Féminisme
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Je suis féministe : un collectif nécessaire

Le blogue Je suis féministe fait partie de mes favoris depuis plusieurs années. C’est grâce à leurs articles que j’ai réfléchi à des tonnes de sujets, que j’ai remis en question mes croyances et que je suis fière de me dire féministe aujourd’hui. Mes cours de philosophie au cégep et de littérature m’ont aussi donné envie de lire davantage sur le sujet, mais c’est par le blogue Je suis féministe que j’ai trouvé ma place sur le web.

Or, en 2008, lorsque le blogue a été créé, c’était ça leur désir, prendre la place qui leur revenait, aux jeunes féministes qui ne se sentaient pas impliquées dans les médias québécois :

Nous sommes des jeunes féministes dans la vingtaine et la trentaine. Nous sommes absentes des médias. On ne parle du féminisme qu’en montrant des femmes de l’âge de nos mères qui ont accompli de grandes choses et livré de grands combats. Mais nos combats à nous, qui en parle?

On y parle aussi en introduction de la grande noirceur du féminisme québécois, ces deux décennies, post polytechnique où le féminisme n’avait pas de place et encore moins de résonance. C’était cette prise de conscience et de position qui a poussé ce regroupement de femmes à créer Je suis féministe. Je n’avais jamais vraiment pris conscience de l’importance collective de cette prise de parole au Québec, Je suis féministe est non seulement nécessaire, il a été une voix dans un silence qui durait depuis trop longtemps.

Le bouquin est un recueil de plusieurs textes marquants publiés sur le blogue au fil des années. Marianne Praire et Caroline Roy-Blais commentent et expliquent leur démarche tout comme le choix des textes et j’ai trouvé ces commentaires forts pertinents et ils m’ont aidée à comprendre non seulement la ligne éditoriale du blogue, mais à voir la pluralité des voix, des féministes qui s’y prêtent et j’ai été encore plus convaincue de l’importance de ce blogue. Non que je doutais de son importance et de sa prise de parole, mais il y aura toujours une différence entre lire un article de blogue trouvé sur Facebook et lire un crayon à la main. D’où toute la pertinence en mon sens, d’avoir imprimé des articles de blogue dans un livre.

Je suis féministe m’a encore fait évoluer en tant que féministe, m’a fait lire d’autres points de vue et prises de position et cela m’a confrontée à mon rôle de féministe et je trouve ça nécessaire, la remise en question. Les thèmes sont variés, on y parle de l’histoire du féminisme québécois, de la grève étudiante, du corps, des médias et de la culture pop (notre collaboratrice Roxane y signe d’ailleurs un texte sur le test de Bechdel), du couple et de la famille, de la sexualité et de l’intersectionnalité et des féministes. (Et d’autres choses aussi!)

Cette table des matières et ce choix des auteures sont vastes et réussissent à combler la plupart des grandes lignes et des préoccupations des jeunes féministes. Je tiens, en terminant, à vous encourager à vous procurer ce bouquin turquoise, les réflexions ne sont pas parfaites et je n’étais pas toujours d’accord ou convaincue par les textes, mais cette prise de parole féministe est nécessaire et entame une ouverture et une discussion des plus importantes. Le silence n’a plus sa place sur le web québécois (et ailleurs!) en ce qui a trait au féminisme et pour cela, je dis merci au collectif Je suis féministe et à toutes celles qui ont osé prendre la parole sur cette plateforme. Je suis féministe a ouvert la place à un discours féministe sur le web (et ailleurs) et je me réjouis de cette prise de parole collective.

J’ai lu ce bouquin au même moment où le Fil rouge planifiait, en collaboration avec Arsenal, une soirée féministe (qui a eu lieu le 22 novembre dernier). Or, lors de cette soirée, le deuxième panel s’est intéressé à l’importance de la prise de parole féministe collective par l’écriture. Le collectif Sous la ceinture sous la direction de Nancy B.-Pilon était pris en exemple, mais Je suis féministe est aussi un de ces ouvrages et une de ces communautés qui démontrent toute l’importance et la nécessité d’une parole collective.


Le Fil rouge tient à remercier Les éditions Remue-Ménage pour le service de presse.
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