Littérature jeunesse
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Le garçon sans visage; une perle jeunesse à découvrir

J’ai découvert Le garçon sans visage de l’auteure française Kochka alors que j’entamais mon dernier stage en enseignement. Mon enseignante associée se faisait un devoir de faire découvrir à ses élèves des ouvrages qui s’éloignaient de leurs lectures habituelles, d’ouvrir leur horizon sur quelque chose de différent, de jamais lu, de jamais vu. Puisque j’étais alors en charge de la classe, c’était à moi de faire connaître les ouvrages aux enfants dans le cadre d’un cercle de lecture.

Avant de le présenter aux élèves, je m’étais empressée de lire cette plaquette à la couverture colorée et invitante. Puisqu’elle m’avait parlé du Garçon sans visage avec les yeux lumineux et le sourire aux lèvres, je me doutais que mon mentor devait avoir mis la main sur une perle rare en littérature jeunesse. Et je ne m’étais pas trompée.

C’est dans un parfum de rose que s’ouvre ce court roman jeunesse écrit par Kochka. Ce livre aux mots aussi doux qu’un bouquet de fleurs, aussi bons pour l’âme que peut l’être un amour de jeunesse, place son intrigue au coeur des rues de Paris. Un beau matin d’automne, l’enseignant de français de Marie, une jeune adolescente de 14 ans, présente à sa classe un projet qu’ils devront mettre en oeuvre au cours des prochains mois. L’idée est simple; chaque élève de la classe devra écrire une histoire d’amour dont il sera le héros. Mais attention! Pas une histoire d’amour banale, non! Une histoire à faire rêver même ceux qui n’y croient plus, une histoire à faire soupirer d’aise, une histoire à couper le souffle. Une histoire à la mesure de l’amour, le vrai. L’enseignant, passionné de poésie, souhaite que ses élèves réussissent à mettre des mots à la fois tendres et brûlants sur les sentiments qui émanent d’un grand amour.

Marie, grandement intéressée par l’idée, décide de s’élancer dans les rues de Paris afin de trouver le héros de son histoire, le garçon qui saura lui inspirer la plus belle des aventures. Marchant au hasard des rues, elle s’amuse à imaginer des romances avec les garçons qu’elle rencontre. Pourtant, rien ne semble suffisamment fort pour l’amener à écrire son texte. Un matin, pourtant, alors qu’elle poursuit son expédition aux quatre coins de la ville, la jeune fille se laisse prendre au piège d’une impasse qui lui semble jolie. Or, voilà qu’elle arrive dans un endroit où elle ne devait pas se trouver, au beau milieu de dizaines de seaux remplis de roses. Et elle semble avoir dérangé le propriétaire de celles-ci, qui s’enfuit aussitôt que Marie fait son apparition dans l’endroit interdit. Ébahie, Marie n’arrive pas à détacher son regard de l’endroit d’où le garçon s’est enfui. On dirait bien qu’elle tient quelque chose pour son histoire d’amour…

Au fil des pages qui se tournent, on se surprend à guetter avec impatience la suite du récit. Qui est ce garçon qui s’échappe, laissant Marie seule au milieu des roses? Mais surtout, que peut-il bien vouloir cacher, en se soustrayant aux regards des autres? Les questions bouillonnent et l’auteure arrive à nous tenir en haleine avec talent.

Mais c’est surtout avec ses mots que l’auteure nous charme. Avec son écriture unique, empreinte de douceur et de poésie. La plume de Kochka dessine un univers simple et coloré, empli de fleurs et de secrets. Son écriture est particulièrement touchante, avec ses phrases courtes et simples qui nous rappellent les pensées d’un adolescent qui découvre la poésie, qui parle en images et en rêveries. Ses descriptions sont précises et donnent envie de nous enfoncer, nous aussi, dans les rues calmes de Paris afin d’y découvrir des histoires à raconter.

On quitte ce roman avec le coeur un peu plus léger et une grande impression d’avoir touché du doigt ce qui est rare. Livre à la main, il ne reste qu’une envie, celle de partir à la recherche, comme Marie, des grandes histoires d’amour.

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Andréanne a toujours été décrite par sa mère comme étant quelqu’un d’intense. Elle, se considère plutôt comme une passionnée. Passionnée des livres, les premiers amours de sa vie. Les trompeurs de solitude, les créateurs de grandes espérances, les générateurs de grandes tristesses, aussi. Passionnée des voyages, des horizons infinis, des rencontres dans toutes les langues. Des chocs, des déséquilibres qui surviennent au cœur des autres continents, comme au sein de sa propre ville. Passionnée de l’enseignement, de la culture qu’elle arrive à transmettre aux esprits qui s’ouvrent, des rires qu’elle crée, des grandes illuminations qui éclairent les regards de ses petits élèves. Passionnée de la vie et de sa beauté, de son incroyable grandeur et de son incomparable cruauté. Passionnée.

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