Littérature québécoise
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Sérafim, Claire et un voyage dans le temps

À prime abord, c’est la magnifique couverture de l’édition francophone du troisième roman de Mark Lavorato qui m’a tout de suite charmée. C’est tout qu’un charme qui a dû s’effectuer pour que je décide de lire ce livre, n’étant pas très fan des fictions historiques qui s’étalent en détails et en descriptions. Par contre, le quatrième de couverture et ses promesses d’un Montréal des années 20 partagé entre l’essor du jazz et l’émergence du mouvement des suffragettes m’a convaincue de me plonger dans ce roman.

Sérafim et Claire, c’est deux récits qui se donnent la parole par chapitres, entrecoupés de lettres et de descriptions de photographies qui ajoutent à la construction de la trame de fond et au contexte historique. C’est une histoire de passion, mais qui n’a rien d’amoureuse. Lavorato dresse plutôt le portrait de deux passionnés de leur art, respectivement la photographie et la danse. Ce n’est pas tant le récit en tant que tel qui m’a plu, mais plutôt la façon dont la soif de gloire, la force et la passion guident tous les gestes et décisions de Sérafim et de Claire. Là est la pierre angulaire du récit.

Toute l’histoire est en quelque sorte une réflexion sur ce que l’humain est prêt à faire pour faire reconnaître son art, son talent. Jusqu’à quel point quelqu’un peut aller pour une minute de gloire. En trame de fond, l’époque et son contexte socio-culturel finissent par prendre beaucoup plus que le siège arrière du récit. Je me suis  moi-même surprise à m’intéresser au contexte historique de l’époque. l’essor de la photographie, de la danse style cabaret, le fascisme montant dans la communauté italienne montréalaise, ainsi que le féminisme des suffragettes sont vraiment au coeur même de l’histoire et des préoccupations des personnages.

J’ai été touchée et chamboulée par le parcours de Claire, par la dureté de sa vie et par les conséquences de ses choix. J’ai apprécié le côté féministe de l’oeuvre et par le portrait d’une époque. Malgré cela, je n’ai pas été entièrement charmée par le récit. Le côté mafioso, surtout présent dans la troisième partie du roman, m’a semblé un peu lourd, ce n’est pas du tout la tournure à laquelle je m’attendais.  Par contre, malgré la longueur de l’oeuvre, on ne s’y épanche pas en longueur, l’histoire évolue bien au fil des pages.

Somme toute, je conseille ce roman à ceux qui veulent se perdre dans une autre époque, le temps d’un weekend au chalet ou d’une semaine sur la plage.

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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