Littérature québécoise
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Moi aussi, immigrante, j’avais trouvé des semblables : Les platanes d’Istanbul

Des aquarelles floues et un titre qui mentionne Istanbul, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de découvrir Les platanes d’Istanbul, écrit par Tassia Trifiatis-Tezgel et illustré par Caroline Laverge, paru aux Éditions du passage.

Le quatrième de couverture se lit ainsi:

Un jour de 2011, mon mari H. et moi avons tout quitté pour déménager à Istanbul. Lui y retournait après 10 ans; moi, j’y allais pour la première fois, sans savoir si je reviendrais. Les yeux grands ouverts, j’ai fait mes papiers comme si j’allais rester.

La prémisse est plutôt claire, c’est le récit d’une expatriée à Istanbul. Alors que ce type d’histoire peut prendre plusieurs formes, on se retrouve ici face à un objet bien unique, un livre-oeuvre d’art qui porte aux réflexions sur la vie, la mort, l’amitié, et qui, à travers un collage de moments et d’instants, retrace le parcours de cette femme – l’autrice – durant ses trois années de vie à Istanbul, en Turquie.

Ralentir la cadence 

Ce récit mérite d’être lu et relu lentement, de manière contemplative, en s’attardant aux détails et aux couleurs autant qu’aux mots. C’est un livre-objet rempli d’espaces qui nous permettent de respirer, de prendre notre temps et d’observer. Que ce soit à travers la typographie, les grands espaces blancs ou les aquarelles, tout dans ce livre porte à changer sa façon de lire et à se créer sa propre expérience de lecture, tout en lenteur et en beauté.

Fragmentation du quotidien

C’est trois ans de fragments qui se retrouvent entre les pages de Les platanes d’Istanbul. Les petits moments y côtoient les grands; les questionnements et les drames, la solitude comme la solidarité entre femmes, l’esprit de communauté et les difficultés d’adaptations sont toutes des thématiques qui s’entrelacent pour créer une fresque de moments qui, en plus d’être beaux et authentiques, sont merveilleusement bien écrits.

Et on se contentait de répéter les vérités simples du cœur qu’implique l’absence de vocabulaire.

Une forteresse qui n’avait encore laissé basculer aucune de ses pierres.

J’aimerais vous en dire plus, tout vous dire, mais ce ne serait pas faire une fleur à ce livre car je ne saurais lui rendre justice. Lisez-le, vous verrez pourquoi les mots me manquent.

Quel est le dernier livre qui vous a poussé à ralentir ? 

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