Féminisme
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Le fight club féministe : un abc de la conduite en milieu de travail sexiste

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Une couverture jaune qui tape à l’œil, un titre qui intrigue, des doodles à profusion, Le fight club féministe de Jessica Bennett a tout pour capter l’attention. Le livre se voulant être un manuel de survie contre le sexisme en milieu de travail, Bennett balance avec doigté et humour études et anecdotes personnelles. Ce livre à la prémisse prometteuse a-t-il réussi à garder mon attention une fois l’introduction passée? Parfois oui, parfois non.

Réalisant qu’elle était loin d’être la seule à faire l’expérience de sexisme dans son milieu de travail, Jessica Bennett décida de créer un groupe de soutien, avec des amies et connaissances, pour avoir un espace sans jugement où parler de leurs expériences communes. De là la naissance du fight club féministe. Cette idée m’a bien plu, on y parle d’entraide entre femmes, d’empowerment.

Débutant par ce qu’on ne pourrait qu’appeler un manifesto, le livre se divise par la suite en 5 parties distinctes. La journaliste y couvre toutes les sphères et possibles situations menant à du sexisme au travail, des plus subtiles aux plus flamboyantes démonstrations d’inégalités de genre.

Insidieux sexisme

Au tout début, je ne peux nier que le ton m’a déplu. J’ai bien l’impression que c’est plutôt une question de traduction que de contenu, mais quand même. C’était déplaisant au point de me faire poser le livre à plusieurs reprises.

Par moment, j’ai aussi trouvé que l’auteure semblait utiliser des scénarios un peu tirés par les cheveux, qu’elle prenait un peu trop le taureau par les cornes, que les solutions qu’elle proposait étaient un peu trop drastiques. En m’arrêtant pour réfléchir à mon agacement envers le ton et certains des propos, j’ai réalisé que c’était justement en raison de ma réaction qu’un livre comme celui-ci est important. Si moi, féministe bien assumée, trouve que l’auteure propose des solutions un peu trop fortes – qui ne le sont pas vraiment, en fait – c’est peut-être que je ne suis pas assez sensibilisée au sexisme parfois si insidieux qui s’immisce dans trop de milieux de travail.

Un problème de forme

Malgré l’importance du propos, je dois avouer avoir eu de la difficulté avec la forme. Le livre est proposé sous forme de guide, avec beaucoup d’énumérations et de petits dessins. C’est comme si l’auteure avait voulu alléger son propos en jouant sur les blagues et l’esthétisme du livre. Au final, c’est un peu plus encombrant qu’autre chose et, surtout, pas nécessaire.

Prendre la parole

Passer outre la forme et les deux premiers chapitres qui m’ont moins plus, j’ai vraiment trouvé que l’accent mis sur le langage était un aspect intéressant à aborder. On y explique comment certains types de discours, certaines manières de parler, peuvent avoir plus d’impact et de force. Pour quelqu’un comme moi qui infuse ses récits d’un peu trop de hummm, euuuu et tséééé, sans trop m’en rendre compte, ce fut intéressant d’en comprendre la nature et d’y trouver des alternatives.

Prendre la parole, de vive voix, peu importe le langage utilisé, est aussi un aspect bien présent dans le manuel de Jessica Bennett. Tous les chapitres offrent des exemples qui poussent les femmes à prendre leur place, à s’affirmer et à ne pas avoir peur de prendre les devants. Après tout, pour les hommes que Bennett prend en exemple dans son livre, ce n’est que seconde nature. Alors pourquoi pas pour les femmes?

En somme, je n’ai pas détesté, j’ai trouvé les propos intéressants, mais mal apportés. Comme si l’auteure avait voulu faciliter l’approche, couvrir le véritable sujet de beau et de drôle. Il n’en reste pas moins que c’est un guide qui a une raison d’être et qui met bien de l’avant le sexisme ordinaire qui persiste dans bien des milieux de travail.

Et vous, connaissez-vous d’autres livres qui abordent ce sujet? 

Je vous invite à jeter un coup d’œil à cet article qui offre un résumé – en anglais – très complet de tous les chapitres du livre.

Le fil rouge remercie les éditions Autrement pour le service de presse.

Photo : Martine Latendresse Charron

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