Auteur : Laurence Lacroix

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Mes découvertes théâtrales à l’université (partie 3)

Comme je me sentais inspirée et que mon amour pour le théâtre – surtout le théâtre québécois – croît de jour en jour, j’ai décidé de faire une troisième partie à ma suite d’articles portant sur mes découvertes théâtrales. Ces découvertes se sont produites dans le cadre de mes cours universitaires, qui à mon plus grand bonheur m’ont permis de développer une véritable passion. Vous pouvez lire la partie 1 ici et la partie 2 ici. Laissez-moi tout d’abord vous expliquer que le théâtre québécois est en pleine effervescence en ce moment. Les scènes sont remplies d’inspirantes créations. Parmi celles-ci, on retrouve des créations des « Trentenaires », une catégorie regroupant les jeunes dramaturges québécois.e.s dans la trentaine ou qui en sont près. Le travail des auteur.e.s est de plus-en-plus reconnu; il n’est désormais plus seulement question des metteur.e.s en scène. Ces artistes sont très d’actualité et s’inspirent de la société dans laquelle ils grandissent pour créer leurs œuvres dramaturgiques. Marianne Dansereau, Sarah Berthiaume et Olivier Choinière sont des auteur.e.s que je connais depuis peu, mais dont …

Savoir compter de Marianne Dansereau

Si vous avez consulté les critiques au sujet de la pièce Savoir compter de Marianne Dansereau présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, vous en avez peut-être lu  quelques-unes défavorables. Par contre, il faut toujours se rappeler que le théâtre, l’art et les goûts en général sont subjectifs. Je n’ai donc pas laissé ces critiques influencer ma pensée avant de me rendre à la salle, et finalement j’ai adoré mon expérience. Je vous partage donc ma soirée au théâtre en espérant vous faire vivre ce que j’ai vécu. Premièrement, il faut mentionner que j’avais, outre les critiques, un parti pris pour Marianne Dansereau, cette jeune auteure dramaturgique qui a également écrit la pièce Hamster. Je l’ai découverte dans mon cours de dramaturgie québécoise et elle m’a permis de rendre un travail de fin de session agréable. Dans ce même cours, j’ai également pu lire la pièce Savoir compter et j’ai tout simplement adoré, j’avais très hâte de vivre l’expérience théâtrale. L’arrivée Lorsque je suis arrivée au théâtre, je me suis dirigée vers la petite salle, la …

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Mes découvertes théâtrales à l’université (partie 2)

Cet article se veut la suite de mon premier article sur mes découvertes théâtrales à l’université. Heureusement, dans les dernières semaines, j’ai beaucoup lu et j’ai fait des découvertes encore plus fraîches. Étant inscrite dans un cours de dramaturgie québécoise cette session, j’ai pu découvrir un classique des classiques qui est automatiquement devenu un coup de cœur, ainsi que quelques nouveautés. Ce que j’aime particulièrement de l’école, c’est justement les découvertes inattendues que l’ont fait en tant qu’étudiant.e. Les professeur.e.s nous incitent à sortir de notre zone de confort et, ainsi, nous pouvons nous créer une bonne connaissance générale de divers types de littérature. Comme dans mon précédent article, j’ose insister sur la nécessité d’un corpus d’œuvres diversifiées autant au niveau des sexes que des cultures. J’aimerais bien découvrir la dramaturgie d’Afrique ou d’Asie par exemple. Voici donc trois de mes coups de cœur les plus récents. Macbett d’Ionesco Macbett est une satire de la pièce originale de Shakespeare, Macbeth, écrite en 1972. L’histoire relatée par Ionesco reprend celle de Shakespeare, soit l’histoire de Macbeth, …

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Mes découvertes théâtrales à l’université (Partie 1)

J’étudie à l’université en écriture de scénario et création littéraire, ce programme bi-disciplinaire est constitué à 50% de cours orientés vers la littérature, puis l’autre moitié vers le cinéma. Lors de mes cours de littérature, je me suis principalement dirigée vers les cours de dramaturgie pour les cours à choix. À mon plus grand plaisir, je suis tombée en amour avec le genre, je trouve que l’évolution de cette forme d’écriture est passionnante. Dans cet article je vous présente mes coups de cœur à travers mes découvertes théâtrales au cours de mon bac. La mouette de Tchekhov De tout ce que j’ai lu de littérature russe, j’en ai toujours apprécié la lecture. Il n’est donc pas étonnant que La Mouette d’Anton Tchekhov soit l’œuvre dramaturgique que j’ai le plus appréciée au cours de mon parcours scolaire jusqu’à maintenant. C’est une histoire de famille, une histoire de triangle amoureux, une histoire de passion. L’art devient le nœud de l’histoire, chacun aspire à se découvrir et réussir de leur passion. Nina veut devenir actrice, Treplev cherche la …

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375e de Montréal : Découvrir Ahuntsic

Il y a un peu plus de deux ans, j’ai quitté le nid familial, ou plutôt, mes nids familiaux. J’ai suivi mon copain qui déménageait en appartement. On a trouvé l’appartement parfait sur Kijiji, on l’a visité, on a supplié le proprio d’accepter notre chien, et l’affaire était réglée en moins de deux jours. Ma première chasse à l’appartement fut un vrai succès. Nous logeons donc depuis août 2015 dans un grand 3 ½ sur la rue Prieur à Montréal. La rentrée 2015 s’est donc caractérisée par une vague de changements (début de l’université et nouvelle demeure), qui bien que me réjouissant, m’a bouleversée. Même si j’étais heureuse de devenir plus indépendante, j’aurais pu habiter chez mes parents quelques années de plus sans problème. Il m’a fallu un bon 6 mois pour trouver une routine adéquate « école, épicerie, devoirs, ménage, vie sociale » avant de me sentir réellement chez moi. Le quartier que nous avons choisi, Ahuntsic, a certainement participé à créer un environnement agréable afin de devenir un endroit où je me sens …

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Je voudrais qu’on m’efface : on ne choisit pas sa famille

Le 12 août passé a eu lieu la journée « j’achète un livre québécois ». J’en ai donc profité après le travail pour me réfugier en librairie, histoire de participer à cet événement initié par Patrice Cazeault et Amélie Dubé, il y a quatre ans. Mon choix s’est arrêté sur deux œuvres québécoises, Filles de Marie Darsigny et Je voudrais qu’on m’efface d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Je voudrais qu’on m’efface est le premier roman de l’auteure de La femme qui fuit, que tout le monde a adoré (je n’ai pas encore rencontré à ce jour quelqu’un qui n’a pas aimé ce livre). Ayant moi-même été particulièrement touchée par la lecture de ce dernier, je me suis rapidement emparée de sa première œuvre littéraire et l’ai lue en quelques jours seulement. Une complicité non assumée De sa petite taille de 145 pages, le livre a la capacité de faire chavirer le lecteur dans diverses émotions fortes qui brûlent en dedans. L’auteure dresse le portrait triste mais juste de trois familles qui vivent dans la misère et la pauvreté d’un immeuble résidentiel, à …

Grandir avec les livres

J’ai commencé à lire très jeune. Bien que je ne me rappelle plus le titre du premier roman que j’ai lu (faute d’avoir beaucoup cherché), je me rappelle l’immense satisfaction que j’ai ressentie. Comme l’approche du Fil Rouge le mentionne : «la lecture procure un bien-être et les œuvres littéraires peuvent nous aider à cheminer personnellement.» C’est d’ailleurs depuis plus de 22 printemps que la littérature me permet de me découvrir, en plus d’être devenue une passion incroyable. Dans cet article, je vous raconte mon parcours littéraire en vous révélant les livres qui m’ont le plus marquée jusqu’à maintenant en tant qu’enfant, adolescente et jeune adulte. Enfant Même si je ne lisais pas de romans en 1ere année du primaire, je me rappelle d’un livre au service de garde de l’école que j’aimais bien consulter, et j’en suis certaine, je ne suis pas la seule. Il s’agit d’Arc-en-ciel le plus beau poisson des océans, j’étais éblouie par la beauté du livre, tout en découvrant différentes espèces de la vie marine. Par la suite, vers la deuxième …

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Ciels Transitoires, une poésie salvatrice

Ciels Transitoires est un recueil de poésie écrit par Clara Brunet-Turcotte, paru chez la maison d’édition Poètes de Brousses. Il m’a tout de suite intéressée par sa première de couverture (oui je sais, on ne doit pas uniquement se fier à celle-ci, mais quand elle est aussi belle, c’est difficile de ne pas se laisser influencer), d’ailleurs, cette œuvre est signée Sam Ectoplasm. C’est le deuxième ouvrage que je découvre de cette maison d’édition qui se consacre à la poésie québécoise contemporaine, le premier étant Amélia de Laurence Veilleux, et je suis à nouveau conquise. Ciels Transitoires est un petit bijou de poésie libre et est superbement écrit. Le titre Transitoire est ce qui ne dure pas, les bonheurs, mais surtout les malheurs. Chacun développe sa propre interprétation en poésie. Pour moi, la poésie est subjective, on peut soit essayer d’imaginer ce que l’auteur.e pouvait penser ou bien créer notre propre interprétation selon nos besoins ou envies. Pour moi, Ciels Transitoires signifie ce qui ne dure pas. C’est un livre qui m’est tombé dans les …

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Bitch Planet, une dystopie (trop) vraie

Bitch Planet est une bande dessinée écrite par Kelly Sue Deconnick et illustrée par Valentine De Landro, publiée par le célèbre éditeur Image Comics en 2014. C’est l’œuvre de deux féministes engagés, une femme et un homme. C’est d’ailleurs le but de cette oeuvre graphique, dénoncer la misogynie et la société patriarcale. Une idée extrême, ou pas Ce que j’ai aimé tout d’abord de cette bande dessinée, c’est la thématique évidente et la façon dont elle est exploitée. L’auteure crée une dystopie sans compromis d’une société futuriste où le patriarcat règne comme il n’a jamais régné. Les hommes gouvernent et les femmes qui refusent de se plier à leurs attentes et volontés doivent être ‘’rééduquées‘’. Elles sont envoyées sur Bitch Planet, une planète prison pour les femmes non-conformes aux yeux des hommes. Parmi ces femmes, on y retrouve des femmes qualifiées de trop grosses, trop minces, trop bruyantes, trop religieuses, trop pudiques, trop sexuelles, trop queer, etc., ce sont les principales raisons pour aboutir sur la Bitch Planet. Il va sans dire que ce simple …

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Ma visite au théâtre Prospero

Il y a quelques temps j’ai dû me rendre au Théâtre Prospero afin d’assister à la pièce de Théâtre Don Juan revient de guerre, une pièce d’Ödön von Horváth, mise en scène par Florent Siaud. C’est une pièce qui raconte l’histoire de Don Juan qui revient perdant de la guerre et fait face à une société hors du commun, complètement changée. Il se retrouve perdu dans ce néant de nouveauté et fait face à son passé, un amour perdu. J’ai adoré la lecture de celle-ci. On doit l’avouer qu’une lecture scolaire obligatoire est plus agréable lorsqu’on apprécie la lecture de celle-ci. Puis, lorsque j’ai vu la pièce jouée, j’ai été fascinée et éblouie. Cette heure et trente minutes a passée trop rapidement, le spectacle était fini que j’en aurais écouté encore plus. L’après-guerre au centre de la pièce La réécriture d’Horváth de Don Juan semble démystifier ce personnage célèbre au théâtre, tout en lui imposant une désunion avec la société, particulièrement les femmes, élément majeur dans l’histoire de Don Juan depuis la création du personnage. Le …