Art et créativité
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Favoriser le bien-être… par l’écriture aussi

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L’année dernière, j’ai vécu une période pas drôle de ma vie. Rien n’allait comme je le voulais, ni personnellement ni professionnellement. J’avais le sentiment d’être prisonnière d’une toute petite pièce et de me heurter à un mur dès que j’essayais d’aller dans une direction.

Alors, comme je n’arrivais pas à prendre de petites décisions, j’ai décidé d’agir de manière plus radicale : changer de job, changer de ville, changer de pays. J’ai donc quitté Montréal pour aller travailler à Mexico, en pensant naïvement que le changement d’air et les tacos allaient régler tous mes problèmes. Étonnamment (not!), ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé.

Par contre, ça m’a permis d’ouvrir les yeux sur le fait que j’avais besoin de mener une réflexion un peu plus profonde sur les causes de mon insatisfaction permanente, dans le travail et dans la vie. J’ai donc commencé un petit travail d’écriture quotidien pour réussir à mettre des mots sur mes frustrations.

Cet exercice m’a fait tellement bien que j’avais envie de le partager, en espérant que ça puisse être utile à certains d’entre vous.

Je vous vois venir avec des « J’écris pas bien » ou « Mais je fais plein de fautes ». Cet exercice ne nécessite aucun talent particulier en écriture. Le but est simplement de prendre le temps de faire un point sur votre journée. Vous pouvez même le faire à l’oral si ça vous rend plus à l’aise.

Écrire sans se juger

J’ai donc commencé par prendre quelques minutes chaque soir pour noter toutes les petites choses qui m’avaient contrariée pendant la journée, de manière très laconique, sous forme de liste, sans effet de style, sans jamais effacer une ligne après l’avoir écrite.

Le fait d’extérioriser ces frustrations a rapidement eu un effet libérateur. Exprimer mes contrariétés, sans me juger pour celles-ci, me permettait de prendre de la distance avec elles, de les regarder de plus haut. Ça m’a aussi permis de noter une récurrence dans mes sources de frustration, notamment dans le travail, et ça m’a aidée à définir des priorités dans les enjeux que je devais adresser.

Le négatif, mais pas que…

Et puis naturellement, au bout de quelques jours, j’ai eu envie d’opposer une autre liste à celle de mes contrariétés : la liste des choses qui m’avaient rendue heureuse pendant la journée. Comme si mon côté positif était jaloux d’être exclu de l’exercice, comme si lui aussi voulait son espace d’expression dans ma journée.

Alors, j’ai commencé à faire deux listes quotidiennes :

  • Ce qui m’a fait plaisir aujourd’hui
  • Ce qui ne m’a pas fait plaisir aujourd’hui

Je commençais toujours par la liste positive. Je me suis ainsi rendu compte de toutes les petites choses agréables qui m’entouraient et que j’avais alors tendance à oublier. Ça changeait mon attention et mettait en lumière la beauté des choses simples. Ça m’a aussi permis de déceler des patterns dans ce qui me rendait heureuse, et de consacrer plus de temps à ces activités ou à ces personnes qui avaient un impact positif sur moi.

Garder une trace du chemin parcouru

Alors voilà, pas besoin de savoir écrire, pas besoin de ne pas faire de fautes : le fait de s’arrêter un instant à la fin de la journée pour verbaliser ces petites choses, ça ne règle pas tout d’un coup, mais ça permet d’avancer.

Je me suis tenue à cette routine pendant 3 mois. J’ai arrêté progressivement, sans vraiment m’en rendre compte, parce que je n’en ressentais plus le besoin. J’aime me replonger dans ces petites listes une fois de temps en temps. Certaines lignes sont encore douloureuses, d’autres me rappellent des moments de bonheur. Certaines me montrent que je suis sur le bon chemin, d’autres me rappellent à l’ordre quand je m’en éloigne. Globalement, elles me laissent toujours une impression de richesse et un sentiment que tout ça valait la peine d’être vécu.

Et vous, avez-vous des petites routines d’écriture qui vous font du bien?

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2 Comments

  1. L’écriture peut en effet être très thérapeutique! Je crois sincèrement que je ne serais sans doute pas ici aujourd’hui si, adolescente, je n’avais pas écris autant! ✨✨✨

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  2. L’écriture a été un exutoire pour moi… j’ai encore toujours ce besoin d’écrire, ça arrive par vague.. je m’exprimemieux par écrit qu’à l’oral, je suis plutôt timide.
    J’ai tenu un carnet de gratitude, et parallèlement un « journal intime ». Je préfère écrire et lire des choses positives que négatives. Je ne regarde plus dans le passé et je note les idées qui me donnent du peps, de bonnes reflexions, etc.
    Il m’est arrivée aussi, un jour, vers 22 ans, de tout quitter : job, appartement, changer de téléphone… pour partir à zéro avec mon nouvel amoureux… que je n’ai plus quitté depuis 15 ans 😍
    Il ne faut plus se retourner sur les choses négatives, mais vivre pleinement le moment présent et savoir se poser pour mieux redémarrer. Bonne chance il faut continuer à écrire : ça aide 😊

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