Littérature étrangère
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Luis Sepulveda : les contes que l’on devrait faire lire au secondaire

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La première fois que j’ai lu un roman de Luis Sepulveda c’était un peu par hasard. Ce n’était pas une lecture scolaire obligatoire, pas une recommandation directe non plus. Juste un nom qui revenait régulièrement, avec l’impression qu’il faisait partie de ce que l’on désigne comme les « connaissances générales », un auteur que chacun devait avoir lu, un passage obligatoire. Alors, comme beaucoup d’entre vous, j’ai attrapé Le vieux qui lisait des romans d’amour et je me suis plongée dedans afin de comprendre pourquoi c’était un incontournable. J’ai tout de suite été séduite par le style à la fois poétique et très terre à terre de Sepulveda. À la fin de ma lecture, je n’étais pas capable de dire exactement ce qui faisait de ce livre et de cet auteur un classique, mais j’abondais dans ce sens. Il y avait quelque chose de profondément beau et d’infiniment triste; un mélange parfait de sucré-salé. Ce roman est court et rapide à lire, je l’ai donc prêté à de nombreuses personnes, répandant la bonne nouvelle comme on dit, participant à la construction du mythe qui entoure Le vieux qui lisait des romans d’amour et son auteur comme des incontournables.

Et comme chaque fois que je lis un livre qui me touche particulièrement, je suis allée voir la bibliographie de l’auteur avec la ferme intention de lire tout ce qu’il avait écrit (j’ai fait la même chose avec Amélie Nothomb, dont je vous parle ICI). Luis Sepulveda est un auteur assez prolifique et à ce jour je n’ai pas encore lu l’entièreté de son œuvre. Toutefois, deux de ses romans, ou plutôt, deux contes, m’ont particulièrement marquée : Le monde du bout du monde et L’histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler. Dans les deux cas, on retrouve ce mélange entre poésie et réalisme, propre à l’auteur, qui permet d’entrer rapidement dans l’histoire et de se sentir interpellé par les personnages et par les enjeux. Parce que les textes sont courts, que l’on embarque presque instantanément dans l’histoire et que les thématiques sont intéressantes, j’ai rapidement commencé à utiliser ces textes, qui sont particulièrement appréciés des garçons, avec mes élèves du secondaire.

L’histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler

Ce premier conte s’adresse davantage aux élèves de secondaire 1 ou 2. Le personnage principal est un chat, Zorbas, qui vivait tranquillement sa vie de chat lorsqu’une mouette échoua sur son balcon. Juste avant de mourir, la mouette lui demande de prendre soin de son seul et unique œuf. Sur le coup, le chat ne sait pas trop quoi faire et, emporté par l’émotion, il fait la promesse de prendre soin de l’œuf, de l’oisillon et de lui apprendre à voler. Évidemment, Zorbas étant un chat, il n’a aucune idée de comment élever un oiseau, encore moins de comment lui apprendre à voler. Il ira donc retrouver ses amis chats, Colonello, Secrétario et Jesaistout, et, ensemble, ils feront de leur mieux pour mener l’œuf à l’âge adulte. La narration se fait entièrement du point de vue des chats, ce qui la rend très drôle, et on se laisse facilement prendre au jeu. À travers ce texte, Luis Sepulveda aborde les thèmes de la loyauté, de l’entraide, de l’apprentissage et de l’acceptation de l’autre et de la différence, le tout avec beaucoup d’humour. Ceci suscite toujours des discussions intéressantes avec mes élèves.

Le monde du bout du monde

Ce livre est l’un de mes coups de cœur et j’aime particulièrement l’utiliser avec mes élèves de secondaire 4, mais vraiment je pense qu’il fonctionnerait à tous les niveaux. L’histoire se déroule en deux temps, soit dans le présent alors que le narrateur est à l’âge adulte et dans le passé quand le narrateur est adolescent. Les deux récits s’entremêlent à merveille, alternant entre le merveilleux et le militant. Dans les deux cas, les baleines sont au cœur de la narration. Adolescent, le narrateur entreprend le voyage d’une vie vers les profondeurs de la Patagonie pour aller admirer les baleines. Adulte, il entreprend un voyage périlleux pour protéger ces mammifères géants. Les thèmes de l’environnement, de la protection de celui-ci et de la responsabilité citoyenne sont prédominants. Ce livre soulève toujours de nombreuses questions sur notre rôle face à l’environnement, à préservation de la biodiversité, à l’industrialisation et à la surconsommation.

Quel livre auriez-vous aimé qu’on vous fasse lire au secondaire?

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