Auteur : Laurence Barrette

Jane Eyre, Les Hauts du Hurlevent et La Recluse de Wildfell Hall : les bris de conventions des soeurs Brontë

On m’a souvent demandé de dresser de petites listes exhaustives de mes œuvres littéraires préférées (n’est-ce pas la pire tâche à accomplir pour tout bibliophile de ce monde?). Si la réalisation de ces petits « tops 5 » ou « tops 10 » s’avère complexe devant l’immensité des romans lus et aimés, les œuvres des sœurs Brontë (Charlotte, Emily et Anne) arrivent, en revanche, toujours en tête de liste. Bercée depuis fort longtemps par leurs univers, j’avais hâte de vous partager les multiples raisons (qui pourraient s’allonger bien au-delà d’une page en entier, il va sans dire!) rendant compte de mon admiration à leurs égards. Laissant derrière elles un héritage littéraire hors du commun, les sœurs Brontë fascinent et marquent l’imaginaire, que ce soit pour l’originalité, l’avant-gardisme (les aventures et la personnalité de leurs protagonistes viendront chambouler les mœurs de l’époque victorienne), la richesse et la complexité de leurs œuvres respectives. Voici donc un résumé de mon appréciation générale sur leurs trois ouvrages principaux! Les Hauts du Hurlevent (Emily Brontë)  Tragédie et amour impossible sont au rendez-vous au sein …

Découvertes littéraires : trois petits livres qui font du bien

Les sessions universitaires, bien souvent synonyme (lors des mi et fins de trimestres!) d’absences de tous moments de répit. Angoisses, courses contre la montre et cacophonies générales ne nous laissent guère le temps de souffler, ne serait-ce que l’espace d’un court instant! Ainsi, à l’exception d’ouvrages, manuels scolaires et textes académiques, il m’est plutôt difficile d’assouvir mes petites envies littéraires en entamant la lecture de nouveaux romans, particulièrement lorsqu’essais, révisions et examens se présentent tous en même temps au pas de ma porte. Qu’à cela ne tienne! De doux moments de détente (qui se transforment pour ma part en véritables petits moments de procrastination, oups…) s’imposent tout de même! De ce fait, mes découvertes se sont depuis plutôt dirigées vers de petits ouvrages illustrés : véritables baumes à toutes nos petites et grandes angoisses, ces titres (simples et rapides à lire), devenus de véritables coups de cœur, m’ont tenu compagnie lors de ces pauses bien méritées! Que vous les dévoriez lors du brouhaha de la vie quotidienne ou simplement lors de vos escapades estivales, ces …

Kinfolk: la beauté du monde dans toute sa simplicité

Découverts pour la toute première fois il y a quelques années, les magazines trimestriels  Kinfolk  et volumes du même nom (The Kinfolk home et The Kinfolk table: Recipes for Small Gatherings) sont depuis de véritables incontournables dans ma bibliothèque! L’arrivée d’une nouvelle saison rime désormais avec nouveau volume et il me tarde à chaque fois de découvrir et de relire encore et encore les nouvelles thématiques abordées. Véritable plaisir pour les yeux (les photographies sont absolument sublimes!) et l’esprit (le contenu, le ton et « l’atmosphère » générale qui s’y dégagent me rappellent à plusieurs égards le concept du Hygge), ces ouvrages se distinguent par leur originalité, leur esthétisme et leur créativité. Regard sur ce chef de file du slow living, dont la réputation n’est plus à faire: La petite histoire Fondé en 2011 par Nathan Williams (éditeur en chef actuel) et Doug Bischoff, le magazine Kinfolk est un éloge à la lenteur (ou slow living, concept qui met l’accent sur  »le temps pour soi » et la valorisation de ces petits plaisirs que l’on retrouve au sein de notre quotidien) et à un art de vivre …

Quiet, the power of introverts in a world that can’t stop talking: l’introversion dans l’oeil de Susan Cain

Comment percevez-vous l’introversion? Pour ma part, elle fut cette amie bienveillante m’ayant tendu la main lors de ces soirées plus tristes où, en pyjama, emmitouflée sous la couette, les pages de mon roman se tournaient pratiquement au même rythme que les conversations et les rires cantonnés à tue-tête par mes amies qui, vêtues de leur plus beaux apparats, participaient non loin de chez moi à ces soirées (dont les invitations et les propositions furent presque à coup sûr déclinées poliment par ma personne, n’appréciant guère ces conversations anodines (et bien souvent forcées, il faut dire) entretenues gaiement auprès d’inconnus dont les visages et les noms disparaissent rapidement à la lueur de l’aube). Lorsque l’introversion ne s’amuse pas à façonner mes dimanches pluvieux, passés en solitaire, loin des soubresauts et des brouhahas de la vie quotidienne, celle-ci devient alors cette amie impitoyable qui, assise auprès de mes pairs, ricane malicieusement devant ma voix chevrotante et la pâleur de mon visage, lors d’exposés oraux, séminaires, ou tous autres événements nécessitant une prise de parole devant une cinquantaine …

Regard sur une librairie d’ici: Drawn and Quaterly

En temps normal, mes visites chez Drawn and Quaterly sont synonyme d’après-midi chaleureux où, des heures durant, je me plais à parcourir ce joyeux fouillis composé d’ouvrages aux couleurs vives, à effleurer pour la énième fois ce cahier de notes tant convoité dont les pages ne demandent qu’à être noircies. Nous pouvons toujours trouver un coin où l’on peut bouquiner discrètement, tendant l’oreille à ce merveilleux silence, teinté par le doux crissement des pages qui se tournent et de conversations chuchotées à mi-voix. Les vieilles tables en bois, les étagères vacillantes, les nombreuses illustrations collées par-ci par-là sur les murs, ainsi que la fusée rouge (recueillant les albums de Tintin) posée tout au fond rendent l’espace encore plus charmant. Afin d’égayer ces premiers jours de décembre, ternis par le temps gris et la morosité de l’hiver, j’ai déposé l’espace d’un instant crayons de plomb, surligneurs et manuels scolaires pour me rendre dans l’une des plus jolies librairies montréalaises. (crédit photo: artreport.com) La bande dessinée à l’honneur  La maison  Drawn and Quaterly, fondée en 1989 par …

Visites libres : les plus jolies bibliothèques québécoises

Les bibliothèques, parfois synonymes d’ennui chez certains (qui n’a jamais eu la larme à l’œil à la simple idée de passer une fois de plus la journée le nez dans ses livres, pressé d’en finir avec une fin de trimestre particulièrement éprouvante?), servent toutefois de véritables refuges chez d’autres. À travers leurs allées silencieuses et leurs tables jonchées de vieux livres oubliés, chacune d’entre elles se distingue par son unicité et figure toujours parmi mes endroits préférés. Si les plus grandes bibliothèques nous fascinent par leurs rangées infinies, leurs sols aux milles pas feutrés et leurs histoires chuchotées au détour d’une allée, celles au Québec n’ont en revanche rien à leur envier. Portes ouvertes sur ces lieux inspirants, où leurs doux silences côtoient à la fois la beauté, la découverte, l’innovation et bien évidemment, le plaisir de lire. 1. La Maison de la littérature  Probablement ma préférée au sein de cette liste, la Maison de la littérature abrite non seulement une bibliothèque publique, mais aussi une exposition permanente dédiée à l’univers littéraire québécois, des salles réservées aux …