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Jusqu’au Mexique ou juste avant

C’est souvent en sortant de notre liste de livres à lire que l’on fait de belles trouvailles. Je marchais donc dans les allées de la bibliothèque lorsqu’une couverture dans les teintes d’orangé a attiré mon œil. On dira ce qu’on voudra, mais une première de couverture attrayante amène souvent bien des lecteurs à se plonger dans ses pages. Le bref résumé et l’étiquette apposée déclarant qu’il s’agissait d’un auteur québécois ont achevé de me convaincre. Je me suis donc plongée dans Une virée américaine, le sixième livre de François Jobin. L’origine de la virée américaine Le protagoniste, Zacharie Desforges, vit dans le petit village de Saint-Lude. Alors que certains villages ont pour principale caractéristique la tranquillité, ce n’est pas le cas de celui-ci. À Saint-Lude, la famille Charron fait sa loi. Le père fait trembler de terreur les plus vieux, tandis que son fils répète le scénario avec les plus jeunes. Un beau jour, Zach en a assez de subir les assauts de Mario, le plus jeune de la lignée des Charron. Il rouspète finalement, mais …

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Un reste de sourire en coin : L’histoire de mes dents

« Voici l’histoire de mes dents et mon traité sur les objets de collection et la valeur changeante des choses. » C’est la phrase qui coiffe le deuxième paragraphe de L’histoire de mes dents, écrit par Valeria Luiselli. Il s’agit d’un roman épisodique qui s’émiette en petits bouts d’inventé, dans un Mexique de grandes villes mais de quartiers oubliés. Le narrateur, Gustavo « Grandroute » Sanchez, se présente comme le meilleur commissaire-priseur du monde : après une carrière somme toute honorable dans une usine de jus de fruits, il a découvert les joies de la vente aux enchères et n’a plus jamais rien fait d’autre. Plus qu’un métier, c’est pour lui une façon de voir le monde et de donner un sens aux choses qui l’emplissent. Une manière, surtout, de fabriquer des histoires là où il en manque : Mais moi, j’allais réformer l’art de la vente aux enchères. Avec ma nouvelle méthode, j’allais enterrer le mot héraut dans le passé lointain de ma profession. Je n’étais pas qu’un modeste vendeur d’objets mais d’abord et avant tout un amoureux et …