Littérature canadienne
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L’homme qui avait deux ombres

Steven Price Alto L'homme aux deux ombres Littérature canadienne Roman d'enquête

Il est rare que je lise des romans d’enquête. Pourtant, à chacune de mes lectures, j’ai un vrai plaisir à essayer de comprendre les personnages, à découvrir avant eux qui est l’auteur-trice du crime. Or, à mon avis, ce roman n’est pas un réel thriller ou roman de détective, c’est plus une histoire portée sur la construction de personnages et de ce qui l’englobe. Steven Price, l’auteur, s’est concentré à rendre ses personnages vivants. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un roman psychologique, mais l’intégrité de ses personnages est très importante. Il réussit à rendre l’histoire intrigante et accrocheuse. Son rythme d’écriture est plutôt lent, mais c’est ce qui nous permet d’être encore plus plongés dans l’histoire.

En plus d’être attirée par sa magnifique couverture dorée, c’est surtout par l’époque où se déroule l’histoire que j’étais excitée. L’histoire se déroule à la fin du 19ième siècle, dans les années 1885. À travers différents chapitres, nous faisons des retours en arrière, ce qui nous permet de comprendre les liens qui existent entre les personnages. On se retrouve alors pendant la guerre de Sécession aux États-Unis où nous avons un clin d’oeil sur la réalité des personnes noires (fin de l’esclavage). On découvre aussi les anciens crimes des personnages, les trahisons ou encore leurs actes héroïques.

Pinkerton & Foole & Reckitt

L’intrigue commence par la tête tranchée d’une femme retrouvée dans la Tamise, le fleuve qui se trouve au sud de l’Angleterre. Cette tête serait celle de la célèbre et recherchée cambrioleuse Charlotte Reckitt. Cette femme était recherchée par un célèbre détective américain, William Pinkerton, personnage qui a réellement existé. Cet homme a gagné sa réputation grâce à son père qui était également détective et qui a gagné sa notoriété lors de la guerre de Sécession. Ils sont tous les deux reconnus pour leurs excellent travail.

Le senior Pinkerton a vécu ses derniers jours à Londres avec l’ultime conviction que le célèbre criminel Edward Shade était toujours en vie, alors que tout laisse présumer que cet homme est mort ou n’aurait peut-être jamais existé. Sa passion dévorante envers cet Edward a fait en sorte qu’il a mis ses priorités de côté. William garde donc de son père que sa réputation.

Mais, la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Le fils Pinkerton semble tout aussi envahit par son travail. Quand à lui, c’est la cambrioleuse Charlotte Reckitt qui semble être la source de son éloignement de sa famille et de ce qu’il aime. Charlotte Reckitt est son obsession tout comme Edward Shade était celle de son père. Alors qu’il laisse derrière lui sa famille en Amérique, William part à la recherche de cette femme pour avoir les réponses à ses questions. Malheur, elle aurait été assassiné sauvagement. Pourquoi ? Est-ce par idée de vengeance ? William Pinkerton a des doutes sur la réelle identité de la tête retrouvée dans la Tamise, il part donc à la recherche du-de la criminel-le. Sa piste l’emmènera à rencontrer l’intriguant Adam Foole et ses acolytes.

Tandis que Foole semble avoir un lourd secret à cacher, Pinkerton et lui font équipe pour retrouver la personne qui aurait mis fin à la vie de Charlotte. Foole aurait connu Charlotte par le passé, c’est donc par vengeance qu’il souhaite retrouver le meurtrier. Cet homme serait sans aucun doute un criminel. Il a su cependant faire bonne impression dans le quartier, il est donc respecté par tous. Foole aidera Pinkerton dans sa recherche du meurtrier de Charlotte, car elle est son ancien amour, il veut alors la venger.

C’est avec ses deux personnages très bien construits que Steven Price nous dépeint Londres comme je me l’imagine à cette époque : gris. Il nous présente les tavernes, les endroits interdits, la poussière, les lampes à gaz, la maladie, la pauvreté, la richesse et les crimes passionnels. Au cours de notre lecture, l’auteur fait en sorte qu’on se mette dans la peau de ses personnages, que nous comprenons leurs angoisses, leurs questionnements. Il y a dans ce roman une très belle construction de personnages, je les sentais vivants, humains. J’appréciais que lorsqu’on changeait de chapitre, on changeait de personnage, ce qui me permettait de garder le rythme de l’enquête. Puis, tout au long de ma lecture je m’amusais à essayer de comprendre le titre. Avez-vous trouvé la réponse ? Je crois que j’y suis arrivée.

Lisez-vous souvent des romans d’enquête ?

Le fil rouge tient à remercier les éditions Alto pour le service de presse.

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