Montréal, fin 1950: nostalgie de l’âge d’or du jazz à travers le hasard et la fatalité
Même en nuances de gris, je vois les couleurs flamboyantes du Montréal d’antan, j’entends la musique et même les voix des personnages.
Même en nuances de gris, je vois les couleurs flamboyantes du Montréal d’antan, j’entends la musique et même les voix des personnages.
À prime abord, c’est la magnifique couverture de l’édition francophone du troisième roman de Mark Lavorato qui m’a tout de suite charmée. C’est tout qu’un charme qui a dû s’effectuer pour que je décide de lire ce livre, n’étant pas très fan des fictions historiques qui s’étalent en détails et en descriptions. Par contre, le quatrième de couverture et ses promesses d’un Montréal des années 20 partagé entre l’essor du jazz et l’émergence du mouvement des suffragettes m’a convaincue de me plonger dans ce roman. Sérafim et Claire, c’est deux récits qui se donnent la parole par chapitres, entrecoupés de lettres et de descriptions de photographies qui ajoutent à la construction de la trame de fond et au contexte historique. C’est une histoire de passion, mais qui n’a rien d’amoureuse. Lavorato dresse plutôt le portrait de deux passionnés de leur art, respectivement la photographie et la danse. Ce n’est pas tant le récit en tant que tel qui m’a plu, mais plutôt la façon dont la soif de gloire, la force et la passion guident …