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Un baume léger pour adoucir l’hiver et attendre le printemps

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Il neigeait à plein ciel lorsque j’ai ouvert, pour m’y plonger, le dernier livre d’Hubert Reeves : J’ai vu une fleur sauvage, l’herbier de Malicorne, un véritable herbier tout en photos, en délicatesse et en simplicité. Véritable ode à la beauté de la nature sauvage qui ne demande qu’à être reconnue et appréciée, ce livre nous présente une quarantaine de fleurs qui embellissent les campagnes de France et parfois d’ici. C’est accompagnée d’une neige duveteuse et collante, doux rappel que l’hiver allait s’accrocher encore un peu malgré l’approche éminente du printemps, que je me suis laissée raconter la beauté de ces fleurs sauvages.

L’homme qui aimait les fleurs sauvages

Astrophysicien, vulgarisateur scientifique, environnementaliste, militant : Hubert Reeves est un homme d’envergure. Il m’impressionne par l’étendue de son savoir, de son implication, mais aussi par sa capacité de s’émerveiller. S’émerveiller pour les grandes choses et les petites, pour notre planète avec laquelle il souhaite nous faire reconnecter. C’est justement ce qu’il souhaite faire avec cet herbier composé des fleurs poussant à Malicorne, le village français où il est établi depuis plusieurs années. Il y a d’ailleurs planté une forêt d’arbres géants qui, il l’espère, lui survivront plusieurs décennies. À travers les pages du livre, il nous livre ses appréciations, ses observations, ses anecdotes et quelques-unes de ses réflexions accompagnées des nombreuses photographies de Patricia Aubertin.

Un plaisir inattendu

Lecture assez légère et très accessible, elle m’a surprise et touchée d’une façon que je ne m’y attendais pas. J’étais attirée par ce livre en raison de sa deuxième partie appelée « propos botaniques » où je croyais avoir accès à des réflexions de nature plus écologiques, des constats sur les changements de la biodiversité, des idées plus pratiques aussi à propos de la façon d’aider les fleurs sauvages à fleurir nos milieux de vie. Tout cela est abordé, mais avec une certaine légèreté. On allume les consciences et on donne envie de faire une différence, doucement.

Quant à la première partie du livre, la présentation concrète des fleurs avec leurs caractéristiques, elle me semblait être un préambule sympathique aux réflexions, mais sans plus. C’est pourtant cette partie qui m’a le plus touchée. Certaines de ces fleurs ont habité les printemps et les étés de mon enfance, et j’ai été agréablement étonnée de les retrouver là, chacune d’elles étant comme une découverte et un souvenir à la fois. J’ai eu le privilège de grandir à la campagne et cet herbier m’a fait réaliser la chance d’avoir eu ces fleurs comme paysage. Je me suis vue, petite, cueillir des bouquets de pissenlits, de marguerites, de boutons d’or et autres pour ma mère. Je me suis vue sentir, toucher, décortiquer pétale par pétale, feuille par feuille, certaines de ces fleurs pour les découvrir. En fait, je me suis vue, enfant, m’arrêter pour contempler et toucher la beauté de la nature. Et c’est là l’objectif d’Hubert Reeves : retrouver le plaisir de prendre le temps, de contempler et de s’émerveiller.

« Notre planète possède tant de merveilles qu’une seule vie et même plusieurs ne suffiraient pas à les connaître toutes. Certaines sont trop loin, trop difficiles d’accès. Mais il en est d’autres qui sont à notre portée et que, pourtant, souvent nous ignorons, simplement parce qu’elles ne nous ont pas été présentées. C’est dans cet esprit que j’écris ce livre. »

Je me doute que le plaisir que j’ai éprouvé à parcourir cet herbier ne sera  pas le même pour tous, mais je crois qu’il est un bon point de départ pour découvrir l’œuvre littéraire foisonnante d’Hubert Reeves. C’est aussi un bon compagnon pour la langueur des derniers mois d’hiver qui nous fera patienter avant l’arrivée du printemps. Et je sais bien que je devrais attendre encore quelques semaines, mais j’ai déjà hâte de m’aventurer dans les sentiers près de chez moi et de me laisser charmer par la nature qui s’éveille.

Et vous, quel genre de lecture vous aide à attendre le printemps?

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