Littérature québécoise
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Quand l’hiver n’a plus de fin…

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C’est dans un flou continuel que le deuxième roman de la jeune auteure Maude Deschênes Pradet nous entraine. L’hiver ne s’est pas terminé et depuis, il y a pris toute la place.

C’est un véritable roman par fragments que cet Hivernages, on suit quelques personnages de chapitre en chapitre, s’entremêlant les uns sur les autres. Ils cherchent à survivre, à combattre cette solitude qui les isole de tout. La mort par le froid reste présente et une possibilité pour les personnages qui feront tous face à la force ultime de ce puissant hiver.  Leur instinct de survie prend le dessus et c’est ce qui fait de ce roman un roman plein d’espoir et ce, même si les possibilités semblent limitées pour les personnages.

Le froid est roi

J’ai particulièrement aimé l’ambiance dans lequel ce roman nous guide, et ce, dès les premières pages. J’avais froid. Je me sentais, tout comme les personnages, coincée dans un hiver qui ne veut pas se terminer. Dans une saison ultime qui reprend tous ses droits. Un peu comme le merveilleux Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin, j’ai eu l’impression que l’hiver devenait un personnage à lui seul, qu’il était le guide et le point d’ancrage de ce roman.

On croise de nombreux personnages dans ce roman, que ce soit l’homme qui vit à Ville-réal dans la ville souterraine et qui décide de sortir après 20 ans se chercher de la nourriture, des chiens loups, Aude qui est née dans l’hiver même, de soeurs qui s’aiment trop. Il y a quelque chose de presque surnaturel dans ce roman, sans élément spatio-temporel, on ne sait jamais réellement à quelle époque nous sommes, ni où exactement. C’est ce flou qui m’a fait, honnêtement, croire au récit. J’ai abandonné l’idée de saisir les raisons pour lesquelles ces personnages sont coincés dans un hiver qui ne veut pas finir et je me suis laissée prendre au jeu de ce roman. Ce n’est pas dans mes habitudes de lectrice de lire des romans dans lesquels il y a des flous comme ceux-ci, mais j’ai trouvé l’expérience satisfaisante.

La plume de Maude Deschênes Pradet est très sensible, s’arrêtant souvent pour nommer, expliquer, nuancer. J’ai particulièrement aimé sa façon de raconter sans chercher à tout analyser, elle sait nous entraîner dans son univers et on se laisse guider avec plaisir. C’est d’ailleurs parce que j’ai bien apprécié ma lecture que j’ai ajouté à ma pile-là-lire le premier roman de l’auteure, La corbeille d’Alice, qui semble un peu plus s’accorder à mes goûts. Ce dernier y raconte le retour d’Alice du Sénégal. Elle arrive mal à se remettre de ce voyage et tente d’écrire sur l’histoire d’amour qu’elle a dû quitter là-bas.

Je recommande de lire ce roman emmitouflé dans une grosse couverture, avec un thé à la main à la limite du bouillant..

Et vous, avez-vous des romans d’ambiance où l’hiver devient un personnage de l’histoire à me suggérer?


Le Fil Rouge tient à remercier les Éditions XYZ pour le service de presse.

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