All posts tagged: Mines de rien

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Toucher les collégiens par des essais québécois

Étant enseignante de littérature au collégial, je devais intégrer à mon corpus du cours de Littérature québécoise un essai québécois. Étant incapable de n’en choisir qu’un seul, j’ai décidé de créer un recueil comprenant près d’une dizaine d’extraits d’essais québécois. L’essai n’étant pas toujours un genre littéraire accessible pour de jeunes adultes ou même intéressant, le fait d’en lire plusieurs sur des sujets variés ne pouvaient que leur donner un aperçu du genre et, ainsi, leur ouvrir les portes de celui-ci. Mon but n’était vraiment pas de le leur faire aimer nécessairement, mais bien que l’« essai » soit maintenant un concept tangible et démystifié. Le blogue tient d’ailleurs à initier notre communauté littéraire à l’essai de façon annuelle par le biais de notre défi littéraire #jelisunlivrequébécoisparmois : vous trouverez les recommandations des fileuses ainsi que leurs lectures ici, ici, là et là. Un recueil qui choque Durant l’été, j’avais fait un blitz de lecture d’essais québécois, ayant des coups de cœur pour plusieurs d’entre eux. Ces lectures ne m’ont pas laissée de marbre et j’ai tenté …

Mines de rien, le sexisme ordinaire

 Chroniques du sexisme ordinaire, c’était le titre des chroniques de Simone de Beauvoir dans Les temps modernes. Ça pourrait aussi être le titre de ce bouquin publié aux éditions Remue-Ménage, Mines de rien. Écrit par trois enseignantes de littérature, Isabelle Boisclair, Lucie Joubert et Lori Saint-Martin, le livre se veut un ensemble de chroniques plus ou moins longues dénonçant ces petites choses qui font, « mines de rien », creuser ce sexisme ambiant et ces inégalités révoltantes. Féministes, elles osent ouvrir une parcelle de leurs intimités, de femmes, de féministes, d’enseignantes, pour nommer ces choses qu’on ne prend presque plus la peine de dire, tellement elles deviennent ordinaires, banales. Et c’est ce qui est le plus grave et le plus révoltant. Sous forme de petits chapitres, les auteures nous racontent des situations de leurs vies ou des faits sociaux qui viennent nous rappeler le sexisme ambiant, les inégalités de genre et la force du mouvement féminisme. Sans utiliser le discours universitaire habituel, elles sortent des carcans et nous offrent des chroniques teintées d’humour, d’irrévérence, d’honnêteté et de …