. En fait, elle a pensé à tout puisque vous pouvez répondre au test en ligne (malheureusement, seulement en anglais pour le moment) en vous rendant sur le site Pottermore et en vous créant un profil. C’est gratuit et tellement intéressant.

Alors, de quelle maison êtes-vous?

 

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Mais qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l’infini de la jouissance?» (Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris) Les vers de Baudelaire auront été la source de son épanouissement en tant que bizarroïde de ce monde. La poésie, Marika la vit au quotidien à travers tous les petits plaisirs qui s’offrent à elle. Une grimace partagée avec une fillette dans le métro, la fabrication d’un cerf-volant dans un atelier strictement réservé aux enfants, un musicien de rue interprétant une chanson qui l’avait particulièrement émue par le passé, lui suffisent pour barbouiller le papier des ses pensées les plus intimes. Chaque jour est une nouvelle épopée pour la jeune padawan qu’elle est. Entre deux lectures au parc du coin, un concert au Métropolis et une soirée au Cinéma du Parc pour voir le dernier Wes Anderson, elle est une petite chose pleines d’idées et de tatouages, qui se déplace rapidement en longboard à travers les ruelles de Montréal. Malgré ses airs de gamine, elle se passionne pour la laideur humaine. Elle est à la recherche de la beauté dans tout ce qu’il y a de plus hideux. Elle se joint au Fil Rouge afin de vous plonger dans son univers qui passe des leçons de Star Wars aux crayons de Miron en faisant un détour par la voix rauque de Tom Waits et le petit dernier des Coen. Derrière son écran, elle vous prépare son prochain jet, accompagnée de son grand félin roux, d’une dizaine de romans sur les genoux et d’un trop plein de culture à répandre

6 Comments

  1. Thunderbird ! Et contente de l’être ! J’ai trouvé génial le fait de ne pas connaître les maisons et donc de ne pas pouvoir « prévoir » en quelque sorte, le résultat du test.

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    • Marika Guilbeault-Brissette says

      Yeahhh! C’est l’une des deux maisons qui me paraît la plus intéressante. Oui c’est un coup de génie de la part de J.K, une fois de plus. 🙂

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