Le monde du livre
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Le Salon du livre 2016, amours et traditions

Une fois de plus, je suis allée au Salon du livre de Montréal.

J’attends ce moment avec impatience chaque année, comme un enfant qui attend Noël, je compte les dodos dès le début de novembre. Voici les trois choses qui font, selon moi, un événement culturel incontournable.

Ma routine 

Pour moi, aller au Salon du livre, c’est comme rentrer à la maison. Avant même que je ne sache marcher ou lire par moi-même, ma mère avait l’habitude de m’y amener. Puis, dès que j’ai eu l’âge de prendre le métro toute seule, je tenais à y aller toute seule. Les livres ont toujours été importants pour moi, tout comme ce salon. Avec les années, j’ai fini par me découvrir des habitudes, des rituels. Je ne suis pas particulièrement attachée aux traditions, mais celle-là, elle me tient spécialement à cœur.

J’achète toujours le passeport, c’est une manière non seulement d’encourager les organisateurs, mais aussi de m’offrir la liberté d’y retourner quand je veux. J’y vais habituellement au moins une fois seule, et une fois accompagnée. Seule, je me permets de bouquiner, de lire une centaine de quatrièmes de couverture pour le plaisir, d’errer dans les rangées sans but précis et même parfois de discuter avec de nouveaux auteurs. En compagnie d’une amie, j’aime échanger, partager mes découvertes et écouter les siennes, c’est une belle occasion de découvrir les affinités littéraires de ses proches.

J’achète habituellement trois choses : un roman québécois, une bande dessinée et un livre pour enfant que je donne à la fondation luttant pour l’alphabétisation.

Cette année, à cause d’un budget trop serré, je me suis permis qu’une chose : Déterrer les os, de Fanie Demeule.

La foule

Détrompez-vous, ce n’est pas le fait de me retrouver coincée dans une foule compacte qui m’allume!

C’est plutôt de voir autant de gens se rassembler autour du même intérêt qui me touche profondément. Il y a toute sorte de gens, des jeunes, des adultes, des têtes grises ou blanches… C’est une foule vivante, hétérogène, qui varie selon le jour et l’heure. Comme quoi, il y a des livres pour tous les goûts. J’ai été particulièrement touchée par ces adolescentes faisant la file pour faire dédicacer leur exemplaire de Ouate de Phoque, ou encore ces enfants avec un sourire s’étendant d’une oreille à l’autre en voyant Géronimo Stilton arriver à son kiosque. L’avenir est là, et il est radieux.

Dans une Ère de livres électroniques, de fermetures de librairies indépendantes et de mondialisation, c’est rassurant et réconfortant de voir encore tant de gens se rassembler autour du dernier ouvrage de Michel Tremblay ou de Marie Laberge.

Je tends l’oreille entre chaque kiosque, les gens échangent, se regroupent, créent des ponts. Ils recommandent leur coup de cœur personnel et écoutent attentivement ceux des autres, la curiosité paie.

Ce que je souhaite surtout, c’est que cet amour du livre québécois perdure sur une année entière, que les gens conservent cette curiosité intellectuelle et l’envie de découverte.

Les auteurs

Qu’ils soient connus ou non, les auteurs présents au Salon du livre ne demandent qu’à tisser des ponts entre eux et leurs lecteurs. Ils s’ouvrent parfois avec une franchise et une simplicité étonnante.

J’aime aborder les auteurs encore à découvrir, seuls à leur table, qui regardent les passants avec un sourire pur et sympathique. Ils sont ce que j’aspire à être d’ici quelques années, c’est motivant et inspirant pour de futurs auteurs ou pour ceux qui, comme moi, en on fait leur principal passe-temps.

Parfois, je marche dans la Place Bonaventure en imaginant mon nom, écrit dans la liste des auteurs en dédicace ou sur l’une des immenses affiches. Ça doit être un peu la même sensation qu’une jolie fille a en se promenant sur Hollywood Boulevard, en espérant être repérée par un producteur ou un designer.

Une fois de plus, le Salon du livre aura été mon rendez-vous de novembre. Je continue d’espérer qu’un jour j’irai en tant que participante et non simplement comme visiteuse! Une autre édition réussie, j’ai déjà hâte à l’an prochain!

Et vous, quelles sont vos routines lors du Salon du livre? Y allez-vous chaque année? Et surtout, que croyez-vous qu’il faudrait faire pour que l’amour des livres perdure toute l’année?
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Un commentaire

  1. Je ne suis encore jamais allée à celui de Montréal, mais il m’intrigue vraiment! Toutefois, je vais chaque année à celui près de chez moi. J’aime assister aux conférences et me promener dans les kiosques d’éditeurs.

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