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Paul Auster et les livres de ma vie

Il y a tout juste un an paraissait chez Acte Sud le dernier ouvrage de Paul Auster : 4321. Ce récit, consacré aux hasards de la vie et aux multiples bifurcations du destin, me ramène aux premières lectures de cet auteur incroyable, que j’ai découvert il y a maintenant vingt ans… Il est difficile d’écrire succinctement sur un auteur qui a accompagné la quasi-moitié de mon existence. Pour cela, il me faudrait écrire toute une thèse! J’aurais tellement à dire… Dis, c’est qui ton auteur préféré? Je ne suis pas du genre à avoir un auteur, une chanson ou un film préféré. En général, lorsqu’on me pose la question, j’ai bien du mal à y répondre, car j’ai une multitude de références qui me viennent à l’esprit. Je vais aimer le style d’untel, l’originalité d’un autre, et tout cela va, en général, me conduire à quelque chose de tout à fait personnel. Pourtant, avec Paul Auster, c’est différent. J’ai découvert cet auteur lorsque j’étais étudiante à l’université, en cours de littérature comparée. J’étudiais alors La Trilogie new-yorkaise …

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Mon expérience comme étudiante en littérature

Étudier en littérature a été pour moi un rêve accompli. Je finis présentement mon baccalauréat en écriture de scénarios et création littéraire et je sais maintenant que même si j’aime bien écrire, je ne veux pas être scénariste et je ne me mets pas de pression pour écrire un chef-d’œuvre québécois d’ici cinq ans. Au secondaire, les professeurs nous demandaient ce que l’on voulait être lorsqu’on serait adulte, j’ai trouvé la réponse lors de ma quatrième année de bac. Oui, vous avez bien lu. Étudier en littérature et en cinéma, c’est un vrai plaisir, mais la pression et la compétition sont fortes. En cours d’études cinématographiques, j’étais entourée d’étudiants travaillant sur un projet de scénario et tous mes collègues de classe voulaient devenir réalisateurs. J’angoissais constamment dans mon coin, car je ne savais pas quoi faire. Je savais que j’aimais mon programme d’études, mais je n’étais pas convaincue que j’en ferais une carrière. En cours de création littéraire, j’étais confrontée à celles et ceux qui ont un véritable talent, qui pensent en prose, qui n’ont …

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Un lien familial : une plongée au coeur de l’amour du 21e siècle

Il y a longtemps que les mots de Nadine Bismuth avaient franchi les portes des librairies. Après son dernier roman, Scrapbook, publié en 2014 qui nous faisait découvrir le milieu de l’édition et de la littérature, voilà que l’autrice replonge dans un nouvel univers complètement différent, celui du design intérieur. L’amour des temps modernes, sur fond d’îlot et de dosserets de cuisine. Bienvenue dans Un lien familial. Magalie est une designer de cuisine de 40 ans. Magalie sait que son conjoint la trompe avec une autre, mais elle prétend qu’elle n’en sait rien. Mieux, elle décide de le tromper en retour. Mais voilà que les choses évoluent et se gâtent.  L’homme avec qui elle choisit de tromper son mari est associé de sa firme, et conjoint de sa partenaire d’affaires. Elle risque gros à poursuivre les choses. Il y a également Guillaume, dont Magalie fait la rencontre au fil de l’intrigue. Policier et fils du nouvel amoureux de sa mère, celui-ci développe rapidement un désir ardent pour la designer et décide d’investir dans la rénovation de …

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Alice marche sur Fabrice: une résilience de fer

J’ai reçu Alice marche sur Fabrice pour mon anniversaire. Je me suis dit que pour mes 23 ans, il n’y a rien comme un livre de chez Les éditions de ta mère pour plaire. Ce qui m’attirait de l’histoire, c’était la sensation de vivre quelque chose de nouveau à travers un personnage qui pourrait me ressembler. Si le personnage d’Alice était réel, on serait probablement des amies. Alice marche sur Fabrice raconte l’histoire d’Alice qui décider de marcher Compostelle en laissant derrière elle toute sa vie. Son but, il est simple: oublier Fabrice et étaler ce qui reste de lui sur des kilomètres de route en Europe. Il n’y a rien comme une peine d’amour pour nous ramener dans le présent et oublier le futur. Ce qu’Alice tente de faire dans ce roman savamment écrit par Rosalie Roy-Boucher, c’est d’oublier le passé. Pas une réinvention de soi « Alice marche sur le chemin de Compostelle pour oublier Fabrice, et elle se sacre du reste. La beauté des champs de tournesols, les villages abandonnés, les retraités …

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Renouer avec la bibliothèque

Il y a maintenant près de sept ans que j’habite l’île de Montréal. La principale raison de mon déménagement était de poursuivre mes études à l’université. Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point les dernières années ont été particulièrement occupées. D’ailleurs, je vous ai déjà partagé les difficultés que j’éprouvais à lire pour mon divertissement depuis mon entrée aux cycles supérieurs. Dès lors, mes visites à la bibliothèque étaient entièrement consacrées à la recherche d’ouvrages théoriques pour l’avancement de ma rédaction de mémoire. Or, maintenant que le dépôt du monstre a été effectué, j’ai pu recommencer à m’adonner pleinement à la lecture de divertissement. Pour ce faire, je me suis inscrite à la Grande Bibliothèque de Montréal. L’esthétique architecturale J’ai toujours trouvé le bâtiment abritant les milliers de livres d’une grande beauté architecturale. Il dégage toute une prestance avec ses nombreux étages et ses multiples fenêtres. Bien que j’aie davantage l’habitude d’apprécier les architectures anciennes, je trouve que la modernité visuelle de la Grande Bibliothèque colle bien au décor du centre-ville de …

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Un lion qui mange de la salade verte, ça se peut-tu?

Dans le rayon «Nouveautés» de ma bibliothèque, je reste dubitative et pour le moins perplexe devant la couverture fortement colorée d’un ouvrage titré Le jour où les lions mangeront de la salade verte, de Raphaëlle Giordano, aux éditions Édito. Allons bon! Encore un titre à rallonge, clinquant, au message subliminal… Peur ou croyances? Je jette un coup d’œil aux enfants, assis dans le coin lecture de l’autre côté et plongés dans leur BD respective. J’imagine un lion en train de manger une salade verte… Le visuel aux couleurs à la fois pastel et criardes me fait penser à l’artiste Andy Warhol. Cette dominante rose et bleu ne m’inspire guère et pourtant je m’interroge. Sur la couverture du livre, une ménagère style années 50, qui semble sûre d’elle-même, dresse un lion à passer dans un cerceau. Serait-ce un livre féministe tourné vers le vegan? Nan, nan, nan… Quoique, pourquoi pas? J’en étais là dans mes réflexions lorsque ma fille arrive et me dit: «Hey, maman, il est marrant ce livre! On dirait que la dame est …

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La fin de mon parcours à la maîtrise

C’est la fin. Il y a maintenant deux ans, presque jour pour jour, je vous faisais part de ma décision de commencer mes études aux cycles supérieurs en études littéraires. Rappelez-vous, je venais de trouver mon directeur de maîtrise, je lisais toute l’oeuvre de Nothomb et je voguais tranquillement sur les eaux tumultueuses de l’esthétique de la laideur. Cela ne vous dit rien? Je vous réfère au texte Un long voyage de solitude : mon parcours à la maîtrise pour vous mettre à jour. En fait, ce que vous êtes en train de lire est la suite. Qu’est-ce qu’il y a en eu du chemin de fait depuis le 7 mars 2016! C’est la fin. Vraiment. Ma date de dépôt est le 4 mai. La vie est bien faite. Le 4 mai, c’est le May the 4th be with you, la journée mondiale de Star Wars. En ce jour de mai, je serai adoubée grande Jedi de la galaxie. Mon entraînement de Padawan sera enfin complété. Un crayon pour sabre laser et la force mentale …

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L’enfant, et l’espoir, perdus

J’avais rarement attendu un livre comme j’ai pu attendre la venue du dernier tome d’Elena Ferrante, mystérieuse auteure, L’amie prodigieuse tome IV, l’enfant perdue. La date de sortie était écrite à mon agenda et j’étais prête à me lancer dans la première librairie trouvée le jour béni du lancement. Chose prévue, chose faite, je me suis retrouvée avec ce livre volumineux et attendu dans les mains sans réellement savoir qu’en faire. M’y plonger tout de suite ou attendre, savourer, faire venir le désir pour mieux apprécier les pages qui allaient suivre? Le dernier tome d’une série possède toujours un goût doux amer et je me demandais si je saurais repousser cette amertume en me faisant patienter. Bien entendu, c’est le contraire qui s’est produit. Livre en mains, il n’était plus possible de m’arrêter. J’ai avalé les pages comme on se jetterait sur un repas après avoir été affamé. J’ai avalé les pages, la gorge bientôt aigre-douce. On retrouve, dans le dernier livre qui scellera leur aventure, les deux protagonistes principaux de la série, Lina et Elena, …

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Vieillir donne le vertige

Les regrets. Plus on vieillit, plus on se demande si on a fait les bons choix. On regarde comment on a agi dans les dernières années. On scrute les diverses avenues qu’on aurait pu prendre. On juge le chemin qu’on a fini par emprunter. Il est toujours facile de se laisser emporter par les regrets et de se lamenter sans cesse en soupirant après le passé. Quand j’ai atteint la trentaine, il y a deux ans, je me suis posé beaucoup de questions. J’ai regretté certains choix. J’ai essayé en vain de m’imaginer une autre vie. Que se serait-il passé si j’avais continué ma maîtrise en littérature pour devenir prof? Et si je m’étais accrochée à mon premier petit copain et travaillé pour faire durer notre relation? Et si après mes études en communication, j’avais persévéré et décroché un job en événementiel mal payé au lieu de prendre un job de bureau plus routinier? Est-ce que je serais plus heureuse? Après des mois à me poser ces questions, je me suis enfoncée dans la tristesse …

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La place de la lecture et des livres quand on a des enfants, toute une histoire!

Que font les enfants quand ils ne vont pas à l’école? Ils jouent, ils expérimentent, ils s’inventent des histoires… et ils lisent. Assis, debout, allongés, par terre, sur le canapé, dans leur lit, aux toilettes, dans leur cabane, dans la voiture, à table… Dans notre quotidien non-scolarisé et dans celui de maman à plein temps, j’aimerais vous parler de la place qu’occupent les livres pour nous. Je suis une fervente lectrice. Pas depuis toujours, car j’ai découvert la littérature sur le tard, juste au moment de choisir mon cursus universitaire. Je ne me souviens pas avoir passé des heures entières, dans mon enfance, plongée dans un bouquin. Je lisais, oui, mais parce que l’école me le demandait. Je lisais les ouvrages du corpus, ceux qu’il fallait présenter à la fin de mes études en vue d’un diplôme. Je ne me souviens pas d’avoir passé des heures de pur plaisir comme je peux en passer aujourd’hui et comme je vois ma fille de neuf ans en passer devant le huitième tome du Journal d’un dégonflé ou …