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Nos clubs de lecture mai 2018 : Souffler dans la cassette, Moi aussi je voulais l’emporter et Journal d’un réfugié de campagne

En mai, c’était le début de nos trois clubs de lecture de l’été à Montréal. Nous avons lu trois livres complètement différents pour ce premier mois, les avis ont été mitigés et c’est ce que nous préférons, car cela créé des discussions excessivement riches! C’était aussi un grand plaisir de retrouver d’anciennes participantes et d’en rencontrer des nouvelles. On sent déjà que cette session estivale sera riche en inspirantes discussions autour des livres. Voici donc les comptes rendus de nos rencontres : Groupe #1, Rencontre au café Sfouf, lecture : Journal d’un réfugié de campagne de Jean Bédard Il s’agissait, pour toutes les participantes, de la première immersion dans l’oeuvre de Jean Bédard. De notre côté, deux participantes d’un autre de nos clubs de lecture ont adoré les romans de cet auteur, donc nous avions quelques attentes pour cette lecture. Or, ce livre-ci est bien loin d’être un roman. Comme le titre l’indique, il s’agit vraiment du journal de l’auteur qui vit à la campagne et qui partage son temps à entretenir sa terre et …

Recommencer à écrire pour soi

Je me suis remise à écrire. Détrompez-vous, ce n’est pas que j’avais arrêté. J’écris régulièrement pour vous, les lectrices et les lecteurs du Fil rouge. Je suis en rédaction de mémoire de maîtrise depuis plus d’un an. Oui, j’achève! Vivement avril 2018! J’écris toutes mes parties de Donjons et Dragons, ce qui équivaut à plus de 10h d’écriture par semaine. Certes, j’écris toujours et partout, mais ce que j’avais oublié depuis quelques années, c’était d’écrire pour moi. Loin de moi l’idée de vous faire croire que tous ces beaux projets ne me procurent aucun plaisir. Ils m’apportent tous, à leur façon, une grande satisfaction. Il demeure que chacune de ces écritures s’accompagne d’un échéancier, d’une date de remise. Récemment, j’ai donc ressenti le besoin de me replonger dans mon être pour aller voir ce qui s’y cachait. Il est si agréable d’être surpris par soi-même. La poésie Ce que j’y ai trouvé, c’est la poésie. Il y avait un moment que le genre n’était pas venu se pointer le bout du nez dans mon esprit. …

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Survivre à novembre grâce à Moi aussi je voulais l’emporter

12Novembre a été un magnifique et délicieux mois… niveau lecture! Comme si le manque de luminosité et mon besoin encore plus profond de nuits de sommeil longues et revigorantes m’avait rendue plus réceptive… Ou est-ce mes choix de lectures de ce mois-ci qui m’ont tant plu? Quoiqu’il en soit, avec Le monde est à toi de Martine Delvaux, qui a été un énorme coup de cœur, j’ai aussi ressenti quelque chose de grand en lisant Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte. Tout d’abord, je dois dire que je suis une grande admiratrice du travail de Delporte, j’en ai parlé à quelques reprises sur le blogue, déjà. Or, j’affirme que, selon moi, Moi aussi je voulais l’emporter est une de ses meilleures, sinon la meilleure, de ses publications. Dans ce roman graphique, l’auteure se questionne sur son féminisme, sur la façon dont elle l’est devenue, sur ce qui l’a amenée à voir les injustices envers les femmes. Elle parle de ses voyages, de ses amours, de son besoin de solitude, de sa prise de …

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« Ce sont des choses qui ne se font pas » Sauf pour Emma!

Je suis une grande amoureuse de l’œuvre de Sophie Bienvenu, je vous en ai déjà parlé ici, ici et ici. Alors lorsque j’ai su qu’elle publiait un premier livre pour les jeunes, j’ai d’emblée voulu le découvrir. Or, en sachant que ce roman jeunesse parlait de stéréotypes de genre, qu’il abordait les questions du féminisme, de la liberté et de l’affirmation de soi, je ne pouvais pas être plus heureuse! Je plaide pour des œuvres jeunesse inclusives, non-moralisatrices et féministes. Illustré par la Montréalaise Camille Pomerlo, La princesse qui voulait devenir générale est un roman jeunesse qui brise les stéréotypes attachés aux genres. Emma rêve d’être générale, tandis que son frère rêve d’être une reine. Leur père, le Roi Philippe, les empêchera d’être ceux qu’ils rêvent d’être, parce que « ce sont des choses qui ne se font pas ». Cette phrase sera au centre de tout ce que son père dira et croira. Heureusement, Emma croit en ses rêves et en sa volonté d’être ce qu’elle veut vraiment être. Elle quittera donc le royaume …

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La tresse : trois destins de femmes qui s’entremêlent

La tresse de Laetitica Colombani, ce livre jaune que vous avez dû voir souvent cet été, m’a accompagnée un après-midi d’été. Personnellement, je l’ai souvent croisé sur Instagram. C’était une nouveauté de l’été qui a bien fait jaser; soit les gens ont adoré ou ont plutôt détesté. Déjà traduit dans une vingtaine de langues et best-seller en France (+ de 150 000 exemplaires vendus), ce premier roman de la scénariste française n’est pas passé inaperçu! De mon côté, je dois avouer que je suis mitigée. Les premières pages m’ont beaucoup plu, mais par la suite, j’ai eu le sentiment de savoir page par page ce que je lirais, tellement le roman s’avère cliché et prévisible. Néanmoins, j’ai continué ma lecture, car c’est un roman qui se lit bien, rapidement (il est conçu un peu à l’image du cinéma en y allant plan par plan) et qui est rempli de bons sentiments, donc qui ne demande pas un très gros engagement moral en le lisant. C’était très gentillet, comme on dit! La tresse, c’est l’histoire de trois …

Organiser ses lectures grâce au Bullet Journal

Si vous êtes comme moi et que l’écriture est une manière d’organiser vos pensées, peut-être serait-ce intéressant de penser au Bullet Journal. Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Bullet journal? C’est un cahier, habituellement aux pages pointillées, dans lequel on fait principalement des listes! Ce peut être des listes des choses à emmener en camping, mais aussi de sujets visant plutôt le long terme, tels qu’un objectif de perte de poids, des films vus, des petits bonheurs quotidiens, des recettes à essayer… Il n’y a aucune limite! Souvent, les listes sont agrémentées de petits dessins très simples faits à main levée (doodles en anglais) et parfois d’autres articles de papeterie comme des autocollants, des rubans adhésifs colorés (washi tape) ou encore de traits de surligneurs aux couleurs pastel. Encore une fois, la seule limite est celle de l’imagination! Il peut être très organisé et symétrique, ou encore pêle-mêle. La beauté de tout ça, c’est que chacun peut l’adapter à sa personnalité.   Source: @bullet_journal_2go J’ai commencé mon Bullet journal en juin et je suis tout de suite …

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Trouver sa liberté au fond des bois

Il y a de ces romans qui nous remuent, sur le coup, en les lisant. Et il y en a d’autres dont on sent qu’on restera marqué, à jamais. Il pleuvait des oiseaux, par Jocelyne Saucier, fait partie de ceux-là. Reçu en cadeau (merci, Arianne!), il est resté beaucoup trop longtemps dans ma pile à lire. Un roman qui bouleverse. Vraiment. Mais positivement. Pas nouveau, ce quatrième roman de l’auteure, sorti en 2011 sous XYZ Éditeur, a gagné plusieurs prix, dont celui du Grand Public 2012 du Salon du livre de Montréal. L’histoire Elle nous plonge au nord du 49e parallèle, dans un coin de forêt très perdu. On y fait la rencontre de 2 vieillards, Charlie et Tom de leur nom d’emprunt, qui y vivent reclus, en ermitage, chacun dans leur minuscule cabane vétuste, ayant choisi la seule la vraie liberté qui leur permet de se sentir encore vivants, pour le peu d’années qui leur restent. Leur acolyte décédé Boychuck, figure énigmatique tout au long du roman, prendra une grande part à cette histoire également. …

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Tomber amoureuse d’une ville, est-ce possible ?

Êtes-vous déjà tombé(e) amoureuse ou amoureux d’une ville ? Vous êtes-vous déjà senti à la maison dans un endroit totalement à l’opposé de votre lieu de résidence ? Est-ce que c’est dans un autre lieu, dans une autre ville, que vous avez réussi à sentir la pure et tendre liberté d’être simplement vous ? Dans son essai Ceci n’est pas une ville, Laure Murat s’intéresse à son propre rapport à Los Angeles, où elle vit depuis plusieurs années. Elle affirme être tombée amoureuse de L.A., de sa lumière et en la lisant, on comprend qu’elle est tombée amoureuse des possibilités que la ville lui offrait, de l’espace que ce lieu de résidence créait pour elle. « J’ai aimé Los Angeles tout de suite, dès la sortie de l’avion. Tout m’a plu, la lumière, l’horizon, les palmiers, les voitures, l’urbanisme improbable, la langueur du paysage, la couleur d’or rose de l’atmosphère. Los Angeles, cité dépourvue de centre et de monuments, propice à l’errance et à la rêverie, défaisait d’un coup tous mes préjugés et m’offrait ce …

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Les âmes sœurs de Valérie Zenatti, au cœur des vagues violentes qui déferlent en nous

Parfois, c’est par hasard que l’on découvre un auteur qui va nous rejoindre profondément par son écriture, pour qui on va avoir un coup de cœur. C’est ainsi par grand hasard que j’ai découvert Valérie Zenatti. Ça remonte aux moments du début de ma vie d’adulte où je me rendais presque hebdomadairement à ma bibliothèque de quartier, endroit que je parcourais inlassablement, rangée par rangée, dans l’espoir qu’une tranche de livre particulièrement attrayante attire mon regard. Je n’avais pas d’auteurs écrits sur un bout de papier, je ne cherchais rien, mais j’espérais vraiment trouver quelque chose. Et par son nom de famille qui commence par « z », Valérie Zenatti se trouvait à la toute fin de la dernière étagère, où je me retrouvais nécessairement à chaque fois, après avoir arpenté chacune des rangées, une à une. J’ai d’abord dévoré En retard pour la guerre, puis Quand j’étais soldate, puis Une bouteille dans la mer de Gaza, dont il a été récemment tiré une adaptation cinématographique. Puis, même si tous ses romans sont à découvrir, …

Le rêve d’Azadah

Depuis ma lecture de L’abragan de Jacques Goldstyn, je suis rendue «fan» de son art. Ce que j’apprécie le plus de cet auteur-illustrateur est son amour pour la liberté d’expression, des enfants et le fait qu’il soit un homme engagé. J’ai pu retrouver tout cet amour dans son p’tit dernier : Azadah, qui raconte l’histoire d’amitié entre cette enfant et la photographe Anja. Azadah apprend que sa nouvelle amie quitte le pays. C’est la panique! Elle la supplie de l’emmener avec elle, dans son pays où les femmes ont plus de chances de réussite, où les écoles ne sont pas détruites et où son avenir n’est pas tracé. Azadah rêve de devenir elle aussi une Anja, une femme libre qui a la chance de pouvoir faire un métier qu’elle aime et surtout de pouvoir voyager. Elle rêve d’une vie à l’occidentale. Mais, malheureusement ce n’est pas possible, Anja doit quitter le pays. Elle prend un taxi et laisse derrière elle son sac à dos et une Azadah en larmes. Découvrant le trésor que son amie lui …