Littérature canadienne
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Visages dionysiaques: à chacun sa pastille de goût

Parfois, quand je vois un livre, je sens qu’il va me parler! En voyant celui-ci, je savais qu’il s’agissait d’un livre pour moi juste avec le titre: Visages dionysiaques. Un titre évocateur puisqu’il parle de visages et du dieu grec Dionysos, dieu de la vigne, du vin et de ses excès. Un livre qui correspond à mes deux passions: la lecture et le vin! 

Dans ce recueil de nouvelles publié par l’Interligne, l’auteur, Laurent Fadanni, nous propose vingt différents personnages selon vingt vins différents. Comme quoi le vin a plus de caractère que l’on peut le penser. 

À chacune des nouvelles, l’auteur nous donne d’abord la fiche du vin dont il s’est inspiré, et s’ensuit un texte unique. 

Ma pastille de goût  

D’abord sceptique, je ne croyais pas possible de trouver vingt personnalités différentes pour correspondre à des vins. Il faut croire que je ne suis pas encore une experte et qu’il me faudra plus de visite dans l’espace cellier, puisque l’auteur s’en ait tiré haut la main. Il nous transporte dans ce qui pourrait être une campagne française où un homme se joint à son père et son frère pour une partie de chasse qu’il aurait préféré éviter, là où une vieille dame dévoile son amour à son amant et lui annonce qu’elle quittera son mari, où dans une fête foraine visitée par une fillette… Bref, plein d’univers différents pour nous faire voyager. 

J’ai aussi beaucoup apprécié le format. Ce sont de courtes nouvelles de cinq à dix pages qui se lisent partout et en tout temps. Que ce soit entre deux stations de métro ou en attendant que votre plat réchauffe au micro-ondes, ces courtes nouvelles vous feront vivre toutes sortes de choses: de la tendresse, de la nostalgie, l’envie de sourire, de réfléchir. 

J’ai particulièrement apprécié la nouvelle intitulée Émilienne. Un pinot noir qui porte le nom «Volnay 1er Cru Clos des Chênes». En bouche: dense, racé et velouté, aux saveurs de petits fruits rouges, d’une grande élégance.

«Elle était couchée sur un sofa de velours rouge, de tout son long étendue, ou plutôt non, étalée telle une fleur, une orchidée fraîchement coupée gisant dans un écrin, languide, mourant et cependant, en son ultime parfum, exquise.»

C’est une nouvelle qui m’a autant émue que fait sourire. Je vous laisse imaginer le reste de la nouvelle. 

Et vous, quel vin représenterait votre personnalité?

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