Au-delà des livres
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Mon expérience comme étudiante en littérature

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Étudier en littérature a été pour moi un rêve accompli. Je finis présentement mon baccalauréat en écriture de scénarios et création littéraire et je sais maintenant que même si j’aime bien écrire, je ne veux pas être scénariste et je ne me mets pas de pression pour écrire un chef-d’œuvre québécois d’ici cinq ans. Au secondaire, les professeurs nous demandaient ce que l’on voulait être lorsqu’on serait adulte, j’ai trouvé la réponse lors de ma quatrième année de bac. Oui, vous avez bien lu.

Étudier en littérature et en cinéma, c’est un vrai plaisir, mais la pression et la compétition sont fortes. En cours d’études cinématographiques, j’étais entourée d’étudiants travaillant sur un projet de scénario et tous mes collègues de classe voulaient devenir réalisateurs. J’angoissais constamment dans mon coin, car je ne savais pas quoi faire. Je savais que j’aimais mon programme d’études, mais je n’étais pas convaincue que j’en ferais une carrière. En cours de création littéraire, j’étais confrontée à celles et ceux qui ont un véritable talent, qui pensent en prose, qui n’ont pas besoin de quatre réécritures pour remettre un texte fantastique. Sans parler de l’entourage qui se demande ce que je vais bien pouvoir faire avec un bac dans ce domaine. Pourquoi faire un bac pour apprendre à écrire un livre ?

Étudier en littérature, c’est raffermir sa passion, mais c’est aussi source d’une grande comparaison. J’étais, et je le suis encore, toujours en train de me comparer aux autres : comparer mon parcours, comparer mes victoires et mes défaites, comparer mes notes, comparer mon talent. L’année passée, j’ai eu l’impression d’étouffer. C’était une année décisive (du moins dans ma tête), je devais reprendre un cours important et penser à mon avenir. Finalement, mes notes étaient désastreuses et mon angoisse dans le tapis. Je m’étais fixé des buts inatteignables.

 

 

 

 

 

Étudier en littérature m’a imposé une pression si lourde sur les épaules. Plus j’essayais de me dépasser, plus j’avais l’impression de déraper. J’essayais d’étudier le plus possible, de lire plus de livres que mes camarades de classe, d’alterner les événements littéraires, d’impressionner les professeur.e.s, de participer au plus grand nombre d’activités extrascolaires, et puis finalement, j’ai oublié ce que j’aimais réellement de la littérature parce que, quand sa passion devient un projet universitaire, il est facile d’oublier pourquoi nous avons choisi d’étudier dans ce qu’on aime.

Je me suis souvent demandé si j’avais fait le bon choix. Étudier dans un domaine exigeant où les perspectives de carrière sont faibles et où la compétition est féroce n’est pas un choix habituel, personnellement. Ce qui me permet de me dépasser n’est pas la compétition, mais bien la passion. J’ai longtemps confondu ma PAL personnelle avec celle de l’école. Les lectures obligatoires sont devenues une lourde tâche et j’ai perdu le goût de lire par moments.

 

 

 

 

 

 

 

Puis, il y a eu des moments où assister à mon cours, c’était comme aller au cinéma. Où je rencontrais un professeur.e qui me donnait l’envie de me surpasser, qui me redonnait goût en ma passion. Parce qu’étudier en littérature, c’est probablement une des meilleures décisions de ma vie et je crois sincèrement que personne ne devrait regretter d’étudier dans quelque chose qui le passionne, sortir un peu du moule scolaire de la société. Puis finalement, ce n’est pas si grave si ça prend quatre ans de bac pour finalement savoir quoi faire plus tard. Moi, j’entreprends de continuer mes études pour travailler dans le domaine de l’édition.

Ressentez-vous de la pression par rapport à votre domaine d’études?

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« Je crois que s’il y a autant d’opinions que de têtes, il y a aussi autant de façons d’aimer qu’il y a de cœurs. » (Anna Karénine, Tolstoï) Je suis une optimiste de la vie, je crois que tout arrive pour une raison et que le meilleur est toujours à venir. Étudiante en écriture de scenario et création littéraire à l’Université de Montréal, les livres ont toujours fait partie de ma vie. Je suis une amoureuse de la nature, lire au sommet d’une montagne est un idéal pour moi, autant que relaxer dans mon bain un bouquin à la main. Mon programme d’étude m’encourage à me surpasser et me fixer des objectifs, comme celui d’écrire un roman avant mes 25 ans. Le cinéma est également une passion pour moi, me réjouissant sans cesse de films de la nouvelle vague française. Mes deux passions sont donc en parfaite symbiose pour une amoureuse de l’art comme moi.

Un commentaire

  1. Je te souhaite de travailler là où te sentiras à ta place.
    Dans le monde de l’édition, tellement de tâches différentes, tu devrais y trouver ce qui te convient le mieux: lire, rencontrer, dire non, rédiger, compter, réseauter, voyager, chercher, dénicher, lire encore.
    Bonne chance.

    J’aime

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